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« Qu'on me rappelle ce que je fous là, pitié. »

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Hisoka, Admin Leader MizuiroAdmin Leader Mizuiro

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Humeur : Intrigué

MessageSujet: « Qu'on me rappelle ce que je fous là, pitié. » Dim 24 Juil - 22:41

Hisoka ne comprenait pas lui-même ce qui le motivait. Il s'était enfoncé au coeur du quartier Ouest, seul - heureusement que l'alliance provisoire tenait toujours, sinon ç'aurait carrément été dangereux - et il s'était fait dévisager à de nombreuses reprises par ceux qui traînaient dans les rues. On était dimanche après-midi et il n'y avait pas foule, mais ça restait peu agréable, même s'il n'y attachait aucune importance. C'était juste une question de confort : se faire dévisager, c'était moyennement cool, et le leader parlait en connaissance de cause puisque c'était une de ses activités favorites que d'observer les gens.

Plus il s'approchait de sa destination - la Sleepless House, c'est à dire le Sex Shop de Shizuka - plus les regards se faisaient insistants. Les civils devaient le prendre pour un pervers qui allait faire son petit shopping douteux, et les Kuroi's devaient quant à eux hésiter entre cette hypothèse et une autre plus sérieuse : cherchait-il à voir personnellement Sleepless ? En réalité, si Hisoka se déplaçait jusque là, c'était pour rencontrer les deux corbeaux. Natsume et Kazuki, surnommés Heckle & Jeckle. Des assassins Kuroi's qui étaient enveloppés d'une aura bien mystérieuse, et surtout fort malsaine. Il avait appris que ces deux là logeaient chez Sleepless et bossaient un peu pour lui. Et s'il allait voir ces deux là - ce qui n'était au passage pas une partie de plaisir - c'était pour les interroger sur ce qu'il s'était passé à Odayaka. Parce qu'à vrai dire, seul Ikuto et quelques Kuroi's dont le duo faisait parti avaient eu l'air de saisir tout ce qu'il s'était passé et de savoir qui était... Reino. Le nom qu'avait laissé échapper le mec qu'avait cloué Ikuto au mur, et qu'il avait ensuite égorgé. Bref, Hisoka voulait des infos, en priorité pour comprendre ce qu'il avait pu se passer dans ces taudis douteux et pour gratter un peu ce secret que semblaient partager quelques Kuroi's. Et il espérait plus ou moins apprendre des trucs sur Ikuto - c'était d'ailleurs pour cela qu'il s'emmerdait à aller voir Natsume et Kazuki, il ne pouvait pas se permettre d'en parler directement au bras droit Kuroi.

Mais honnêtement... Lorsqu'il entra dans le Sex Shop et qu'il vit la gueule de déterré qu'était Sleepless se tourner vers lui, il se demanda ce qu'il foutait là. La Sleepless House n'était pas qu'un Sex Shop banal, c'était un lieu purement malsain qui était à lui seul oppressant. La présence de ce mec au comptoir n'aidait pas à se détendre, et Hisoka ne savait pas vraiment comment formuler sa requête. Il opta pour une demande habituelle (pour lui en tout cas), c'est à dire ... La plus succincte possible.

« Je cherche Natsume et Kazuki. »

Sleepless était lui-même un Kuroi. Plus vieux que la normale, certes, mais un Kuroi. Et par conséquent il avait reconnu le leader Mizuiro en Hisoka. Mais visiblement, il était décidé à ne surtout pas l'aider. Hisoka ne tenait pas à utiliser ses... capacités pour quelque chose d'aussi futile, il se contenta donc d'insister jusqu'à parvenir à un compromis. Le Kuroi le laissait voir ses "locataires" et discuter tranquillement, en échange de quoi... il achetait quelque chose. Bref, il serait obligé de sortir de là avec un sac de la boutique et l'étiquette "pervers" sur le front. Sleepless eut un sourire on ne peut plus douteux et désigna un escalier tout aussi douteux qui se déroulait dans un coin de la pièce. L'adolescent le remercia d'un signe de tête et se dirigea vers les marches bancales qu'on venait de lui indiquer. Il évita de trop regarder les rayonnages devant lesquels il fut obligé de passer ; il craignait de tomber sur des étagères complètes de snuff-movies au lieu de se retrouver face à des pornos normaux. Bref, il commença son ascension dans la pénombre - évidemment, la boutique était mal éclairée, et les escaliers... On en parlait pas. Étonnamment, les marches ne grincèrent pas et Hisoka put arriver en haut avec une discrétion relative. A l'étage, il faisait presque totalement noir et le leader s'immobilisa sur la dernière marche le temps de s'habituer à l'obscurité. Heckle & Jeckle étaient censés être nyctalopes, ce qui pouvait expliquer les ténèbres ambiants.

Lorsqu'il eut l'impression d'y voir suffisamment, il observa son environnement. C'était une petite pièce qui donnait, d'après ce qu'Hisoka pouvait distinguer, sur un couloir. La seule décoration - si l'on pouvait en parler ainsi - était un sofa miteux. Le leader décida de s'annoncer plutôt que de s'engager là-dedans ; franchement, le couloir ne l'inspirait pas du tout.

« Kawaru Hisoka. Je viens... Parler »

Il espérait que les corbeaux se montreraient coopératifs - du moins, à leur façon. Au moins, l'alliance lui garantissait de ne pas se faire agresser : il serait vraiment idiot pour un Kuroi de s'en prendre au leader Mizuiro, avec l'accord provisoire, ça foutrait vraiment un bordel pas possible. De toute façon, Hisoka se tenait constamment sur ses gardes, il ne pouvait pas faire mieux. Il sentit avant d'entendre ou même de voir les Kuroi's arriver : en effet, l'aura déprimante qu'il perçut ne trompait pas. Cette aura accompagnait toujours Kazuki, et Hisoka avait déjà eu l'occasion de la ressentir lors de la virée à Odayaka. Elle mettait franchement mal à l'aise ; et si ce n'était pas justement la faculté d'Hisoka que d’ôter la volonté des autres pour imposer la sienne, il se serait sûrement senti abattu face à cette vague de désespoir qui collait à la peau du corbeau. Et puis ça s'estompa ; cela voulait dire que Natsume approchait à son tour. En effet, ce dernier avait, disait-on, l'étrange capacité d'absorber à lui seul la mauvaise aura de son double. Le Mizuiro fit un check-up mental. C'était bon, son visage était aussi inexpressif qu'à l'accoutumé (en même temps, il n'avait pas vraiment besoin de vérifier ça, c'était naturel chez lui) et il se tenait parfaitement droit. Bref, aucun signe de stress ou d'une quelconque émotion n'était visible.

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MessageSujet: Re: « Qu'on me rappelle ce que je fous là, pitié. » Lun 25 Juil - 12:41

    « Kawaru Hisoka. Je viens... Parler »


Un rire s’éleva dans la chambre. Pire : un rire qui se voulait discret mais qui appartenait à une personne qui, visiblement, ignorait la signification de ce mot. Il s’agissait d’une sorte de « Kfu kfu kfu », et dans le noir, Natsume voyait bel et bien les épaules de Kazuki tressauter. Il soupira, légèrement agacé, puis s’extirpa de son lit - qui grinça, lui permettant l’espace d’une demi seconde d’être libéré des pouffements du plus vieux - et ouvrit la porte. Il sentit presque ses pupilles s’étrécir face aux fins fils de lumière qui passaient dans le couloir. Derrière lui, Kazuki tournait en 8 en s’esclaffant de plus en plus fort. Le métis passa la tête dans l’entrebâillement de la porte et distingua comme en pleine lumière une personne qui 1) n’avait pas besoin de se présenter ; 2) n’avait rien à foutre là ; 3) n’avait certainement pas put passer la surveillance du gérant de la maison gratuitement. Cette dernière remarque interloqua le châtain. On ne pouvait pas dire que Kawaru Hisoka soit réputé pour ses paroles. Et pourtant c’était bien ce qu’il disait venir dispenser ici, au prix de quelque chose par-dessus le marcher. Dans la pénombre, ses yeux saphir reflétaient le peu de lumière et semblaient briller. Ils fixaient le leader avec méfiance. Honnêtement, les affaires externes tel que les alliances ou autre, c’était pas leur problème, à eux. Sans vraiment aller jusqu’à être classé avec les Kuroi’s conservateurs, comme Kurôkami ou Tetsuya (Sleepless), qui eux étaient sans foi ni lois avec tout ce qui n’était pas un Kuroi depuis la guerre, on pouvait clairement dire d’eux que ça leur passait au dessus de la tête. En fait, s’ils n’avaient pas été en si fréquent contact avec le Boss, ils n’auraient même pas entendu parler de cette histoire d’alliance. Cela dit, même tenus au courant, ça leur faisait une belle jambe. Ils ne se battaient pas s’ils pouvaient l’éviter, de toute façon, c’était bien connu. Après, quand il le fallait, il le fallait, mais sinon, tailler sa route avec un plein pot de poudre d’escampette était quand même une spécialité de la maison. Quoiqu’il en fut, alliance ou pas, intentions purement pacifiques ou pas, Natsume arracha de sa poche arrière ses fidèles cutters. Sans chercher à comprendre, derrière lui, Kazuki en fit de même, toujours hilare de façon toujours plus audible. Avec ça, il devait au moins se foutre de la gueule de Kawaru.

Après plusieurs minutes d’observation silencieuse - enfin, si on oubliait la pauvre tâche brune qui maintenant devait se rouler par terre - Natsume s’extirpa sans bruit autre que le léger froissement de ses vêtements et fit quelques pas vers Kawaru, histoire de laisser plus de trois mètres entre eux. Il garda ses mains bien en évidence, tenant ses armes à l’envers, comme toujours, près à entamer le combat et rappelant qu’ils étaient sur son terrain, mais laissant tout de même une chance au leader de lui prouver sa bonne foi. Après tout, s’il était venu foutre la merde, il n’aurait jamais put monter à l’étage sans se battre cruellement avec Tetsuya et ce genre de heurt faisait du bruit. Ou alors il venait exprès pour les buter eux, mais dans ce cas pourquoi ne pas envoyer un assassin ? Hum, il n’y en avait pas chez les Mizuiro’s, mais un combattant aurait fait l’affaire aussi. Dans tous les cas possibles et imaginables, rien ne faisait sens si Kawaru venait pour se friter. Dans ces conditions, al…

    « HA HA HA, HA HAAA HA HA HA HAHA !! XD »


Kazuki s’effondra de rire contre le dos de Nasume. Celui-ci repoussa violement le contact de son pourtant inséparable ami d’un coup de pied dans le bid. Enfin bon, assez pour le faire gicler mais pas suffisamment pour lui faire mal. La preuve : il riait toujours aux éclats.

    « Ta gueule ! » cracha Natsume, emmerdé que l’idiot du secteur choisisse pile le moment où un leader débarquait pour l’obliger à porter son attention sur lui.


Il l’attrapa par les épaules, l’orienta vers ledit leader et le poussa sans plus de façon.

    « Ferme la et fais lui plutôt un gros câlin ! »


Kazuki se vautra de façon lamentable. Il continua à rire jusqu’à ce que le Mizuiro n’esquisse un infime mouvement. Se taisant brusquement, il sauta sur ses pieds et se mit en garde, un sourire de dégénéré dévoilant ses dents et se reflétant dans la pourpre de ses yeux. Il était, des deux, le plus proche de l’intrus, et celui-ci n’allait pas tarder à en ressentir les effets. Cette nouvelle élargit un peu plus le sourire du corbeau.

    « Kawaru, tu viens nous parler ? C’est pas carrément antinomique ? » glissa-t-il entre ses dents toujours exposées par son sourire étrange et dangereux.

    « Hum… » renchérit Natsume pour montrer à la fois son accord et son étonnement d’entendre Kazuki utiliser un mot si compliqué qu’antinomique.


Le plus vieux des deux corbeaux repartit dans son rire pseudo discret, « Kfu kfu kfu », qu’il avait l’air de crachoter par sa mâchoire toujours fermée et exhibée par son rictus. Rictus qui prenait des proportions de plus en plus psychédéliques à mesure qu’il le faisait durer dans le temps. Cette fois par chance il se calma rapidement et épargna les oreilles fragiles de Natsume.

    « On a ouïe dire que tu t’entendais pas si mal avec notre cher bras droit » continua mornement celui-ci « Alors pourquoi tu va pas lui parler à lui ? »


On aurait dit qu’ils s’étaient tous les deux mis d’accord sur le fait de bien insister en prononçant « parler ». C’était juste histoire de faire chier le monde. Enfin, surtout Natsume. Il était à peu près aussi bien intentionné que le loup dans la bergerie. Ca se voyait à son air plat, son regard saphir tendu et ses sourcils arqués tant de provocation que de méfiance. La tête légèrement penchée sur le côté, il étalait son hostilité et sa non-coopération. Devant lui, Kazuki continua de sourire, toujours en garde, et se rapprochait de Kawaru par micro pas, pour finir par le faire saturer et reculer. Qu’il ne croit pas être ici chez lui. Personne ne lui souhaitait la bienvenue, et si on l’avait laissé se déplacé, c’était par je-m’en-foutisme, un état d’esprit bien connu des Kuroi’s. Bien sûr un Kuroi qui ferait son petit marché à l’Est circulerait également facilement - disons, sans trop de difficultés, du moins - mais sûrement pas pour les mêmes raisons. Hors, ici on se trouvait pile dans l’ancien quartier riche, qui avait été détruit pendant la guerre. Les fameuses ruines Kuroi n’étaient qu’à quelques rues pour certaines. Ceux qui résidaient ici, des conservateurs pour la plupart, avaient le sang chaud et se montraient hostiles pour un rien. Visiblement il était temps de l’expliquer au leader.

    « Owaa ! Attend un peu ! »


Kazuki inclina la tête pour regarder Natsume, sans relacher sa garde pour autant. Il observait attentivement les mouvements de Kawaru de sa vision périphérique. Le métis lâcha l’intrus des yeux pour les poser sur son coloc’ avec un air de lassitude extrême, comme s’il savait déjà que ce qu’il allait entendre serait d’une profonde stupidité.

    « Kawaru et Tsukiyomi s’entendent bien ? »

    « Excuse moi, je croyais que les deux trucs rouges sur son visage étaient des yeux ! » cingla le plus jeune.

    « Bah chais pas, moi, dans les taudis ç’avait pas l’air d’être la joie »

    « Alors c’est la gelée dans ta tronche que j’ai pris pour un cerveau. Quoiqu’il en soit (Il fusilla à nouveau Kawaru du regard) on s’en balance, de vos histoires. T’as rien à foutre ici, leader ou pas. Surtout pas papoter tranquillement, et encore moins avec nous ! Rentre chez toi »


Kazuki fit de nouveau complètement face à Kawaru et cette fois avança d’un pas franc vers lui. Il n’était plus séparé que par 1m50, et le plus vieux faisait de son mieux pour l’oppresser un maximum, autant que l’Echange avec Natsume le lui permettait.

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MessageSujet: Re: « Qu'on me rappelle ce que je fous là, pitié. » Lun 25 Juil - 21:55

Le premier son annonçant la présence des Kuroi's fut... Un rire de dingue. Kazuki à n'en pas douter, ce n'était pas comme si quelqu'un avait déjà entendu Natsume rire. Pourtant, les corbeaux ne s'avancèrent pas immédiatement à sa rencontre ; et pendant quelques minutes, on n'entendit que les "Kfu kfu kfu" du brun. Hisoka profita de ce court instant pour s'habituer encore mieux à l'obscurité : et une fois sa vue aiguisée, il put discerner des éclats bleus qui luisaient vaguement dans le couloir. Les yeux bleu vif... C'était Natsume, dans ses souvenirs - et les souvenirs du leader Mizuiro étaient rarement erronés. Et donc, le surnommé Heckle finit par faire quelques pas dans sa direction, en restant tout de même à une distance respectable. Hisoka nota qu'il avait ses cutters habituels dans les mains, mais qu'il n'avait pas l'air agressif pour autant. Visiblement, il voulait surtout lui faire comprendre qu'il n'avait pas intérêt à déconner.

Et puis le rire de l'autre retentit encore plus fort, tandis qu'il bousculait son blasé de double. Ce dernier sut l'accueillir comme il le fallait, c'est à dire avec un délicat coup de pied dans le ventre et un "Ta gueule" tout aussi aimable. Enfin ça, Hisoka n'en avait cure. Il comptait les laisser finir de se fritter, mais...

« Ferme la et fais lui plutôt un gros câlin ! »

Et Natsume poussa le brun - qui se bidonnait toujours - dans sa direction. Hisoka l'observa se vautrer, puis se relever en affichant son habituel sourire de timbré. Lui aussi tenait ses cutters, au passage. Comment décrire ça... Ah oui voilà, on aurait dit un mec complètement torché, en fait. Hisoka ne réagit pas à ce triste spectacle, mais il ressentit l'avancée de Kazuki : Natsume étant légèrement en retrait, l'aura pour le moins déprimante qui accompagnait le premier reprenait ses droits.

« Kawaru, tu viens nous parler ? C’est pas carrément antinomique ? »

« Hum…
On a ouïe dire que tu t’entendais pas si mal avec notre cher bras droit. Alors pourquoi tu va pas lui parler à lui ? »


Ouai, il fallait s'y attendre... La coopération, c'était pas le truc des Kuroi's comme... Eux. Enfin, il allait les laisser disserter un peu sur le sujet avant de prendre la parole, il ne lui semblait pas opportun d'intervenir maintenant. Tout simplement parce que les deux corbeaux étaient encore en train de s'amuser et ne s'intéressaient pas sérieusement à sa présence. Là, ils étaient occupés à plus ou moins se foutre de sa gueule - ce qui n'affectait absolument pas le leader Mizuiro', m'enfin il préférait tout de même attendre qu'ils aient finit de jouer. Il ne se déplaçait pas pour bavarder avec des gosses timbrés, mais avec des Kuroi's qui en savaient long, à priori. Il constata qu'il avait eu raison de patienter lorsque Kazuki sembla comprendre quelque chose et qu'il relança la conversation avec son double.

« Owaa ! Attend un peu ! Kawaru et Tsukiyomi s’entendent bien ? »

« Excuse moi, je croyais que les deux trucs rouges sur son visage étaient des yeux ! »

« Bah chais pas, moi, dans les taudis ç’avait pas l’air d’être la joie »

« Alors c’est la gelée dans ta tronche que j’ai pris pour un cerveau. Quoiqu’il en soit on s’en balance, de vos histoires. T’as rien à foutre ici, leader ou pas. Surtout pas papoter tranquillement, et encore moins avec nous ! Rentre chez toi »

Voiiilà, on y était. Kazuki eut l'air de devenir sérieux - enfin, façon de parler - et s'approcha un peu plus encore de lui, cherchant très certainement à le mettre mal à l'aise avec sa foutu aura. Hisoka n'y était évidemment pas totalement insensible, mais au moins il ne risquait pas de le laisser paraître. Et il avait tout de même une force mentale suffisante pour supporter ce genre de trucs sans problème, c'était juste très désagréable. Quoiqu'il en soit, il était temps pour le leader d'intervenir ; il avait enfin l'attention des deux assassins.

« Parler d'Odayaka. Le mec que j'ai tué a évoqué un Reino, et vous savez qui c'est. Y'a une chance que vous me lâchiez des infos ? »

Comme à son habitude il n'y allait pas par quatre chemins. De toute façon, il savait qu'il était inutile de tergiverser avec ceux là. Ils ne lui balanceraient des infos que s'ils en avaient envie, et sinon... Il n'en obtiendrait rien. Dans ce cas, il pourrait toujours faire usage de son pouvoir, il s'était bien préparé avant de venir ici afin d'être capable de leur jeter un ordre puissant. Ce qui ne garantissait en aucun cas sa victoire sur leur esprit, et donc il préférerait éviter... De plus, il gagnerait seulement des infos incomplètes, ne sachant pas précisément quoi demander. Bref, il était préférable de les convaincre de parler d'eux-mêmes. Avec un peu de chance, ils seraient de bonne humeur. Dans ce cas, ils allaient l'asticoter pour la forme mais il pourrait en tirer quelque chose. Sinon, ce n'était même pas la peine de négocier, selon lui. Et oui, n'oublions pas qu'Hisoka était avare de salive...

En attendant, il avait été clair. S'il recevait un "Non" tranchant en réponse, il lâcherait le morceau et reviendrait à la charge à l'occasion. Dire qu'il devrait tout de même acheter quelque chose à Sleepless en redescendant... Ça le ferait chier de faire ça pour rien. Quoiqu'il pourrait peut être trouver quelque chose d'intéressant en prévision d'une nuit avec Ikuto. Des menottes... ? Non, c'était inutile avec sa foutue manie de passer à travers les murs !

...

C'était pas du tout le moment de penser à ça. Encore heureux qu'il avait un visage aussi inexpressif que s'il portait un masque de cire ! De l'extérieur, rien n'avait changé dans son attitude ; il se tenait toujours droit, et gardait ses yeux rivés sur Natsume. Il s'était naturellement adressé à lui, bien qu'il soit moins proche de Kazuki, car c'était lui qui avait pris la parole en dernier. C'était aussi lui le plus... Le moins fou, dirons-nous. Quoiqu'il en soit, Hisoka soutenait son regard bleuté sans ciller. Quant à Kazuki, il lui accordait peu d'attention : seulement le minimum au cas où il décide subitement de le planter avec son cutter ou de lui sauter à la gorge. C'était certes improbable, mais face à un mec aussi dérangé... Il fallait s'attendre à tout.

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MessageSujet: Re: « Qu'on me rappelle ce que je fous là, pitié. » Mar 26 Juil - 12:24

Kazuki s’agita dans son coup, faisant rouler sa tête comme s’il cherchait à faire craquer ses vertebres. Kawaru n’était pas du tout perturbé par son « aura », et ça l’intriguait. Si bien qu’il finit par cesser de sourire, se contentant d’une expression interloquée. Longtemps, après avoir rencontré Natsume, il s’était demandé pourquoi celui-ci survivait si bien à ses côtés. Il n’avait pas perdu plus de 10 kg en un mois, n’avait pas tenté de se faire exploser la tête contre un mur, avait continué à se nourrir plus ou moins normalement… Kazuki n’avait pas compris tout de suite que c’était l’Echange qui opérait entre eux, parce que Natsume en avait plus ou moins l’habitude. Mais à vrai dire, à force de ne plus se sentir lui-même aussi mal, il avait finit par remonter et comprendre le mécanisme. Et pourtant…

Pourtant ce n’était pas le cas avec Kawaru. Aucun échange n’avait cours entre eux. Peut-être était-ce le contraire ? Peut-être que ses capacités lui permettaient d’être « hermétique » ? Non, non plus. Kazuki la sentait, s’échapper de lui et s’insinuer partout autour de lui, comme une mélasse noire et épaisse, chercher la moindre petite pensée positive à exterminer, frôler le leader, s’approcher de lui de toutes ses forces, se tirer vers lui pour l’avaler dans l’horreur, mais être elle-même absorbée par Natsume, en arrière. Hors, elle parvenait à s’immiscer sous la peau du Mizuiro, comme la galle, pour essayer d’y pondre ses œufs. Kawaru le sentait forcément. Mais il n’en était absolument pas perturbé. Tant pis pour lui, Kazuki allait forcer la dose. Après tout, s’il se tuait lui-même, ce ne serait de la faute de personne, pas vrai ? L’idée étira à nouveau les lèvres de Jeckle alors qu’il continua d’avancer, jusqu’à se retrouver à 60cm de son vis-à-vis. Derrière lui, Natsume avait été contraint d’avancer aussi - merci la « folle » - de quelques pas. Visiblement il n’en avait pas eut envie, car il restait aussi loin que la distance les séparant le lui permettait.

    « Parler d'Odayaka. Le mec que j'ai tué a évoqué un Reino, et vous savez qui c'est. Y'a une chance que vous me lâchiez des infos ? »


Kazuki se retourna souplement - ses pieds et le bas de son corps restèrent parfaitement immobiles, seul son torse pivota, comme s’il n’était en définitive qu’une poupée articulée. Il regarda Natsume, attendant manifestement des directives. Celui-ci ne lui prêta aucune attention, toisant toujours aussi biaisement le Mizuiro.

    « Le mec, c'est Kyouya »


Ne vous méprenez pas. Ce n’était sûrement pas en mémoire du défunt que le corbeau insistait sur son prénom avec une colère sourde et montante. Il faisait partie des rares personnes à s’être totalement foutu de son sort. Les autres le détestaient. Kawaru lui avait tranché un sourire de l’ange avant de l’égorger comme une simple volaille, volaille que Kyouya avait toujours été, à caqueter aux bottes des patrons qui avait fait quoi pour sauver sa propre peau. Natsume et Kazuki, qui n’avaient pas vraiment été des plus dociles, en avaient souvent vu de toutes les couleurs par sa faute. Non, si Natsume était tellement furax, c’était parce qu’il avait

Une

Sainte

Horreur

… d’entendre une chose nommée par un autre mot que son nom (oui, Kyouya était une chose, vulgaire et pathétique). Il détestait, haïssait ça, au point de pouvoir entrer dans une rage folle. Le visage de Natsume reflétait parfaitement le phénomène. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire horizontal, et ses dents grincèrent dans un atroce « cra » qui sublima le silence glacial qu’il venait de jeter avec ce simple prénom.

Kazuki se retourna à nouveau. Visiblement il n’obtiendrait pas de consignes. Quelle barbe, il allait devoir penser et agir par lui-même… Cruauté que ce monde. Il sourit de façon très aimable et amicale au leader.

    « Reino est le frère ainé de Sora n_n » lança-t-il gentiment, mais en se penchant encore un peu sur Kawaru pour l’étouffer


« Et torche-toi avec ça ! », semblait maintenant dire cet aimable sourire d’hôtesse. Mais Natsume s’était calmé plus vite que prévu, sans doute grâce à son aversion plate pour Kyouya :

    « Sora a eut la mauvaise idée d’essayer d’avoir Tsukiyomi »

    « On sait tous qu’il tient beaucoup à sa liberté, pas vrai ? Alors il s’est retourné contre lui et… »

    « … et l’à haché menu »


Torche-toi avec, le retour ! Cependant les siamois avaient eut l’air d’utiliser des mots précis, comme pour faire passer une idée sous-jacente à Kawaru. Cependant il ne fallait pas prendre ça pour de la coopération. Natsume s’avança, de sorte qu’il ne tire plus sur le Lien, puis se mit en garde pour Kazuki. Celui-ci laissa tomber la sienne et s’avança encore, posant une main sur l’épaule du leader. Autour de lui, c’était comme si la gravité devenait malsaine. L’air semblait se raréfier, la réalité se noircir, le monde plonger dans une atroce souffrance. Le contact physique léger était l’avant dernière étape. Le but n’était pas de pousser le Mizu’ au suicide, du tout. Il s’agissait seulement d’avoir une réaction négative. Et si ça impliquait briser une conscience - mais le duo doutait d’en arriver là, ce mec n’était pas un leader pour rien, même du clan de l’Est - alors soit. Ce genre de considération n’incommodait pas Heckle et Jeckle le moins du monde.

    « Reino hait les clans de Shizuka » continua le métis comme si de rien n’était « Le plus surprenant, c’est pas le coup de pute. C’est la méthode. Même Kyouya restait un gaki »


Kawaru devait patauger dans le noir complet. Tant mieux. A quoi ça rimait de poser des questions sur Reino ? Y avai qu’un mec qui le connaissait pas pour se demander qui il était (relfexion de Kazuki). De toute façon, il allait devoir être plus précis s’il voulait avoir un « mais oui on va t’aider » ou « nan, tu vas chier ailleurs ». Ce genre de sujet, particulièrement pour Kazuki, pour une fois, était sensible. Quand il était arrivé, c’était Reino qui s’était « occupé » de lui. Et une fois qu’il l’avait mis hors d’état de nuire, il l’avait refilé à Sora. L’Enfer psychologique de Sora ne portait pas ce nom là par hasard, à tel point que s’en était difficile de dire si ça valait mieux que les petites séances de torture en famille qu’appréciait tant son ainé. Jeckle avait perdu son sourire une nouvelle fois, et son visage était neutre. Pas de la même neutralité fatiguée que celle qui ternissait quelque peu le beau visage de Natsume, une spéciale, bien à lui, qui semblait particulièrement vive, éveillée, comme s’il était prêt à sourire à nouveau, attendant juste la blague.

Toujours en arrière, le plus jeune était toujours en garde, mais absolument pas prêt à contrer un coup. Comment dire… Bien sur que si ça lui tombait dessus il le neutraliserait de quelques gestes et coups de lame bien placés. Mais ce n’était pas pour cette raison qu’il était en garde. Il communiquait avec Kawaru de façon très ouverte, mais - pitié - pas avec des mots. Il lui disait « n’essaie pas de jouer au con », comme plus tôt en sortant ses cutters de sa poche arrière. La garde de Kazuki n’avait pas la même signification. C’était comme choisir une vielle bombe au hasard et couper le fil vert : on ne savait pas si ça allait sauter ni quand ça sauterait. Kazuki en garde véhiculait à peu près « si tu bouges, j’attaque, mais si j’ai un coup de génie inopiné, je t’attaque aussi ». Et parfois la révélation ne dépendait de vraiment rien. Le japonais pur sang n’avait pas la pensée de dialoguer par sa posture. Il était fainéant, comme tout bon Kuroi : s’il voulait communiquer, il se cassait pas la tête et utilisait des mots. Tandis que son siamois… Ben il était paresseux aussi mais dans le sens inverse : il avait la flemme de construire des phrases, et s’exprimait comme les corbeaux entre eux : par l’intention. Ce genre de chose se lisait sur une position, alors il lui suffisait de bouger en accord avec son état d’esprit et le tour était joué. Simple comme bonjour, se disaient les deux.

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Hisoka, Admin Leader MizuiroAdmin Leader Mizuiro

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MessageSujet: Re: « Qu'on me rappelle ce que je fous là, pitié. » Mer 27 Juil - 12:40

Putain. Kazuki s'était encore approché d'Hisoka, tandis que Natsume n'avait fait que le minimum de pas possible. Ce qui avait pour conséquence directe de renforcer l'aura malsaine qui entourait le premier. Et ça commençait à vraiment emmerder Hisoka ; non pas que ça le déprime comme le commun des mortels, mais il sentait sa motivitation diminuer. Evidemment, ça n'était pas lisible sur son visage inexpressif ; mais dans sa tête, il devait repousser avec force les idées noires que faisait naître la proximité de Kazuki.

« Le mec, c'est Kyouya»

Pourquoi insister autant sur son prénom alors qu'il avait été totalement indifférent à sa mort ? Hisoka ne comprenait pas la logique de Natsume. Lui-même se souvenait parfaitement du nom de ce mec, puisqu'il l'avait tout de même assassiné. Et que contrairement aux corbeaux, il ne butait pas des gens au quotidien. Mais il ne voyait vraiment pas l'intéret de le nommer : Heckle & Jeckle avaient de toute façon compris de qui il parlait, et ce n'était pas comme si ce Kyouya méritait qu'on le respecte. Mais visiblement, il avait énervé Natsume ; le visage de ce dernier était barré d'un sourire atroce, et un silence de mort s'était abattu. Heureusement, Kazuki eut la bonne idée de prendre la parole - avec un beau sourire plaqué sur les lèvres, comme d'habitude.

« Reino est le frère ainé de Sora n_n »

C'était bien gentil, mais il aurait pu éviter de faire un pas supplémentaire en direction du leader. Celui-ci devait désormais impliquer une bonne partie de son mental dans la lutte contre l'aura, ce qui l'empêchait d'être en pleine possession de ses moyens pour analyser ce que disait le duo. Bon, il allait se contenter d'écouter les informations et de les assimiler ; il ferait le travail d'analyse et de tri plus tard, dans un endroit plus propice à la réflexion. La bonne nouvelle, s'était que Natsume semblait s'être calmé rapidement, puisqu'il enchaîna à la suite de son double :

« Sora a eut la mauvaise idée d’essayer d’avoir Tsukiyomi »

« On sait tous qu’il tient beaucoup à sa liberté, pas vrai ? Alors il s’est retourné contre lui et… »

« … et l’à haché menu »

Comme prévu, Hisoka allait s'en tenir à l'assimilation de leurs propos. Il fit mentalement un petit résumé de ce qu'il venait d'apprendre. Reino = frère de Sora. Sora = quelqu'un qui avait un lien - encore inconnu - avec Ikuto et qui a fini par se faire découper par ce dernier. Hisoka se surprit à s'intéresser à ce Sora plus qu'à Reino, très probablement à cause du lien qu'il avait eu avec Ikuto. Il ne pouvait s'empêcher de se demander ce que ce mec avait été pour le Kuroi, et ce qui avait poussé Ikuto à le massacrer. Il était en train de réfléchir à la question qu'il pourrait poser lorsque le brun posa une main sur son épaule. Hisoka ressentit une décharge ; l'ambiance devenait insupportable - dire que Natsume s'était avancé ! Ce n'était plus seulement des idées déprimantes qui s'insinuaient dans son esprit, c'était une véritable torture mentale. Heureusement que le mental, c'était un des points forts du Mizuiro ; ça faisait un moment qu'il n'avait pas eu à lutter ainsi. Extérieurement, il fut possible d'observer une certaine tension de son visage ; comme d'habitude, quelque chose d'imperceptible pour quiconque n'y prêtait pas une grande attention.

« Reino hait les clans de Shizuka. Le plus surprenant, c’est pas le coup de pute. C’est la méthode. Même Kyouya restait un gaki »

Hisoka se posait de plus en plus de questions ; évidemment, Natsume faisait exprès de l'embrumer plutôt que de l'éclairer. Mais même si ce qu'il laissait échapper apportait plus de questions que de réponses, le leader obtenait des informations qui lui seraient utiles. Même s'il en apprenait peu aujourdhui, ils ne les oublieraient pas, et un jour il réussirait à reconstituer l'histoire. En attendant, les interrogations se bousculaient : pourquoi ce Reino détestait-il autant les Clans ? Et si c'était une haine générale, pourquoi simplement enlever Shin ? Il semblait avoir un lien bien plus fort avec les Kuroi's qu'avec les autres. Et ce mot, qu'il avait déjà entendu à Odakaya... Gaki, qu'est ce que ça pouvait bien désigner ? Le leader décida de s'en tenir à sa première idée et d'interroger Natsume sur Sora et Ikuto. Parce qu'il fallait bien commencer par un bout de toute façon, et que ça lui semblait judicieux.

« Sora et Reino, ils étaient qui pour Ikuto ? »

En admettant que le duo réponde (et pas à coté de la plaque), il pourrait obtenir à la fois des informations d'ordre général sur Sora et Reino, mais aussi des renseignements plus personnels sur le passé d'Ikuto. Surtout qu'une chose l'avait interpellé dans les répliques précédentes des corbeaux. Sora avait essayé d'avoir Ikuto - ce que le Mizuiro était précisément en train d'essayer de faire, bien que ce ne soit à priori pas de la même façon - et il avait fini en morceaux. Est-ce que le Kuroi se braquait à cause de son passé avec ce Sora ? Hisoka voulait vraiment en savoir plus. Et c'est pourquoi il redoubla d'efforts pour affronter la présence de Kazuki si proche de lui. Il n'allait pas se laisser démotiver par... Une putain d'aura produite par une erreur de la nature ! D'ailleurs, l'erreur en question ne semblait pas enchantée du sujet de conversation. Il n'arborait plus aucun sourire ; ni heureux, ni sadique, rien. Il était... Neutre, semblait-il (bien que son expression soit encore délicate à décrire). Quoiqu'il en soit, l'ambiance était tendue. Natsume était toujours en garde, lui faisant ainsi ressentir qu'il n'était vraiment pas le bienvenue ici, même s'ils consentaient à parler. Quant à Kazuki... Impossible de lire quelque chose dans sa posture, mais le leader le savait. Il avait de temps en temps eut l'occasion d'observer ce mec, et il était complètement imprévisible. Il pourrait très bien lui planter son cutter dans le ventre, maintenant, sans raison ; mais Hisoka espérait qu'il échapperait à ça. Sinon, il pourrait compter sur ses réflexes pour esquiver, mais vu la proximité qu'il avait le Kuroi, il ne pourrait s'en tirer sans être un minimum blessé. "Putain de taré" était le seul truc qui lui venait à l'esprit pour décrire Kazuki ; Hisoka, il comprenait mieux Natsume. Heckle était certainement tout aussi givré que son acolyte, mais le leader Mizuiro avait moins de mal avec sa personnalité.

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JUST STAY WHERE YOU ARE IF THERE'S NOTHING TO HIDE »


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MessageSujet: Re: « Qu'on me rappelle ce que je fous là, pitié. » Mer 27 Juil - 19:59

Le visage de Kawaru se crispa légèrement. Voyant ça, Kazuki écarquilla ses yeux rouges de façon inquiétante, ce qui transforma son sourire amical en celui d’un dangereux psychopathe. Mais Natsume ne le dirait jamais assez : Kazuki était dangereux. Il était peut-être bien - c’était sûr - la seule personne au monde dont le brun prenait soin. Après, il y avait le cas spécial de Tsukiyomi, mais si on regardait bien il ne faisait que calquer son attitude sur celle d’Heckle. C’était pareil pour toute la hiérarchie. Bref. Il était satisfait de s’apercevoir que le Mizuiro n’avait pas un genre d’immunité débarquée d’on ne savait où qui lui permettait de résister ultra bien à l’aura de Kazuki. Non, en fait il accomplissait un remarquable travail de discipline sur lui-même. Mais même avec ça, il avait finit par laisser on masque de marbre se fissurer. Le malsain de Jeckle était plus fort que tout. Ca avait un côté rassurant, car après tout il savait que c’était la seule chose qui le définissait, ça et sa perpétuelle souffrance que Natsume recouvrait pour lui. Il soupira de soulagement - avec cette même expression d’assassin en série, ça donnait un mélange décontenançant - et lâcha sa victime, recula de quelques pas. Natsume en fit autant et finalement, ils reprirent leurs places initiales. Ils procédèrent alors à un échange de posture parfaitement synchrone, témoin des longues années passées ensembles dans le noir complet. Kazuki, toujours devant son siamois, reprit sa garde, prêt à combattre, et le plus jeune se relâcha complètement, comme épuisé par le simple fait de rester concentré.

    « Sora et Reino, ils étaient qui pour Ikuto ? »


Aucun des deux n’accepta de répondre à cette question de merde, aussi un silence qui semblait insister sur la stupidité du leader s’en suivit. Genre, un Kuroi allait balancer la vie d’un de ses paires, un supérieur, en plus, à un mec d’un autre clan, un leader par-dessus le marché ! Nan mais sans déconner, là. Il se prenait pour qui ? Il espérait vraiment avoir une réponse ? Au bout de deux tours de cadran, Natsume jugea bon d’expliquer en quoi il se chiait dessus.

    « Si Tsukiyomi t’en a pas déjà parlé, y a une raison du crois pas ? Demande lui à lui »

    « De toute façon, nous on connait pas les détails » continua le brun « En tout cas, Reino avait une chaise électrique, du temps ou j’étais sous son aile. Je la lui ai fait cassée en espérant que ça me soulagerait, mais il a trouvé autre chose de pire. Après il nous écorchait, non ? » termina-t-il en tournant la tête vers le châtain comme pour l’interroger du regard sur les prochaines sorties au ciné.

    « Me demande pas, moi j’ai toujours été avec Fumie »


Kazuki regarda à nouveau Kawaru, l’air pensif, et fit un « muuuuuuuh » qui semblait sous entendre « t’en as eut, de la chance ». Pourquoi parler de la chaise électrique ? Il n’avait jamais réussit à savoir s’il aimait où détestait cette chaise. Quand on la mettait en marche pour lui, elle lui faisait tellement mal qu’il en oubliait la souffrance à l’intérieur. Alors finalement, comment savoir ? Ca dépendait vraiment du moment. Quand il était seul, dans son petit sous-sol, hurlant et essayant de crever le molletonnage des murs pour se tuer en se fracassant le crâne contre le béton, évidemment il adorait la chaise. Mais quand il était dessus et qu’il aurait juré que ses os étaient entrain d’éclater sous la chaleur et de se ficher, incandescents, dans tous ses muscles, là, il la haïssait. Huuum… Maintenant qu’il avait Natsume, il était sans avis.

Il y eut un nouveau silence. Si Kazuki était zen avec le fait de repenser aux moments où on l’attachait sur le ventre pour lui découper des morceaux de peau dans le dos, Natsume, lui était entrain de revivre les pires années de son existence. Reino et Sora ne s’occupaient pas de l’intégralité des enfants, mais seulement de ceux dont la particularité était puissante. Sauf que ça faisait un paquet de mômes. Alors ils « déléguaient » à des sorte de sous-tuteurs. Comme Fumie. Natsume avait eut de la chance avec elle, elle était l’une des rares à connaître le sens d’ « humain ».

    « Hey, maintenant que j’y pense, Sora est un pédophile, nan ? »

    « Le bruit circulait, ouais… C’est vrai qu’avant que t’arrives il avait un comportement des plus louches avec ses « tu es si mignon ». Après, il s’est mis à passer beaucoup plus de temps avec Tsukiyomi »


Les deux corbeaux hochèrent la tête d’un même mouvement, comme d’accord sur l’admiration qu’il fallait porter au bras droit Kuroi. Sora avait entre 5 et 7 ans de plus qu’eux. La différence est importante quand on en a que 10.

    « Allez, Kawaru, tu me fais pitié. Tsukiyomi a préparé des années l’assassinat de Sora. Chaque petit détail. Tu te doutes bien qu’il l’a pas juste découpé en petits bouts, hein ? Ca a tenu du crime passionnel »

    « Il te fait pitié ? » reprit Kazuki en regardant le leader avec des yeux plus perçants, comme si ça l’aiderait à comprendre

    « Mais oui ! » et Natsume le désigna d’un geste vague et ample du bras « Regarde-le, il l’a complètement dans la peau et il se mange des râteaux à cause d’un Sora qu’il connait même pas »


En achevant sa phrase, Natsume avait fixé Kawaru et dans ses yeux s’était allumée une petite lueur qui scintillait comme de l’amusement. Une vague façon de dire sans avoir à se fatiguer pour ouvrir la bouche que le Mizuiro n’était pas le seul ici à faire un brin de profilage. Les faits d’Odayaka étaient plus que loquaces là-dessus.

    « Aaah » fit faiblement Jeckle après un petit moment, frappé par la compréhension.


Compréhension qui décidément ne s’arrêta pas là.

    « HURRYAH ?? C’était ça que tu voulais dire par « vous vous entendez bien » ??? »

    « Bouffon »


Kazuki parti à nouveau en éclats de rire forts et joyeux. Non, il n’était pas choqué, du tout. Presque rien ne l’atteignait sous sa couche molle et épaisse de bonne humeur. C’était juste une bonne occasion de rire.

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« Qu'on me rappelle ce que je fous là, pitié. »

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