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Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi]

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Mar 19 Juil - 21:16

"There is a fire inside of this heart
and a riot about to explode into flames" ♫♪


    Une journée de cours se termine… Hibari poussa un long soupir et jeta veste et sac sur son épaule. Il s’était presque tout à fait remit du petit incident avec les flics, il y a une semaine de cela. Ce n’était pas pour autant qu’il respirait encore comme il le voulait avec ces saloperies de côtes, mais les poignets ainsi que les contusions n’étaient plus douloureux, c’était toujours ça de gagné. Il prit avec une démarche négligée la direction de l’internat afin d’y poser ses affaires et être au calme, surtout être au calme. En plus, il avait passé une sale journée : Dômoto l’avait forcé à aller en philo… Si vous saviez à quel point il pouvait la détester quand elle faisait ça ! C’était pire que lorsqu’elle l’empêchait de faire bouffer l’carrelage à un abruti qui l’avait un peu trop asticoté… Autant vous dire qu’il était hyper grognon… Il poussa la porte donnant sur les escaliers et commença son ascension vers le dortoir masculin. A cette heure là, son camarade de chambrée devait être à son club d’il-ne-savait-plus-quoi, la chambre serait donc particulièrement silencieuse, il pourrait apprécier un moment le silence avant de se brancher sur son MP4 et grailler quelques gâteaux qu’il gardait dans son tiroir de table de nuit.

    Les dernières marches, le bout de couloirs, voilà, il était devant la porte de sa chambre. Il plongea sa main disponible dans sa poche, sortit une clef et déverrouilla la porte afin d’entrer dans sa chambre. Calme… c’était calme… Le pied ! Le jeune homme laissa tomber son sac près de sa petite armoire. Des devoirs ? Quels devoirs ? Hibari fait tout ses devoirs, certes, mais seulement durant l’heure qui précède, faut pas trop se fouler non plus ! Au pire, il recopiait ses dissertations et autre synthèse de l’année passée, ça sert parfois de redoubler tout en gardant les mêmes profs !

    Le jeune homme s’assit sur son lit, ôta sa veste, desserra sa cravate pour finalement l’envoyer valser sur une chaise et ouvrit deux trois bouton de sa chemise, ça aide pour respirer de se mettre à l’aise ! Aussi, sa main se dirigea vers le fameux tirroir et il se saisit de sa boite où se trouvait ses gâteaux secs. Il en porta un à ses lèvres, croqua dans le biscuit tout en poussant un soupir de bien être. Après un bref coup d’œil sur son portable, il se rendit compte qu’il lui restait encore une bonne demi-heure avant que son coloc’ ne rentre, puis prenne sa douche, ce qui faisait grosso modo quarante minutes de silence quasi-total à apprécier. Un fin sourire se profila sur son visage tandis qu’il ôta ses pompes gracieusement et s’allongea sur son lit, sur le dos en fermant les yeux, gardant cette expression sereine et ce sourire léger mais visible. Le genre d’expression qu’il n’avait que quand y’avait personne pour lui casser les pieds, en somme.

    Des bruits de pas dans le couloir, puis plus loin le bruit de l’eau… Alors il arrivait ? La flemme de bouger pour autant… Son coloc’ ne tarderait pas à rentrer, et il serait, comme d’habitude, plein d’entrain… ce n’était pas si désagréable, le plus irritant était sa curiosité irrécupérable qu’il semblait ressentir face à sa petite personne… Comme s’il voulait le connaître. C’était pourtant pas faute de faire pour qu’il apparaisse comme une porte de prison à tout le monde ou presque… Mais la persévérance de ce mec l’intriguait, fallait bien l’avouer. Et puis c’était un Mizuiro, il se devait de garder un œil sur lui.

    Cependant, ce qui le poussait à ne communiquer avec ce mec par de brefs grognements c’était cette « gentillesse ». Quand il avait repoussé des Shiori, il l’avait fait sans faire tomber une goutte de sang. Bel esprit Mizuiro, certes, mais si ça n’avait pas été de simples larbins, ça n’aurait pas suffit, et il aurait pu y laisser sa peau. C’est bien beau d’avoir un Katana, mais si on a peur de s’en servir, ça ne sert à rien.

    En parlant du loup, le voilà qui rentrait dans la piaule, souriant et enjoué, comme à l’habitude. Hibari ouvrit un œil pour lui montrer qu’il ne dormait pas et répondit par un grognement tout ce qu’il y a de plus normal pour un ours à demi endormis. Un masque renfrogné venait de reprendre place sur son visage tandis qu’il s’était redressé puis assis sur son lit, le visage à demi masqué par des mèches noires. Il saisit un autre gâteau le prit entre les dents et tendis par pure politesse la boite à son colocataire : il n’aimait pas manger devant les autres.
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Takeshi, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Mer 20 Juil - 12:36

La journée de cours terminée, Takeshi allait enfin pouvoir s’entraîner au club de Kendo. Il se rendit donc au Dojo de bonne humeur : il adorait faire du sport après les cours. Surtout que sa journée fut particulièrement chiante, la dernière heure d'éco l'avait achevé. Il n'était pas spécialement doué à l'école et sa moyenne n'avait rien d'extraordinaire. Non pas qu'il soit un idiot, mais ça ne l’intéressait absolument pas et il ne faisait que le strict minimum pour s'en sortir... Et ça, les profs l'avaient remarqué. C'est pour cela qu'ils n'étaient pas tendres avec lui et le faisaient chier à la moindre occasion, voulant le faire s'interesser aux leçons... Sans succès. Les soirées lui permettaient de s'adonner à ses activités favorites sans avoir à se soucier de ce qu'il s'était passé au cours de la journée, en classe.

L'entrainement touchait à sa fin. Il rejoignit donc l'internat, la housse contenant son bokken suspendue à son dos par une sangle. Le jeune homme se dirigea vers les douches dans lesquelles il se prélassa une dizaine de minutes. Il aimait s'y rendre tard, une fois tous les élèves dans leurs chambres : il se retrouvait seul, au calme. La douche est un moment sacré pour lui, l'eau chaude détendant à la fois ses muscles fins et son esprit. Il n'aime pas être pressé dans ces moments là où il apprécie prendre son temps, même s'il reste rarement plus de dix minutes sous les jets d'eau.

Détendu, le jeune homme regagna sa chambre. Il était simplement vêtu d'un boxer noir, dévoilant un corps svelte légerement musclé au niveau des biceps et des cuisses. Ses cheveux mouillés lui retombaient sur le visage au niveau des yeux. La chaleur de l'eau ruisselant encore sur son visage faisait rougir sa cicatrice, la rendant encore plus apparente. N'ayant même pas pris la peine de s'enrouler une serviette autour de la taille, on pouvait dire que la pudeur n'atteignait pas Takeshi.

En poussant la porte de sa chambre, le jeune homme se dit que son colocataire devait déjà s'y trouver. Effectivement, Akasen était bien là, assit sur son lit, la chemise entrouverte. Il avait la mine renfrognée comme d'habitude, le haut du visage masqué par ses cheveux. Il semblait somnoler mais ouvrit un oeil, prouvant le contraire. Il arrivait à Takeshi de se questionner au sujet de son camarade de chambrée et de son comportement. Bien qu'ils se connaissaient depuis environ un an et qu'ils partageaint la même chambre depuis le début de l'année, il n'est toujours pas parvenu à le cerner. Son coté mystérieux l'intriguait et il cherchait à faire connaissance avec lui. Il se heurtait à un mur mais pourtant, il ne renonçait pas. Le nouvel arrivant lança un "salut" enjoué et la réponse qui lui parvint fut un grognement habituel. Se redressant, il le vit plonger la main quelque part pour en retirer un biscuit sec. Aussi étonnant que ça lui paraisse, son coloc' lui tendait une boite. En la regardant, il se rendit compte qu'elle abritait ce que son camarade était en train de manger. Il en saisit un en le remerciant, intrigué par son comportement. Il était affamé et avait oublié de racheter de quoi se nourrir après ses entraînements. Cela constituerai donc son unique encas jusqu'au lendemain. Profitant de l'occasion, il lui demanda :

-Au fait, ça te dirai pas de venir à un entrainement de Kendo pour voir si ça te plait ?

Le jeune homme prononça sa question avec entrain, espérant persuader son coloc' par sa bonne humeur. Il pensait que s'il acceptait, ça serait un bon moyen de se rapprocher de lui. Partager la même activité permet de nouer des liens entre les personnes et c'est ce à quoi Takeshi aspirait. Il désirait vraiment connaitre Akasen malgré son air grognon et irritable.

Attendant une réponse, il posa ses affaires en vrac avant de s'étaler de tout son long sur son lit. Il ne savait pas du tout comment l'autre réagirai à sa question et espérait obtenir une réponse positive. Il croqua dans son biscuit tout en regardant son coloc', guettant la moindre réaction.


Dernière édition par Takeshi le Mer 20 Juil - 20:39, édité 1 fois
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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Mer 20 Juil - 14:05

« Now dance, fucker, dance […] Hit them right between the eyes,
See the lightning in your eyes, See them running for their lives »

    Son colocataire semblait étonner de le voir lui tendre une boite. Il lui était souvent indifférent, mais tout de même, il avait un minimum de considération pour les membres de son clan. Seulement, il n’irait jamais jusqu'à lui demander comment son entrainement s’était passé, tout simplement parce que ça ne l’intéressait pas. A vrai dire, ses parents avaient déjà voulu l’inscrire à des cours de Kendo, mais il avait refusé. Cependant, afin de canaliser la violence qui l’avait toujours plus ou moins embarqué dans des crises, il avait déjà pratiqué plusieurs sports de combat : Aïkido, Taekwondo et Yoseikan Budo, seulement, il a finit par arrêter car sa ne marchait pas tellement et puis Hibari n’est pas un grand violent, au naturel, alors passer son temps avec des fous de castagne… ça ne lui plaisait pas. Mais faut dire que ça l’a aidé tout de même à acquérir de très bon réflexe, et, combiné avec sa capacité à anticipé, ça lui a permit de s’en sortir dans plusieurs accrochage.

    Sortant de ses pensées, Hibari posa son regard anthracite sur son colocataire qui s’était lui aussi affalé sur son lit. On ne pouvait pas dire que la pudeur était sa copine à celui-là. Bah… de toute façon, Hibari non plus… Donc sur ce point là ils n’avaient pas à se prendre la tête tout les deux. C’était juste arrivé une fois qu’Akasen le charrie un peu, mais rien de plus, fallait pas trop y croire non plus !

    Le second des Mizu’ finit la dernière bouchée de son biscuit, un air ailleurs, repensé à tout ça l’avait rendu nostalgique, oui, un vrai petit papy nostalgique… Il lança un bref regard par la fenêtre : la nuit tombait doucement. Lui prenait sa douche le matin, c’était l’unique raison pour laquelle il portait encore son uniforme. Pourquoi le matin ? Déjà qu’il n’est pas aimable, demandez un peu à ce cher Takeshi la tronche qu’il tire le matin, vous comprendrez sans doute mieux. Bref, le jeune homme lança un regard sur son portable, se redressa complètement et finis par se lever, et se dirigea vers l’armoire.

    Chaque soir, à la même heure, les mêmes actions. Il était réglé comme une horloge, voir encore mieux ! Ainsi, sa chemise tomba au sol, comme d’habitude, il la ramassa avec flegme, la fourra dans sa valise et fit de même avec le reste de l’uniforme, Se retrouvant ainsi en sous vêtement. Il saisit son short bleu clair dans son armoire et l’enfila rapidement, comme chaque soir. Il l’enlèverait juste avant d’aller se coucher et le remettrait le lendemain matin avant de filer sous la douche ; comme d’habitude.

    Aussi, pour conclure ce petit rituel, il sortit un cintre sur lequel il y avait un uniforme propre pour le lendemain. Ensuite, il repartit vers son lit, s’y assit, se saisit de son téléphone et pianota sur le clavier, envoyant plusieurs texto à on ne sait qui. La routine quoi.

    Takeshi, lui, semblait aussi enjoué qu’à l’habitude, à se demander si ça lui arrivait de changer d’humeur ! Bon, il exagérait, mais quand même, les trois quarts du temps, ce mec souriait. Tout son contraire en somme, parce que lui, il faisait la gueule ! Enfin pas vraiment, mais cet air renfrogné donnait vraiment cette sensation alors que non… c’était normal pour lui… Ce n’était pas comme si ça l’arrangeait quelque part, mais presque ! Au moins, ça évitait que certains viennent lui parler ! Bon, dire que personne n’osait n’était pas vrai non plus, il y en a, pour les repousser, il faut vraiment mettre la dose !

    -Au fait, ça te dirai pas de venir à un entrainement de Kendo pour voir si ça te plait ?

    Ça le sortit de ses pensées instantanément et il posa ses yeux d’acier sur le plus petit, haussant un sourcil : il avait dit quoi là ? Sa langue claqua entre son palet et ses dents, relevant le coin de sa lèvre, comme si rien que ça l’avait irrité. Pauvre colocataire, ça ne devait pas être facile tout les jours ! Bref, Hibari poussa un soupir, se tourna vers son camarade tout en laissant son portable tomber sur le matelas et prit enfin la parole :

    - Non.

    Ferme, clair, direct, sans alternative. Comment couper tout moyen de dialogue… Cependant, il fit l’honneur à ce cher Yoshida de lui expliquer :

    - Ecoute… Yoshida-kun, c’est ça ? Quitte à me fritter avec quelqu’un, j’aime autant l’faire moi-même, sans avoir besoin d’un cure-dent. Et quand t’es désarmé, tu fais comment hein ? Les Shiori’s sont des bêtes au corps à corps, si tu ne suis pas, t’es foutu mon gars ! Encore plus si tu continue à te complaire dans cette gentillesse écœurante.

    Il avait beaucoup parlé, c’était plutôt rare, enfin surtout avec un gars qu’il ne connaissait pas tant que ça. Mais bon, Takeshi restait quelqu’un de son clan en qui Hisoka avait confiance, et en plus, il avait dit qu’il garderait un œil sur lui, même de loin. Et la communication reste un moyen relativement efficace pour connaitre une personne, mais aussi pour la tester. Et ce genre de chose reste tout de même une des parties préférées de notre oiseau, surtout le test par rapport à des provocations. Et encore, là ce n’était pas vraiment ça, juste de la pure franchise. De toute façon, Hibari a toujours été très franc, et ce, avec n’importe qui ! Il est capable de balourder des trucs hyper gênant avec un naturel presque affligeant… et c’était pire encore lorsque l’alcool avait mis son nez dans l’affaire !

    Le Mizuiro se tourna complètement vers la fenêtre, toujours assis sur son lit cependant. La lune promettait d’être belle ce soir : Le ciel était totalement dégagé.
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Takeshi, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Mer 20 Juil - 18:36

Affalé sur son lit, Takeshi fixait son colocataire. Il semblait plongé dans ses pensées, mais son visage restait impassible : impossible de deviner quoi que ce soit. A défaut d'une quelconque mimique, le jeune Mizuiro prêta attention à la silhouette de son ainé. Celui-ci était grand... Plus grand que lui encore, c'était dire ! Il semblait affuté et vif comme l'éclair. En cas de combat, mieux vallait être de son coté. Toutefois, l'esprit joueur de Takeshi lui fit envisager un duel entre eux. Il ne put dégager un vainqueur virtuel : il n'avait jamais vu Hibari se battre à son maximum... Ou c'est l'impression qu'il donnait. Chaque fois qu'il avait été témoin d'une altercation le concernant, il avait repoussé ses adversaires en dégageant une impression de facilité déconcertante. Ajoutés à cela son air renfrogné et son regard glacial, et on pouvait presque qualifier le second des Mizu' d'effrayant. Peu de gens osaient lui parler et ça n'avait pas l'air de le perturber, bien au contraire. Takeshi ne savait que peu de choses à propos de son camarade, mais il pouvait affirmer qu'il aimait le calme et que la compagnie d'autrui devait l'incommoder plus qu'autre chose, excepté avec quelques rares personnes dont Kawaru, le leader du clan.

Le jeune homme remarqua alors que son ainé le regardait d'une façon neutre, indifférente. Il était très difficile de lire sur son visage puisque la même expression y était constamment ou presque. Malgré ça, il put discerner une lueur amusée dans les yeux anthracites de son coloc'. Peut-être était-ce dû à sa tenue vestimentaire quelque peu... Rudimentaire, c'est le cas de le dire ! Quoi qu'il en soit, c'était une des premières fois que le jeune homme aperçut une expression différente son visage, ce qui le fit sourire. Akasen sembla comprendre l'origine de ce sourire et détourna son regard en direction de la fenêtre, se replongeant dans ses pensées. Le plus jeune était un bon observateur et lui était arrivé à maintes reprises de déchiffrer les expressions des autres élèves. Cela l'amusait plus qu'autre chose, il avait l'impression de comprendre les sentiments de l'autre sans qu'il n'en touche mot. Toutefois, il pouvait se tromper et mal interpréter un regard, une mimique. C'est pour cette raison qu'il évitait de se fier à ça, mais quand l'autre refuse de parler, il n'y a rien d'autre à quoi se raccrocher.

Takeshi put voir son coloc' se changer, comme d'habitude. Il aperçut une fois de plus son corps affûté, ce qui ne fit que renforcer son impression quant aux qualités d'Hibari au combat. Ce dernier retourna sur son lit immédiatement après. Au moment où le jeune homme arrêta de le fixer, le second des Mizu' sembla prendre conscience de la question lui étant adressée. Un bruit de langue qui claque résonna dans la pièce.

- Non.

La réponse était claire et sans appel. Son auteur l'avait prononcé distinctement, comme pour faire comprendre au plus jeune qu'il était inutile de discuter. Le ton employé faisait contraste avec l’entrain et la bonne humeur de Takeshi. Il se dit alors qu'il ne gagnerai rien à contester et qu'il ne ferait qu'envenimer la situation. S'il pouvait éviter de rendre l'humeur de son colocataire massacrante, il le ferai. Il avait plus d'une fois subit la mauvaise humeur de celui-ci et pour tout dire... Il préférait l'éviter. La meilleure chose à faire dans ces cas là est de partir un moment, laissant l'autre seul. Le calme et la tranquillité parvenaient à le faire redevenir vivable, et le but du jeune homme n'était pas de l'énerver mais de le connaitre, et pourquoi pas de l'apprécier (dans la réciprocité si possible).

- Ecoute… Yoshida-kun, c’est ça ? Quitte à me fritter avec quelqu’un, j’aime autant l’faire moi-même, sans avoir besoin d’un cure-dent. Et quand t’es désarmé, tu fais comment hein ? Les Shiori’s sont des bêtes au corps à corps, si tu ne suis pas, t’es foutu mon gars ! Encore plus si tu continue à te complaire dans cette gentillesse écœurante.

Là, Takeshi fut vraiment étonné. C'était une des premières fois que son camarade s'adressait à lui aussi longuement. Certes, la remarque était bourrée de sarcasmes, provocante et peu agréable à entendre, mais il ne put réprimer un léger sourire. C'était son état d'esprit. La réplique cinglante de son camarade aurait eu vite fait de vexer la plupart des élèves, tandis que lui n'y voyait pas une forme d'agressivité, mais au contraire un début de reconnaissance. "Il n'aurait jamais pris la peine de me dire ça s'il se foutait complètement de moi !" pensa-t-il.

- Je comprends... Si tu ne veux pas, ça ne sert à rien que j'essaye de t'en persuader.

Malgré tout, il était un peu déçu devant le refus catégorique de son camarade de s'essayer au Kendo. Il aurait vraiment voulu partager sa passion avec lui. Mais pas question pour autant de renoncer à briser la glace entre eux. Une valeur prépondérante enseignée par cette discipline est la persévérance. Il savait qu'à force d'insister, il se passerai quelque chose.

- Sache tout de même qu'un Kendoka désarmé n'est pas forcément inoffensif ! La vitesse et la précision que l'on acquiert avec la pratique nous permettent de nous défendre même désarmés. Les autres ont beau cogner fort, s'il te touchent pas ça sert à rien !

Takeshi ne voulait pas faire une apologie de sa discipline : il trouvait cela vaniteux. Simplement, il savait parfaitement qu'il pouvait rivaliser avec certains dans le combat à mains nues. Il décida aussi de ne pas relever la dernière phrase de son colocataire; il avait immédiatement compris qu'il faisait référence au jour où il avait repoussé trois Shiori's, qui s'étaient attaqués à lui et un autre Mizuiro, sans les blesser trop grièvement alors qu'il en avait eu l'occasion. Et il ne voulait pas s'engager dans un débat sans fin avec lui pour savoir s'il aurait fallut les blesser ou non.
En voyant son camarade, Takeshi se demanda s'il l'avait écouté : il était assis sur son lit, regardant par la fenêtre en lui tournant le dos.
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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Mer 20 Juil - 21:21


« We cannot linger on this stunted view
Like rabid dogs of war »

    Hibari se permit de sourire, Takeshi était dans son dos de toute façon. Ce mec était monté à l’envers. Il venait de lui faire des reproches, et lui, il était content de l’intérêt qu’il lui portait. Il avait toujours su que ce gars était l’optimisme incarné, mais là, ça dépassait ce qu’il pensait. Alors comme ça, il voulait briser la glace ? Il voulait le connaître ? Intéressant… C’était « scientifiquement » prouvé, la seule chose qui marchait vraiment avec Hibari, c’était la persévérance, mais sans pour autant vous convertir en stalker ! Ce sourire se transforma légèrement, en un sourire en coin qu’on lui voyait régulièrement quand il venait d’avoir une idée. La source ? Et bien, il avait cru « entendre » que Takeshi avait plusieurs fois imaginé des « combats » entre les deux Mizuiro’s. Il se tourna à nouveau vers son camarade de chambrée, ce sourire en coin encore plus troublant et indéfinissable que le reste… Ce mec était un véritable casse tête pour quiconque tentait de le connaître sans qu’il ne coopère vraiment. Et le plus rageant dans tout ça, c’est l’impression qu’on a qu’il sait exactement ce que l’on veut, sans qu’il ne daigne nous laisser y parvenir… Takeshi prit la parole, comme déçu :

    - Je comprends... Si tu ne veux pas, ça ne sert à rien que j'essaye de t'en persuader.

    Hibari haussa les épaules tout en inclinant légèrement la tête sur le côté. Une des choses qu’il appréciait chez son colocataire : Il essayait mais sans insister trop lourdement, tout du moins, il ne réattaquait jamais tout de suite et laissait du temps s’écouler entre temps. Et les rares fois où il l’avait foutu en rogne, il était partit pour le laisser se calmer, puis revenait après, sans rancune et toujours aussi souriant. Pour ça, il lui était reconnaissant. Rares étaient ceux qui étaient capables de le supporter bien longtemps, bon, ça ne le dérangeait pas tant que ça, puisque de toute façon la solitude ne le dérangeait absolument pas, au contraire. Et puis ça permettait de voir qui avait plus de patience que d’autre, une qualité importante pour tout bon Mizuiro : une patience d’acier afin de pouvoir ignorer le maximum de provocations futiles.

    Takeshi reprit cependant, voulant se défendre un minimum tout en maintenant la conversation au passage :

    - Sache tout de même qu'un Kendoka désarmé n'est pas forcément inoffensif ! La vitesse et la précision que l'on acquiert avec la pratique nous permettent de nous défendre même désarmés. Les autres ont beau cogner fort, s'il te touchent pas ça sert à rien !

    Son sourire s’agrandit un instant puis se dissipa totalement. « Nous permettent de nous défendre même désarmés »… A voir si s’était vraiment de la défense… Hibari prit un air sérieux, l’indifférence était balayée. Non pas que parler de baston le branchait plus que ça, c’était surtout des conseils venant d’un membre de gang expérimenté qui sortait de sa bouche. Il avait une voix plutôt grave, ferme, mais pas agressive pour deux sous, c’était troublant, comme une voix en qui on sait pertinemment et inconsciemment qu’on peut avoir confiance, que cette voix ne nous trompera pas ; Et pourtant, ce n’était pas particulièrement voulu…

    - Je n’ai pas prétendu que désarmé tu devenais aussi doux qu’un agneau, seulement, tu vas plus te fatiguer à esquiver plutôt que te défendre réellement. Ça ne mènera nulle part : toi qui esquive, l’autre qui attaque. Ça devient alors un combat d’endurance, et celui qui fait le faux pas le premier gagne. Sauf que, pas habitué à te battre ainsi, ton périmètre d’attaque est chamboulé, tes repères sont moins développés dans ce genre de situation et tu n’as pas les mêmes réflexes que quelqu’un qui s’est toujours battu à l’arrache. Parce que ces gars là, ils ont apprit à voir, des choses que toi tu ne vois pas de part tes aptitudes. Les ouvertures, ils ne les loupent pas et ils frappent fort, parfois avec des couteaux dissimulés sous les manches, avec des renforts en fer sous les vêtements ou tout ce qu’ils ont pu trouver d’autre. Et avec ce tempérament trop gentil tu vas finir par y passer… Si ces gars s’étaient relevés parce que tu avais été trop gentil ? Et si ce réveil s’était passé pendant que vous leurs tourniez le dos ? En plus, ces mecs ont été humiliés, t’as craché sur leur fierté à les épargner comme ça ! Ce sont des choses qu’il faut que tu comprennes, que tu apprennes.

    Hibari poussa un soupir. Il avait beaucoup parlé… un peu trop… Il avait les mains négligemment jointes entre ses genoux, les coudes posés sur ces derniers. Un bref coup d’œil sur ses mains et il aperçut les marques que lui avait laissé les menottes, il n’y a pas longtemps. Ce n’était pas encore tout à fais cicatrisé… Et ça, il le devait à ces enculés de flics… Bordel, on ne pouvait plus baisser sa garde, ne serait-ce que le temps de rentrer chez soit…

    Se sortant de ses pensées, notre oiseau de malheur se saisit à nouveau de sa boite de gâteaux, en piocha un et croqua avec hargne dedans, pour calmer ses nerfs… Repenser à ça l’avait énervé… Mais ce pauvre Yoshida n’y pouvait rien, donc fallait pas passer ses nerfs sur lui. Quelle bonne conscience d’âme ce cher Hibari ! Il avala sa bouché puis rouvrit la bouche, décidemment, il était bavard ce soir :

    - Et puis bon, la période de test est finie, j’ai promis cependant de garder un œil sur toi, donc que tu le veuilles ou non, je tiendrais ma promesse. Si tu files pas droit, t’auras affaire à moi.

    Ce regard à demi défiant à demi mauvais… Il ne plaisantait pas… mais vraiment pas ! Dans le genre : « Fais une seule connerie, et je te bute » c’était plutôt pas mal…
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Takeshi, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Jeu 21 Juil - 13:39

En regardant son ainé, Takeshi comprit qu’il l’avait écouté. Bien que celui-là était de dos face à la fenêtre, le jeune homme pouvait discerner son visage grâce aux reflets sur la vitre : la lune éclairait légèrement l’environnement sombre à l’extérieur tandis que la lumière était allumée dans la pièce, ce qui amenait la fenêtre à refléter l’intérieur de la chambre. Il vit alors quelque chose de banal, mais d’exceptionnel venant de son colocataire : il sourit. Il donnait l’impression de réfléchir tout en trouvant cela amusant, surtout lorsque cette mimique se transforma en un sourire en coin : il n’était pas difficile de deviner qu’une idée venait de lui traverser l’esprit… Restait à savoir quoi. S’il n’avait jamais vu son camarade sourire comme cela, il se dit que l’idée devait être… Particulière. A peine était-il sorti de ses pensées que le sourire de l’autre se dissipa aussi vite qu’il s’était dessiné. Il se dressait face à un dos, mais un dos peut être révélateur. En l’occurrence, la posture du second des Mizu’ changea légèrement, on avait l’impression qu’il devenait sérieux, prenant un air grave. C’était la soirée des inédits ce soir : Hibari avait proposé un gâteau, parlé et sourit. Ca change de d’habitude où la communication entre eux ne va que dans un sens, l’autre répondant par des grognements.

- Je n’ai pas prétendu que désarmé tu devenais aussi doux qu’un agneau, seulement, tu vas plus te fatiguer à esquiver plutôt que te défendre réellement. Ça ne mènera nulle part : toi qui esquive, l’autre qui attaque. Ça devient alors un combat d’endurance, et celui qui fait le faux pas le premier gagne. Sauf que, pas habitué à te battre ainsi, ton périmètre d’attaque est chamboulé, tes repères sont moins développés dans ce genre de situation et tu n’as pas les mêmes réflexes que quelqu’un qui s’est toujours battu à l’arrache. Parce que ces gars là, ils ont apprit à voir, des choses que toi tu ne vois pas de part tes aptitudes. Les ouvertures, ils ne les loupent pas et ils frappent fort, parfois avec des couteaux dissimulés sous les manches, avec des renforts en fer sous les vêtements ou tout ce qu’ils ont pu trouver d’autre. Et avec ce tempérament trop gentil tu vas finir par y passer… Si ces gars s’étaient relevés parce que tu avais été trop gentil ? Et si ce réveil s’était passé pendant que vous leurs tourniez le dos ? En plus, ces mecs ont été humiliés, t’as craché sur leur fierté à les épargner comme ça ! Ce sont des choses qu’il faut que tu comprennes, que tu apprennes.

Deux choses choquèrent Takeshi : tout d’abord, la longueur de la tirade. Il arrivait alors à son ainé de parler longtemps… Jusqu’à présent, le jeune homme n’en avait jamais été témoin et encore moins destinataire ! Il releva aussi la voix qu’il employa pour dire cela. Ce n’était pas celle qu’il avait habituellement, le ton était grave et on pouvait affirmer que l’autre ne se foutait pas de lui. C’est comme si Akasen était devenu quelqu’un d’autre un court instant, laissant place à un sérieux troublant.
Il réfléchit avant de réagir à la réplique de son interlocuteur : il ne pouvait pas contester puisqu’il avait indéniablement raison et il savait que chaque conseil est bon à prendre, surtout venant du bras droit Mizuiro ! Néanmoins, il n’était pas tout à fait d’accord avec son ainé sur un point : lorsqu’il avait repoussé les assaillants, il ne les avait pas épargnés pour bafouer leur fierté, mais parce que les tuer aurait eu des conséquences dramatiques. Cela aurait pu mener à une guerre entre clans et il pensait qu’en arriver là pour une agression banale n’était vraiment pas utile. Takeshi est contre la violence gratuite et il préfère résoudre les problèmes d’autres manières et n’utiliser le combat qu’en dernier recours. Son état d’esprit recoupait celui du clan Mizuiro. Ce qui le poussa à les rejoindre.
Il était sur le point de répliquer lorsque son camarade reprit la parole :

- Et puis bon, la période de test est finie, j’ai promis cependant de garder un œil sur toi, donc que tu le veuilles ou non, je tiendrais ma promesse. Si tu files pas droit, t’auras affaire à moi.

Tout en écoutant chaque mot, il sentit le regard de son colocataire le transpercer. Ses yeux étaient rivés sur lui et n’avaient rien de chaleureux. C’était encore plus intense que lorsqu’il le mettait en rogne. Il comprit sans problème qu’il ne plaisantait pas et qu’il avait tout intérêt à ne pas faire de conneries ! Heureusement, il n’était pas du genre à faire n’importe quoi, et surtout pas dans le clan où il se contenterai d’agir comme un membre loyal et respectueux.
Prenant son courage à deux mains (il en fallait pour répondre à cela), il répliqua :

- Je ne voulais pas déclencher de guerre avec les Shiori’s pour avoir tué trois de leurs membres ! Ce n’était pas de la gentillesse mais du bon sens. Comment auraient-ils réagis s’ils avaient appris qu’un Mizuiro avait assassiné trois des leurs ? Tu sais mieux que moi que l’état d’esprit du clan ne repose pas sur la violence, et nos agissements doivent être en accord avec ça. Faire éclater une guerre pour une agression classique n’était assurément pas la bonne chose à faire.

En disant cela, Takeshi prit à son tour un air sérieux qui ne lui était pas habituel. Il discutait d’un sujet grave et ne prenait pas ça à la légère. Il était persuadé d’avoir raison et en plus, il avait agit conformément à sa mentalité. Eviter les conflits n’ayant pas lieu d’être est le meilleur moyen pour préserver la "paix" actuelle. Se décontractant un peu, il continua :

- Pour ce qui est du combat, je ne me suis presque jamais exercé sans sabre, donc c’est normal si mon niveau à mains nues n’est pas exceptionnel… Lorsque j’étais plus jeune, je voulais faire du Taihojutsu, mais mes parents ne voulaient pas me laisser faire ça et après, j’ai plus été attiré par le Kendo. Je voulais juste dire que je ne suis pas ridicule non plus !

Il avait retrouvé son entrain et son sourire, il souhaitait détendre l’atmosphère pesante qui régnait dans la chambre et sa bonne humeur était la meilleure des armes.
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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Jeu 21 Juil - 15:54


« On the verge of destruction I cave in to abduction,
it feels like I need some help, it's too late to save myself or it's just in my head »

    Comme il s’y attendait, Takeshi le prit au sérieux, mais ne se démonta pas pour autant. Bien, c’est ce qu’il fallait. Patience, et volonté. C’était deux maître mots, ou plutôt deux qualités qu’il fallait impérativement avoir pour être un bon membre qui à encore beaucoup à apprendre sur les agissements des autres clans, sur leurs principes, sur les leaders et le reste.

    Cependant, une chose était certaine : notre petit nouveau aura du mal à se faire à l’idée qu’il devra finir par ôter la vie de certains jeunes de son âge… Car cette paix factice ne tiendra pas éternellement, malheureusement. Le coupable pour le massacre d’il y a deux ans n’avait pas été trouvé, et aucun membre de clan n’abandonnerait l’idée de venger les cinquante SDF de la ville. Les gangs s’étaient remis de la guerre, leur population avait regonflée et les accrocs qu’il y avait eut depuis étaient tout simplement minables… Tout du moins, pour ceux auxquels Hibari avait assisté/participé. Les nouveaux membres de clan avaient peur… Peur de mourir, peur de se blesser… Ils avaient peur du sang et de la haine qu’il engendre… Le sang appelle le sang, la haine appelle la haine. Les petits nouveaux ont peur de la guerre. Alors que eux, c’était eux même qui leur filaient la trouille. La peur du lendemain, la peur de se faire égorger pendant la nuit, de retrouver sa baraque en cendre, la crainte de se voir une fois de plus au milieu d’un bain de sang, la crainte de devenir fou et d’en vouloir toujours plus, encore plus…

    Depuis deux ans, jamais Hibari n’avait eut à se donner à fond. Ses adversaires ne se battait pas en ne craignant pas la mort, ils cherchaient à se protéger, donc c’était facile, la plupart du temps, ça finissait sans mort, pace que les perdants prenaient la fuite, ou parce que les gagnants les épargnaient. Quand l’homme à peur, il ne pense plus, quand il est en fureur, c’est encore pire, parce que la fureur et la soif de vengeance, contrairement à la peur bleue, ne conservent pas l’instinct de survie. L’être humain devient alors une simple machine à tuer, avec les mêmes phrases, les mêmes images qui tournent en boucle dans son esprit.

    « Laisse tomber Hibari, il ne peut pas comprendre… »

    - Tais toi !

    Il y eut un grand moment de silence. Hibari venait d’hausser la voix, il n’avait pas entendu ce qu’avait dit son colocataire et pour le moment, a vrai dire, c’était pas sa plus grande préoccupation. Son visage avait pâlit d’un coup et il avait la chair de poule. Il avait oublié qu’il ne devait plus penser à cette époque… à chaque fois, elle faisait son apparition et c’était le bordel… Un frisson lui parcourus l’échine et son corps subissait des sueurs froide, on pouvait sentir tant la tension était palpable autour de lui qu’il luttait contre quelque chose…

    « Comme tu le voudras, mais je ne te lâcherai pas tant que tu n’auras pas vu la vérité en face… »

    La voix s’estompait… Il porta une main à son visage, son bras tremblait légèrement. Il jeta un regard à son colocataire. Reprit son calme durant quelques minutes, poussa un long soupir, laissa retomber sa main lourdement sur le matelas, attrapa son téléphone et envoya un message à une certaine personne… La seule qui puisse vraiment comprendre ce qu’il venait de lui arriver et le seul capable de le calmer. Aussi, il prit une feuille et un crayon dans son sac et griffonna avec empressement ce qu’il venait d’entendre, dans quelle circonstance et il plia la feuille en quatre et la flanqua dans son tiroir de table de nuit. Il balança son téléphone sur le bout de son lit et regarda à nouveau Takeshi, une expression plus sereine faussement appliquée sur le visage. Il eut un petit sourire désolé avant de reprendre :

    - Désolé, je t’ai pas entendu, j’étais ailleurs. Tu peux répéter ?

    Son expression changea alors rapidement, faisant clairement comprendre à son camarade que s’il essayait de poser des questions, ou s’il en parlait à quelqu’un, il était fini.

    Il avait encore les mains moites, ce genre d’incidents s’étaient lentement dissipé depuis la fin des guerres de clan, mais depuis la libération de Shin, il lui arrivait de plus en plus fréquemment d’entendre à nouveau la voix de cette fille qu’il ne connaissait pas… Il ne savait même pas si elle était vivante et doté d’un don de télépathie ou si c’était un mort qui lui adressait la parole, autant vous dire que ce genre de chose, ça ferait flipper n’importe qui.


Dernière édition par Hibari le Jeu 21 Juil - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Jeu 21 Juil - 19:21

Takeshi n’espérait pas faire adhérer Hibari à ses idées. Le convaincre relèverait du miracle et il n’était pas assez fou pour tenter le diable. En revanche, il voulait lui faire comprendre la raison de ses actes. S’il a agit comme cela, c’est parce qu’il pensait que c’était la meilleure chose à faire dans l’intérêt de son clan, et son ainé n’avait pas l’air de comprendre ça pour l’instant, la discussion était de mise. Il était impatient d’entendre sa réaction vis-à-vis de ses propos, même s’il savait qu’il serait compliqué de trouver un terrain d’entente. Lui était arrivé récemment dans le clan et n’a pas été témoin du massacre des Cinquante, origine de la division de la ville en quatre clans. Il y avait forcément une partie plus ou moins importante de l’histoire qu’il ne connaissait pas, et il ne pouvait pas tout comprendre. Il en était tout à fait conscient mais pour lui, quoi qu’il en soit, tuer ne pouvait sauvegarder la paix, surtout quand cela peut être évité. Il se doutait qu’il devrait supprimer des vies au moins pour protéger la sienne, lorsque cette paix qui semblait factice serait abolie, mais cette idée était loin de l’enchanter.

Il porta alors son regard sur le bras droit Mizuiro qui semblait plongé dans ses pensées, le regard vide. Toujours incapable de deviner le sujet de ses pensées, il se contenta de ranger ses affaires qui étaient en vrac, en attendant une réponse. Il sortit son bokken de sa housse et le posa là où il l’entreposait d’habitude : il avait aménagé le mur au dessus de son lit de telle manière qu’il puisse le poser sur deux sortes de crochets, le maintenant horizontal. Ce sabre en bois avait été fabriqué comme tant d’autres au Japon, et plus précisément à Miyakonojo, une ville se situant sur l’île de Kyushu. Il était fait d’ébène noir et était donc lourd, ce qui rendait l’entrainement plus difficile mais permettait à Takeshi de manier son katana encore plus rapidement avec une précision importante. Il avait mis longtemps avant de se décider quel bokken utiliser, rien n’avait été laissé au hasard : il avait méticuleusement étudié chacune de ses caractéristiques (longueur, type de lame, poids, centre de gravité, …) et opta pour celui qui le ferait le plus progresser. Certes, l’habit ne fait pas le moine, mais mieux vaut avoir un bokken de qualité et le jeune homme s’entrainait très souvent.

Sortant de ses pensées, son regard se dirigea de nouveau vers son camarade, qui avait une attitude très étrange. En effet, il était sur son lit et fixait le sol comme s’il réfléchissait si intensément qu’il mobilisait toutes ses capacités intellectuelles, l’empêchant d’agir physiquement. Takeshi ne l’avait jamais vu comme ça et commença à s’inquiéter lorsqu’il vit à quel point son regard était vide. "Qu’est ce qu’il se passe ?! On dirait qu’il va s’évanouir, putain !" Il ne savait que faire face à cette situation inattendue. Au moment où il se leva et ouvrit la bouche pour lui demander s’il avait besoin d’aide (bien qu’il était certain que la réponse serait négative, compte tenu du caractère d’Hibari), son ainé prit la parole soudainement :

- Tais-toi !

Il avait dit cela très vite, les yeux toujours fixés sur le sol, le regard vide. Il semblait vraiment absent et Takeshi n’avait aucune idée de la réaction à adopter. Surpris, il se rassit sur son pieu, ne quittant pas son colocataire du regard. "C’est à moi qu’il parle ? Je comprends pas…" Le jeune homme était complètement perdu. Ne sachant pas à qui il s’adressait, ils étaient bien seuls dans la pièce, mais il avait pourtant l’impression que ça ne lui était pas destiné. La situation était pour le moins étrange, Hibari semblait comme en possédé, il en devenait livide et avait la chair de poule. L’aura qui se dégageait de lui était atrocement agressive, tendue et violente. Le plus jeune pensa alors que la seule chose qu’il pouvait faire pour l’aider était justement de ne rien faire, laisser le calme s’installer. Il resta alors sur son lit, scrutant son camarade. Soudain, ce dernier porta une main hésitante à son visage, ses tremblements visibles troublaient le plus jeune qui n’était pas habitué à le voir comme ça. Le bras droit Mizuiro fit un sourire désolé (rendant encore plus étrange la situation, Takeshi n’avait jamais vu ce faciès sur le visage de son ainé).

- Désolé, je t’ai pas entendu, j’étais ailleurs. Tu peux répéter ?

Woah… C’était une première ça, Hibari qui s’excusait… Il n’en revenait pas. Le jeune homme était subjugué par la tournure des évènements. Qu’avait-il bien pu se passer pour pousser son colocataire à agir aussi bizarrement ? Il remarqua alors qu’il le regardait et que son expression n’avait rien de rassurante : à son regard, il comprit directement la demande de son camarade, qui avait plutôt l’air d’un ordre ou d’une menace : il n’avait pas intérêt d’en parler à qui que ce soit. Il éviterai aussi soigneusement de le questionner à ce sujet s’il tenait à vivre… Bien que beaucoup de questions lui brûlaient les lèvres, il renonça à les poser : ce n’était pas le moment d’énerver son ainé.

- T’inquiète pas, on peut en reparler plus tard si tu veux !

Toutefois conscient que cette réponse ne conviendrait sûrement pas à son interlocuteur, il ajouta :

- En gros, je disais que si je n’avais pas tué les Shiori’s, c’était pour ne pas déclencher de guerre entre clans. Surtout que tuer sans que cela soit nécessaire n’est pas le style Mizuiro, tu le sais mieux que moi. Aussi, je voulais faire un sport de combat à mains nues, plus jeune, mais mes parents ne m’ont pas laissé.

Vu l’état de son camarade, il avait synthétisé ses propos pour ne pas partir dans une discussion trop sérieuse. Selon lui, Akasen n’avait guère envie de parler et souhaitait surtout se poser tranquillement, au calme, il pourrait ainsi récupérer et "oublier" cet incident.
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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Jeu 21 Juil - 21:32


« Le pire nous abuse et nous pousse à ne devenir
Que des écervelés aux icônes incapables »


    Takeshi semblait stupéfait, mais pas non plus terrorisé… Il était curieux comme une fouine ça c’était sûr par contre… Pourtant, y’avait rien de croustillant à savoir ce genre de chose. Hibari s’affala un moment sur son lit en fixant le plafond. Ce genre de chose n’arrivait pas souvent, mais ça lui foutait les boules… Il n’avait jamais été tout à fait normal, mais là, il avait vraiment la sensation de pas être tout seul dans sa tête… vous voyez le genre ? L’impression de ne plus pouvoir se maîtriser et devoir entendre des choses que l’on ne voudrait pas, sans pouvoir y changer quoi que ce soit, parce que se boucher les oreilles n’y change rien… C’est une chose à laquelle il ne pouvait pas échapper, et une chose qu’il ne pouvait pas prévoir…

    La curiosité de son colocataire atteint et tira Hibari de son état de « rêverie cauchemardesque ». Une fois de plus, sa langue claqua entre ses dents quand son coloc’ eut le malheur d’ouvrir la bouche pour dire cette ânerie :

    - T’inquiète pas, on peut en reparler plus tard si tu veux !

    On peut en reparler plus tard ? Il rêvait éveiller ou quoi là ? Il lui parlait et ne s’était pas directement cassé pour aller voir ailleurs s’il y était, ça lui suffisait pas ? Il croyait sincèrement que ça y était, pour trois mots échangés ils étaient potes ? Fallait pas croire en la vierge non plus ! Aussi, notre Hibari, le vrai, le seul, l’unique, reprit son attitude habituelle, bah ouais… les miracles ne durent jamais longtemps :

    - Tu ne t’y crois pas un peu là ? C’est l’genre de truc dont tu ne parles à personne d’autres que ceux que tu connais d’puis une décennie.

    Il exagérait, mais finalement, la seule personne à qui il parlait de ce genre de truc, il la connaissait vraiment depuis plus d’une décennie… Faut dire que c’était de toute façon la seule personne à qui il confiait de plein gré quoi que ce soit… Il se confiait bien à Hideki, mais jamais de plein gré… cette petite raclure le faisait picoler pour l’avoir sous un bon jour plus facilement… raison pour laquelle il finissait souvent dans un placard… D’ailleurs, c’est ce qui arriverait à ce cher Takeshi si ce dernier ne faisait pas un peu plus gaffe à ses fesses. Un Hibari en colère, ce n’est jamais plaisant… et encore, finir la nuit dans un placard, c’était soft, en comparaison de ce qui pouvait arriver…

    - En gros, je disais que si je n’avais pas tué les Shiori’s, c’était pour ne pas déclencher de guerre entre clans. Surtout que tuer sans que cela soit nécessaire n’est pas le style Mizuiro, tu le sais mieux que moi. Aussi, je voulais faire un sport de combat à mains nues, plus jeune, mais mes parents ne m’ont pas laissé.

    Ouais, tuer c’était pas tellement l’esprit du clan, mais là, ces gars ne lâcheraient plus Takeshi tant qu’ils ne se seront pas prit une véritable correction qui les empêcheraient de faire chier un moment et encore… Ce genre de bestiaux ne comprenait pas aussi facilement. Faut dire que vivre dans un taudis pareil au quartier nord ne donne pas envie de se tenir bien sagement alors que personne ne fait rien, et surtout pas pour eux. Ce qu’il voulait que Takeshi comprenne, c’est que ce genre de cas, mieux vaut ne pas lésiner sur les moyens, surtout si c’est pour défendre un des nôtres. Là-dessus, personne ne pourra le lui reprocher. Avant la non violence, c’est la solidarité qui prime chez les Mizuiro’s. Et quoi qu’on fasse, avec des types pareils, on ne peut pas vraiment faire autrement que de se battre.

    Hibari lui aurait bien expliqué tout ça calmement, mais il n’était déjà pas calme lui-même… Il n’était pas vraiment en colère, c’était plus comme s’il tentait d’ignorer où il était, ce qu’il faisait, avec qui il était. Il poussa un long soupir et tenta de se ressaisir, mais il n’eut pas le courage de se redresser. Ainsi, après l’incident qu’il venait d’avoir, il paraissait un peu plus humain, un peu plus expressif. Ainsi, il prit la parole, bien plus désintéressé qu’au début :

    - De toute façon, ces abrutis ne comprennent rien, pas plus le dialogue que la violence… Une fois qu’un d’eux t’as dans l’collimateur, il ne lâche pas, jusqu'à ce que tu craques et que tu lui maraves là tronche, parce qu’ils n’attendent que ça.

    C’est comme si, enfin non, c’était vraiment ça, il parlait en connaissance de cause. Il ne réagissait pas aux provocations, en bon Mizuiro qu’il était, et puis il avait une répartie suffisante pour faire fermer le clapet de ces abrutis. Mais par contre, si on commençait à l’chopper aux coins des rues plus sombres pour l’buter… en général, ça finissait mal, surtout pour eux…

    - Enfin bon, l’idéal ça reste quand même que t’évites ceux là. Autant que tu peux, surtout si tu hésites.

    Il passa ses bras derrière sa tête et posa ses deux yeux sur Takeshi. Finalement, ce p’tit con avait eut ce qu’il voulait : Un Hibari détendu qui parlait comme toutes autres personnes normalement constituées. Bon, s’était de la détente forcée pour oublier ce qui venait de ses passer, mais ça, il n’était pas obliger de le souligner…
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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Ven 22 Juil - 22:46

Cette fois ci, Takeshi n’attendait pas vraiment de réponse de son ainé, compte tenu de son humeur, un grognement n’aurait pas été surprenant. Il s’étendit alors sur son lit où il était assit. Le matelas était vraiment confortable pour un lit d’internat, moelleux et ferme à la fois, c’était un vrai bonheur de s’y allonger et son sommeil n’en était qu’avantagé. Bien que plein d’entrain et d’énergie, il ne dormait pas beaucoup : ses nuits duraient généralement sept heures. Ses journées demandaient souvent beaucoup d’efforts, notamment avec ses activités sportives, et un mauvais sommeil les rendaient pénibles. Lorsque c’était le cas, il se torturait l’esprit dans son lit… La dernière fois, il avait repensé à l’agression des Shiori’s et s’était demandé si ceux-ci tenteraient de se venger, et il arriva à la conclusion que oui, leur clan était réputé pour la violence de ses membres et les assaillants avaient tout de brutes sans cervelles. Pourquoi réfléchissait-il à ça maintenant ? Il savait bien que ça ne l’aiderai pas à s’endormir, mais il ne pouvait pas s’empêcher d’élaborer des scénarios tous plus absurdes les uns que les autres… Une horde de cinquante Shiori’s se jetant sur lui seul, ou encore une embuscade qu’ils lui tendraient chez lui… Tout bien réfléchi, ce n’était pas si absurde que ça, ils en étaient bien capables. Il se disait alors qu’il faudrait être sur ses gardes un moment.

S’extirpant difficilement de ses pensées, il pensa lire un peu histoire de se changer les idées. Alors qu’il se levait en direction du meuble les contenants, il entendit la langue de son coloc’ claquer contre son palais, pour la deuxième fois de la soirée :

- Tu ne t’y crois pas un peu là ? C’est l’genre de truc dont tu ne parles à personne d’autres que ceux que tu connais d’puis une décennie.

Là, il avait l’air vraiment furieux. Le jeune homme ne savait pas pourquoi il avait changé d’attitude aussi radicalement… Il n’avait pourtant rien dit qui puisse l’énerver, ne l’avait pas questionné sur son comportement étrange, il lui avait simplement exposé son avis comme il l’avait déjà fait, et ça n’avait pas déclenché cette réaction chez le plus âgé… Tout à coup, il réalisa qu’il y avait en fait quiproquo. Akasen devait penser que le cadet voulait "reparler plus tard" de son comportement, alors qu’il entendait simplement par là remettre la discussion qu’ils tenaient à plus tard, pour qu’il puisse se calmer et "décompresser" un peu… Le jeune homme réalisa qu’il s’était mal exprimé. Ne voulant pas s’exposer à une colère divine, il répliqua rapidement :

- Attends t’énerve pas, je parlais juste de repousser notre conversation à propos des Shiori’s à plus tard, c’est tout, rien de plus !

Il espérait vraiment que le bras droit Mizuiro le croirait, c’était la vérité. Takeshi n’était pas assez stupide pour le questionner sur sa conduite, il avait bel et bien capté le regard lourd de menace de celui-là… Et il se doutait que ça ne faisait pas parti des choses qu’il disait facilement au premier venu, déjà qu’il ne s’adressait pas à grand monde !

- De toute façon, ces abrutis ne comprennent rien, pas plus le dialogue que la violence… Une fois qu’un d’eux t’as dans l’collimateur, il ne lâche pas, jusqu'à ce que tu craques et que tu lui maraves là tronche, parce qu’ils n’attendent que ça.

Le ton de la réplique semblait totalement désintéressé, comme si son auteur s’en foutait. C’était du moins l’impression qu’avait le plus jeune, il pensait qu’il avait dit cela juste pour se débarrasser de lui et avoir la paix. Il ne doutait toutefois pas de la véracité de ses propos : Akasen était le bras droit du clan et n’était pas du genre à raconter des conneries à ses camarades à ce sujet, même énervé. Il avait de l’expérience et en faisait plus ou moins profiter les autres. De plus, Takeshi avait confiance en lui, il ne se considérait pas comme son ami car ils n’avaient échangé que quelques mots par ci par là, mais il savait qu’il pouvait compter sur lui si quelque chose clochait. La solidarité Mizuiro était à opposer à la non organisation Shiori.

- Enfin bon, l’idéal ça reste quand même que t’évites ceux là. Autant que tu peux, surtout si tu hésites.

Cela conforta Takeshi quant à son opinion : c’était un conseil de son ainé et il avait tout intérêt à l’écouter, l’enregistrer et l’appliquer. Lui-même savait qu’il ne tuerai pas s’il n’en était pas contraint et les Shiori’s étaient comme des bêtes sauvages revenant sans cesse à la charge.

Il porta alors son regard sur son camarade, il avait l’air détendu, un bras derrière sa tête, mais le plus jeune n’était pas dupe : il voyait bien qu’il se donnait un air serein mais qu’il ne l’était absolument pas. Il se rassit finalement sur son lit sans avoir prit de livre et dit :

- D’accord, merci de tes conseils !

Il aurait eu envie de continuer de parler, notamment de combats, non pas qu’il aime spécialement discuter de ça, mais il avait réussit à engager la conversation avec son camarade et savait qu’il excellait dans ce domaine, il aurait voulu avoir quelques conseils de plus concernant le combat à mains nues qui l’intéressait de plus en plus… Pourtant, il sentait qu’Hibari avait besoin de calme, et il avait beaucoup parlé ce soir, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Le jeune lui était en quelque sorte reconnaissant. Il s’allongea alors sur son lit, s’attendant à un grognement en guise de réponse…
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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi] Dim 24 Juil - 17:04


« I've become sick of everyone now
and I don't pray to voice of all the problems and I don't care at all. »

    Hibari poussa à nouveau un soupir. La pression redescendait doucement au fur et à mesure qu’il pensait à autre chose. Il avait envie d’aller sur le toit… Regarder la ville s’étendant sous ses pieds, le soir venu, le détendait. Comme un oiseau, la pénombre le calmait. Il n’était pas dit que la ville était calme le soir venu, mais en ce moment, c’était le cas. Shin était de retour, la fureur Kuroi s’en était allée. Rares étaient donc les effusions de sang violente, tout du moins, rares étaient celle dont Hibari ne pouvait faire abstraction. Le jeune homme se redressa sur son lit et lança un regard sur son téléphone portable : Dômoto devait avoir fini sa ronde, et Kaido aussi… Seulement… Son colocataire semblait vouloir encore discuter et il n’était pas si désagréable que ça… Même si un peu trop curieux pour son propre bien.

    Alors… Ira, ira pas ? Hibari ne savait pas trop… En général quand il allait sur le toit il observait un moment la ville puis il s’allongeait à même le sol et regardait le ciel si ce dernier n’était pas trop couvert. Il ne savait pas trop si son colocataire avait ce genre d’occupation calme, lui qui était un fou du Kendo, il l’imaginait plutôt très énergique. Rien qu’a le voir dans la chambre le soir : il ne restait jamais bien longtemps posé à ne rien faire, là encore il s’était levé dans le but de prendre un livre puis finalement s’était rassis sans rien prendre. Bon, il pourrait toujours lui proposer, pour la forme. Ce gars était suffisamment intelligent pour comprendre que si c’était pour ne pas tenir en place, autant qu’il reste dans la chambre.

    Et puis… y’avais ce feeling qu’Hibari n’avait pas avec d’autres. Sans pour autant dire qu’il l’appréciait déjà plus que comme on apprécie une simple connaissance, le plus grand des deux sentait qu’ils finiraient par bien s’entendre. Comme une sorte de pressentiment. Ça ne serait pas sans accroc, ni sans colère, ni sans divergence d’opinion, mais le fait que l’autre cherche vraiment à le comprendre aiderait beaucoup. Bref, Dans sa réflexion, Akasen avait attrapé son téléphone et notamment la décoration qui y était accrochée : Un petit hérisson aux pics violets. Il s’amusait à le faire passer entre ses doigts tout en le fixant vaguement… Allez, pourquoi pas hein ?

    Ainsi, le jeune homme se redressa, posa son portable sur le bureau de la pièce, quasiment pas utilisé, que ça soit pour l’un comme pour l’autre, s’approcha à nouveau de son armoire, enfila un jean qui avait bien vécu, détendu à souhait par le lavage, à moitié décoloré et troué aux genoux, le tissus ayant cédé à l’usure. D’autres nombreux accrocs témoignaient d’ailleurs du passage du temps et des bagarres sur la trame. Aussi, le jeune homme enfila un pull en coton, col en v, noir dont il retroussa les manches jusqu’au coude, laissant apparent ses poignets meurtris : il s’en foutait, il n’aimait pas les manches longues, et alors quoi ? Sa main gauche attrapa à la volée son portable qu’il enfourna dans sa poche arrière à demi décousue, enfila une paire de converse complètement déglinguées et saisit dans son armoire ce qui semblait être un couteau suisse. Il lança un bref regard à son colocataire qui semblait bien curieux de savoir où pouvait bien aller son colocataire à cette heure là. Le grand brun aux yeux gris saisit une veste sombre, violacée doublée d’un tissus à motif tartan orange. Aussi, il posa son regard sur son colocataire et pris à nouveau la parole :

    - Je vais m’poser sur le toit, histoire de m’changer les idées. Si tu veux, t’as qu’a venir, y’aura moyen de discuter de choses plus… intéressantes pour toi que de baston avec les Shiori.

    Il savait bien que Takeshi n’était pas de ceux qui préférait parler des bastons des clans tout ça tout ça, qu’il préférait certainement parler de la pluie et du beau temps comme deux bon vieux potes… Hibari n’irait sans doute pas jusque là, mais il lui ferait au moins le privilège de passer un moment de détente avec lui, c’était un petit pas pour Takeshi, mais un grand pas pour la misanthropie chronique dont pouvait faire preuve notre porte de prison… c’est qu’il se soignait !

    Ainsi, Hibari ouvrit la porte et se faufila à l’extérieur avant de rentrer à nouveau dans la chambre :

    - Te fais pas pécho par l’autre conne de Dômoto par contre, elle risquerait de me griller aussi et ça ferait chier.

    Et il disparut à nouveau, laissant le calme s’emparer à nouveau de la pièce, ses bruits de pas discrets s’estompant peu à peu.

    Il se retrouva bien vite sur le toit, sachant pertinemment que son colocataire viendrait. Il se dirigea vers une dalle près de la porte de sortie, s’empara de son couteau suisse tout en s’agenouillant. Ainsi, il souleva une des dalles et sortie de cette fantastique cachette deux bouteilles de bière. Il remit ensuite en place la dalle et se dirigea vers le bord du toit, s’appuya sur la grille, décapsula une des deux bouteilles et porta le goulot à ses lèvres, laissant descendre le liquide ambré dans son larynx, un soupir salvateur à l’appui. N’importe qui l’aurait de suite sentit beaucoup plus serein, calme, posé, fixant ainsi la ville illuminée et plutôt calme dans la pénombre bienfaisante qu’offrait le ciel dégagé. Ses yeux se levèrent avec flegme vers la Lune, toujours aussi belle. Astre de la nuit, toujours sur son trente et un et qui rythmait leur vie, faisant basculer la ville dans les activités de la nuit, bien plus nombreuse que ce que n’importe qui pourrait imaginer.

Suite sur le toit ;D
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MessageSujet: Re: Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi]

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Petit à petit, l'oiseau fait son nid ♪ [Takeshi]

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