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"Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari]

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Reita, Kuroi

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Humeur : Rrrrrrrrrh !

MessageSujet: "Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari] Dim 13 Fév - 23:53

    Reita posa un regard froid sur le corps à ses pieds.

    - Lâche, Calypse

    La crocotte obéit sans faire d'histoire, mais garda les babines retroussées, sans grognement. Il recula dans le silence. Le blondinet, d'un air méprisant, posa le pied sur sa victime, et la retourna. Vivante, mais inconsciente, donc parfaitement inutile. Conasse. Comment osait-elle ne plus être en état de répondre à ses questions ? Un peu plus loin, Kennedy sautillait comme un kangourou.

    - C'est bon, vas-y

    Kennedy mit un certain temps à comprendre qu'on s'adressait à elle, mais finalement, elle cessa de gigoter, s'accroupit sur le ventre de la fille et...

    ...et lui pissa dessus. Un genre de bug qu'elle avait développé. Enfin, c'était pas pire que de laguer complètement, hein, Apocalypse ? Reita soupira, et s'éloigna, sans prévenir. Les trois crocottes restèrent une seconde sans comprendre, puis Kennedy et Armaggedon le suivirent. Apocalypse... resta parfaitement immobile. Voyant ça, la jeune revint vers lui, et aboya en sautillant devant lui. Ca ne fonctionna pas, alors elle lui sauta à la gorge, attrapant son collier de fourrure, et lui secoua la tête comme un morceau de viande. Calypse émergea de son coma. Finalement le trio magique rejoignit Reita, qui était déjà à deux rue de là.

    Ces derniers temps, un rien l'exaspérait. Il n'avait plus le gout à rien. Il mangeait quand la grêve de la faim commençait à risquer de le tuer, dormait quand son corps s'effondrait. Il ne touchait plus à ce qui lui tenait à cœur, en dehors de ses ciseaux. Car son habituelle envie de faire souffrir avait subitement pris une une place bien plus grande dans son esprit. Rien d'autre ne le soulageait. Il était perpétuellement en colère. Furieux. Alors il était partit à la pêche aux infos, la version "Ôkami", celle dont on ne ressortait pas indemne. Surtout pas en ce moment.

    Sortant son portable, le borgne s'avisa de l'heure qu'il était. 3h du mat. Ouais, enfin, dans le quartier nord, à partir du moment où la nuit tombait, l'ambiance rougeâtre dégagée par les lampadaires empêchait de voir le temps passer. Ca faisait déjà quatre heures qu'il s'acharnait sur cette fille. Hum... Dans le doute, il porta un peu plus attention à ses mains. La gauche était dans un état potable, mais la droite était couverte de sang. Fuck off... Avec la gauche, il essuya ses lèvres : elles aussi suintaient du liquide rouge. Génial. Pas la peine de regarder ses fringues pour savoir qu'il allait devoir les brûler.

    Une aiguille s'enfonça dans ses tempes, lui arrachant un cris de surprise et de douleur. Reita porta les mains de chaque côté de sa tête, la renversant en arrière. Sa perception du haut et du bas s'envola, et il entra violemment en heurt avec quelque chose. Probablement le trottoir. Une vision... Qu'elle aille se faire foutre. Un nouvel accès de douleur mentale lui arracha un nouveau grognement. Saloperie... Sa respiration devint plus difficile, comme s'il s'était pris des coups dans l'estomac ou la cage thoracique. Il gémit. La douleur de sa tête se propagea dans tout son corps au rythme de l'écoulement de son sang dans ses veines. Il ne voyait pas... Ah, si. Lentement, très lentement, il commença à distinguer les barreaux d'une cellule. Mais vus... de l'intérieur ? Difficile d'en être sûr, difficile de se concentrer. Il avait l'impression d'être plongé dans l'eau, de tout percevoir à travers un sac en tissu. Puis, brutalement, le blondinet fut arraché à son corps, se libérant de la douleur et du semi-coma. Ce qu'il vit alors glaça son circuit sanguin.

    Hibari.
    Il était attaché au mur du fond de la cellule - Reita ne s'était pas trompé - visiblement blessé, les poignets entaillés par ses menottes. Du sang coulait aussi de ses lèvres.

    La vision cessa aussi subitement qu'elle avait débuté. Hibari...
    Comme il l'avait subodoré, Reita était étalé sur le sol, parcourut de faibles convulsions, qui se calmèrent rapidement. Jusqu'à maintenant, il avait crut qu'Ikuto était le seul être humain au monde à pouvoir entrer dans ce que le blondinet appelait le mode "génocide". Avec des gestes lents, il se releva, et se mit en route vers le commissariat du quartier sud. C'était à l'autre bout de la ville, il n'y serait pas à temps pour empêcher ce qu'il venait de voir. Mais son timing serait parfait...

    ...pour tuer tout le monde à l'intérieur.



    A peine moins d'une heure. Pour traverser la ville, c'était pas mal. Les chiens le suivaient. Mais ils restaient étrangement à une distance raisonnable de lui. Peu importait. Reita entra enfin dans le le commissariat. Là, un homme grassouillet suspendit son geste (il allait placé un beignet dans sa bouche) et le regarda.


    - Tu veux quoi, gamin ?

    Pour toute réponse, Reita sourit. Le flic ne remarqua qu'à ce moment le sang dont il était couvert. Quoiqu'encore, il lui semblait être toujours blond. L'homme le regarda avec un air qui s'horrifiait à mesure qu'il découvrait de nouveau détails.

    - Mais...!

    Le sourire de Reita s'affina, s'agrandit. Il dégaina ses ciseaux.

__ "..." _____________________________________

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Dernière édition par Reita le Lun 14 Fév - 2:04, édité 4 fois
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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari] Lun 14 Fév - 0:31

  • « Qu’est ce que les gangs mijotent ?
    - Va te faire foutre connard ! »

    Et un coup de plus… Remarque, il ne sentait même plus la douleur. A croire que le corps humain avait cette folle capacité à s’immuniser contre la douleur suite à des coups à répétition… Vous vous demandez sans doute ce qu’Hibari fait là, un grand gaillard en train de se faire tabasser par deux flics à coup de poing ou de matraque selon l’envie du bourreau ? Lui-même ne le sait pas vraiment a vrai dire ! Il rentrait tout bonnement d’une soirée Mizu’ et, alors que son esprit était altéré par l’alcool, un groupe de sales cons de flics, à priori, s’était jeté sur lui et l’avait assommé. Il s’était réveillé dans cette cellule, a demi suspendu par les poignets par ces saloperies de menottes trop serrées et ces sinistres connards s’étaient mis à le tabasser selon leur bon vouloir pour des raisons parfaitement dérisoires. Elle est belle la force de l’ordre hein…

    Bref pour en revenir à nos moutons, voilà une bonne heure et demi que ces deux flics s’évertuaient à interroger notre bras droit Mizuiro et à lui flanquer une raclée à chaque manque de coopération, c'est-à-dire, à chaque question… Après tout, vous vous doutez bien que ce cher Akasen est très coopératif et très aimable !

    Seulement là, il atteignait ses limites… Les menottes avaient entamé sa chaire, les coups continuaient, sa gorge était sèche comme jamais, il commençait sérieusement à avoir les crocs, il ne savait pas depuis combien de temps, de jours, il était resté là… non, le tableau n’était pas des plus beau ! sauf pour un sortit d’asile ! Le teint bien plus pâle qu’a l’habitude, de vraies valises sous les yeux, du sang au coin de la lèvre, sans oublier le sang séché sur ses avants bras qui venait tout droit de ses poignets.

    Ses deux bourreaux cependant se lassèrent finalement de leur jouet qui ne réagissait même plus sous les coups et repartirent vers le bureau plus loin. Ces salopards lui avait prit son téléphone portable et prenait un malin plaisir à le faire souffrir. Et tout ça, il le ressentait, via l’Ether qui se faisait particulièrement violent en ce moment. Le pire étant le vide qu’Hibari percevait. Ce vide atroce qui émanait de Reita. Ses yeux fermés, il se laissa tomber sur les genoux et visualisa à nouveau cette scène où, finalement tendrement, il embrassait cette Geisha qui n’était autre que ce blondinet qui était, visiblement, devenu l’ombre de lui-même… ce Reita qu’il n’avait connu qu’explosif, s’énervant pour un rien, insultant la première personne venue sans aucune raison… Les raisons ? Il n’en savait rien, il était trop en mauvais état pour en percevoir quoi que ce soit. Dans son état actuel, il ne percevait que les souffrances, les vides, et les diverses inquiétudes, notamment celles de sa mère et des Mizuiro’s… entre autre. Hibari poussa un long soupir saccadé, sa respiration se faisait difficile.

    Notre jeune homme entra alors dans un état de demi-sommeil, entre le noir complet et l’éveil. Il fut vite sortit de sa torpeur par la douleur du métal rentrant dans sa chair. Ses bras tout entier étaient en feu. Pour le coup, il aurait donné n’importe quoi pour être en cours d’économie, si tant est qu’il ne fût pas là !

    Lui qui pensait être tranquille un moment… Ses bourreaux revenaient déjà, munis cette fois d’une barre en fer. S’en sortirait-il seulement vivant ? Les autres ne viendraient jamais le chercher dans un endroit pareil ! Dotant plus que, si ses souvenirs étaient exactes, le commissariat se trouvait en territoire Akai… Qui plus est dans des ruelles propices à des guets apens !

    Même réfléchir et penser c’était douloureux, à ce stade ! Un coma inopiné serait le bienvenu ! Mais visiblement, ces chers connards ne souhaitaient pas que leur jouet passe en mode « off » sans leur permission (actions). Ainsi, l’un deux levait sa barre de fer tandis qu’Hibari lui lançais un regard emplis d’une animosité voilée par la fatigue. Seulement, une colère supplanta tout le reste, faisant oublier au Mizuiro le danger qui planait au dessus de lui. Reita… Reita en pleine furie… Pourquoi ? Il n’arrivait même pas à savoir ! C’était proche, très proche, trop proche. Il ne l’avait pas vu depuis son anniversaire… Mais il devait sans doute poursuivre une Akai, tout simplement… Mais soudainement, il entendit du grabuge dans le commissariat. Sa vue était altéré par son état et il ne distingua pas grand-chose, malheureusement, mais il cru percevoir nettement son blondinet.


    *** putain, voilà que j’ai des hallucinations maintenant… ***
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: "Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari] Lun 14 Fév - 1:20

    Trois... Quatre... Facile. Reita bougea sans réfléchir. Il n'assimilait même plus les mouvements qu'il faisait. Tout son esprit était envahi par la rage. Le quatrième corps tomba lamentablement par terre. Pour lui, le Kuroi avait visé la tête, chose rare. Habituellement, il préférait la gorge, pour le sang. Mais... nan, pas aujourd'hui. Cinq... Un coup de feu se fit entendre, et presque immédiatement Apocalypse sauta à la gorge d'un sixième homme, qui s'effondra comme une masse au sol. Les deux autres entrèrent à cet instant. Arma imita son jumeau, mais Kennedy resta immobile, comme interdite. Trop jeune. Reita perçut un bruit, très faible, mais ça suffit à l'alerter, et il fit brusquement volte-face. Non... personne... Juste le fond du commissariat. Tout le monde était mort, alors ? Quoi... ? Déjà ? Un spasme le secoua. Il n'y avait plus personne, c'était déjà fini ? Des sanglots lui serrèrent la gorge. Pourquoi pleurait-il ? Pas pour les morts. Alors quoi ? Tous ce qu'il ressentait était contradictoire. Il ne savait plus ce qu'il faisait ici.

    Alors l'image d'Hibari, furtive, lui revint en mémoire, et les larmes coulèrent de son œil valide. Il attrapa la première chose qui passait, une chaise de bureau, et la lança avec toute sa fureur. Kennedy dégagea rapidement du point d'impact dans un crissement de griffes contre le parquet. Merde, il la visait pas, pourtant... Il en profita pour renverser un bureau- celui qui allait avec la chaise - et s'acharna dessus, à coup de pieds, pendant plusieurs secondes. Puis il se souvint des cadavres, et s'approcha de l'un d'eux. Le premier, le grassouillet. Il avait une famille ? Des enfants ? Ouais, sûrement deux filles. Et il était mort. D'ordinaire, ce genre de pensée post-boucherie le plongeait dans un profond dégout de lui-même. La dernière chose qui lui prouvait qu'il était humain, la culpabilité. Mais là, il ne sentait que la colère, et l'envie de faire souffrir. L'appel du sang, comme on disait à l'Ouest... Mais pas de n'importe lequel.

    Rangeant ces ciseaux, Reita enjamba plusieurs hommes pour rallier le fond du commissariat. Il bouillonnait, et il sentait que ce qui le calmerait se trouvait là, au fond, dans cette cellule. Pour une fois, son visage et sa blondeur avait été épargnés par les éclaboussures sanguines. Hélas, il n'en allait pas de même pour ses mains et ses avant-bras. Franchement, qu'importe. Les crocottes étaient restées dans la première pièce.

    Ca y était. Les cellules. Hibari était dans la troisième, à gauche, il le savait. Il le sentait. Il n'avait pas pensé à prendre les clés, tient... Oh, mais pas besoin, c'était ouvert ! Il resta un long moment sur le pas de la porte à barreaux.


    - Hibari...

    C'était sa voix, ça ? Risible. Minable. Les sanglots revinrent. Reita laissa tomber sa tête en arrière, et partit dans un rire grave et faible. Le sale fuckin' enfoiré. Il ne l'avait ni vu, ni entendu, ni ressentit depuis... Combien, trois semaines ? Depuis ses 19 ans, en fait. Monsieur séchait les cours ! Espèce de...

    De nouvelles larmes coulèrent sur sa joue. Il renversa sa tête en avant, et fixa à nouveau le Mizuiro. Sale enfoiré...

    Il ne le savait pas, tellement son esprit se consumait de colère, mais il avait un regard implorant en détaillant les blessures du brun. L'odeur de son sang emplissait toute la cellule. Hypnotisé, Reita s'approcha enfin de lui. Il avait le souffle un peu plus court qu'à l'accoutumée. L'accoutumée... Quand il rigolait aux blagues débiles, mangeait la part d'Ikuto avant de rentrer chez lui pour avoir son propre repas, sortait des répliques foireuses, envoyait chier à loisir... Depuis trois semaines il n'avait plus agit comme "Reita" l'aurait fait. Il avait d'abord cessé de rire, puis tout simplement de parler. Ikuto ne l'avait pas questionner, justement parce qu'il avait deviné. Les autres l'avaient tellement fait chier...

    Et maintenant, il l'avait enfin sous la main. Là, à peine conscient, presque soumis, incapable de quoique ce soit. Ils n'étaient plus que les ombres d'eux même, à ce qu'il semblait. Sans se soucier une seule seconde de la douleur que ça pourrait lui procurer, le Kuroi s'appuya sur les épaules d'Hibari, et, se hissant sur la pointe des pieds, lécha ses lèvres. Le gout du sang lui parvint comme un choc électrique, et il se remit à pleurer en silence, pourtant toujours aussi furieux. Et que lui ne prononce pas un mot, ou il le mordait !

__ "..." _____________________________________

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari] Dim 20 Fév - 22:46

  • Du raffut, beaucoup de raffut. Ça en faisait mal aux oreilles. Il n’y avait plus que ses oreilles qui étaient en état de marche et sa boite crânienne résonnaient comme un ampli de guitare électrique dont le volume aurait été poussé à son maximum. Ses deux bourreaux étaient partis, visiblement, faire mumuse avec le responsable du grabuge. L’Ether, lui, se déchainait au fur et à mesure que Reita, maintenant il était sûre de l’identité de l’énergumène dont provenait cette colère épouvantable, se rapprochait. Cela suffit à lui donner l’envie de perdre conscience. Il devait passer en mode off pour sa propre « santé mentale » qui était déjà un peu trop endommagé. Hibari laissa pendre sa tête vers l’avant, ce qui eut l’effet désagréable de tendre les muscles du haut de son dos.

    Des bruits de chien maintenant, de la souffrance provenant des victimes, et puis encore ce vacarme atroce qui s’amplifia encore suite à un gros choque sur le parquet. Puis, des bruits de pas, rapides, un peu trop d’ailleurs. Soudain, Reita passa l’encadrement de sa porte de cellule. La colère était atroce, il pleurait. Il était en colère après Hibari, pourquoi ? Dans son état de demi-conscience, notre oiseau chercha la réponse, qu’il ne trouva pas vraiment. C’était parce qu’il séchait les cours ? Mouais, pas convaincant, autant dire que son cerveau buggait et qu’il n’était plus capable d’user de son don comme il le souhaitait, ça semblait plus plausible.

    La dernière chose qu’Hibari pu voir, derrière ses yeux gris voilés par la douleur et la fatigue, ce fut le regard de ce blondinet qui semblait totalement désespéré pour le coup. Son cerveau venait de se débrancher et là le trou noir, pendant un millième de seconde. Puis, à nouveau une image, puis plus rien et ainsi de suite jusqu'à ce que la coupure se fasse plus longue. Hibari luttait contre la douleur et le sommeil. Ne pas dormir, au risque de ne jamais pouvoir se réveiller… Seulement là, ça paraissait compliquer de ne pas céder au doux coma qui semblait l’appeler avec insistance.

    Reita s’était rapproché alors qu’Hibari s’était déconnecté. Il se sentait partir quand soudain quelque chose lui fit vaguement reprendre conscience. Reita s’était appuyé sur ses épaules, déclenchant une décharge électrique dans ses bras ainsi que son dos, le faisant s’échapper un grognement étouffé. C’était atroce. La douleur continuait de le tarauder, de l’user, lui provoquant des bouffées de chaleurs abominables. La fièvre devait monter petit à petit. Il fallait dire que l’endroit n’était pas des plus propre non plus, très humide, mal entretenu, plutôt chaud, l’endroit, pour la saison bref, un nid à bactérie quoi.

    Seulement, il n’avait pas le temps de tergiverser sur le débat sanitaire qui lui avait vaguement traversé l’esprit : Autre chose le fit frémir. Reita avait avancé son visage vers le sien, et avait passé sa langue sur ses lèvres. Hibari rouvrit les yeux à ce moment et plongea ses yeux anthracite entouré de larges cernes dans l’œil azur de son blondinet. Sa lèvre frémit légèrement et il poussa un soupire saccadé. Fichue côte brisée ! Hibari respira comme il le put puis entrouvrit les lèvres afin de laisser échapper d’une voix rauque :


    - Reita…

    De nouveau un soupir déchiré en plusieurs parties sous la douleur provoquée par cette maudite côte, puis :

    - Si tu pouvais me détacher avant de faire des trucs obscènes…

    Le tout était étriqué et à un volume moindre, mais bon, nous ne le changerons pas, même au bord du coma… Hibari un jour, Hibari toujours…
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: "Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari] Dim 6 Mar - 9:16

    Hibari avait la respiration saccadée de celui qui s'est prit trop de coups. Putain... S'il n'avait pas déjà tué tout le monde, Reita serait bien ressortit pour refaire un peu de ménage. L'espace d'une seconde, leur regard se croisèrent, et le blondinet eut un coup au cœur. Quelque chose qui ne lui ressemblait pas du tout. Un élan de compassion, ou plutôt une envie soudaine de prendre un peu plus soin de cet abruti. C'était, une fois de plus, en totale contradiction avec ses pulsions sadiques.

    - Reita...

    L'intéressé plongea le nez dans le cou d'un brun. S'il sortait une connerie, ça allait vraiment, mais vraiment mal se mettre !

    - Si tu pouvais me détacher avant de faire des trucs obscènes...

    Une soudaine colère noire fit raffermir à Reita sa prise sur les épaules du prisonnier. Dans l'idéal, ça lui arracherait un gémissement de douleur... Le blondinet allait sortir une phrase dans le genre de "Ferme ta putain de gueule, immonde connard" mais la conviction lui manqua trop. Il avait l'impression que la simple force de parler l'avait quittée.

    Exactement comme un animal

    Reita ferma son l'œil, se relâchant un peu, se reposant encore plus sur le corps déjà endolori d'Hibari. Il estimait que le faire souffrir était un droit qui lui revenait légitimement. Les raisons en étaient très confuses dans son esprit, comme tout le reste d'ailleurs.

    Sans prévenir, il décida de planter ses dents dans le cou du brun. Il avait dans l'idée de lui laisser une marque pour au moins quelques jours. Parce qu'avec ce qui venait de se passer, nul doute que ce sale enfoiré allait encore passer la semaine chez lui ! Le borgne, bien qu'ayant assez de mal à s'extraire du présent, surtout pour se projeter dans le futur - ce qui était tout particulièrement étrange pour un voyant - se rendait pourtant bien compte de ça. Et de savoir cette trace dans le cou de l'autre pauvre crétin soulageait un peu sa haine, sa fureur, sa frustration. Il soupira de plaisir en santant vaguement le goût du sang contre ses lèvres, s'abandonna un peu plus dans son espèce de transe.

    Il y eut un jappement clair et inquiet derrière lui, auquel Reita répondit machinalement par un grognement agressif. Kennedy n'était pas là depuis longtemps, elle n'avait pas vraiment l'habitude de reconnaître les moments où tu viens voir et ceux où tu la ferme. Il y eut un vague bruit étouffé dans le dos du blond. Probablement la plus jeune qui venait de sauter au collier d'Apocalypse. Elle faisait souvent ça quand la situation lui échappait. Y avait-il des risques pour le cerveau de Calypse ?

    Enfin, Reita lâcha Hibari, et recula de quelques pas. Il l'observa en silence. Un sourire décomposé naquit sur ses lèvres et les étira étrangement. Il y avait peut-être une justice dans ce monde cruel, finalement


    - Si seulement tu savais à quel point tu m'énerves...

    D'ici, sa voix était éraillée, comme si on l'avait étouffé un peu trop longtemps. Une pensée en entrainant une autre, il eut subitement la folle envie de serrer ses mains autour du coup de sa victime de brun, qui soit dit en passant était toujours suspendu par les poignets. Poignets qui suintaient de sang... Son regard, en dérivant vers le droit, se fit étrangement fiévreux. Il y avait une tentation malsaine dans les pas qui le dirigèrent vers la main reliée au mur, dans les mouvements qui le firent l'attraper, en approcher son visage. A nouveau, quand il passa sa langue sur le sang coagulé, le blondinet laissa lui échapper un soupir faible, qui trahissait le plaisir vil qu'il y prenait.

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari] Sam 30 Avr - 7:09

  • Un léger gémissement de douleur se faufila entre les lèvres du grand brun. Il savait que sa petite remarque aurait énervée Reita, mais il n’avait pas pu s’en empêcher. D’ailleurs, le blondinet lui mordit méchamment la nuque, laissant échapper un soupir entre douleur et satisfaction d’Hibari. Lui, maso ? Si peu…

    Cette douleur lui reconnecta le cerveau et l’odeur du jeune Kuroi lui chatouillait les narines. Ses cheveux blonds chatouillaient la peau de sa nuque et un léger sourire s’inscrit sur son visage : Reita était énervé. Pourquoi ? Parce qu’il avait disparut et qu’il ne viendrait pas au lycée pour un bon moment encore. Seulement, les épaules du jeune homme le rappelèrent à l’ordre : Ce gosse de riche s’appuyait décidemment un peu trop sur son corps endoloris et meurtri. Aussi, le Mizuiro grogna et bougea son épaule où reposait le blondinet, ou tout au moins autant qu’il le pouvait : son corps refusait le moindre effort…

    Mais l’albinos se retira de lui-même, baragouinant quelque chose comme : « Si tu savais à quel point tu m’énerves ». Un sourire satisfait se dressa à nouveau sur le visage fatigué d’Hibari. Il aurait donné cher pour être en état de se dégager et de le serrer tout contre lui, d’enfouir son visage dans cou et d’embrasser la moindre parcelle de peau offerte. Ça devenait une véritable obsession, surtout depuis la soirée déguisée qui avait eut lieu chez les Kurokami. Et quelle ironie : une semaine qu’il disparaissait et c’était Lui qui venait le chercher.

    Mais ses réflexions furent interrompues : Reita se dirigeait vers son poignet droit, toujours cette expression quelque par malsaine greffée au visage. Le brun sentit les doigts froids du jeune blondinet autour de son poignet puis il sentit la langue de ce dernier passer sur le sang coaguler. Et visiblement, il aimait ça. Soit, si c’était son fantasme, Hibari se prêterait volontiers au jeu, mais pas maintenant : Il était vraiment en trop mauvais état… La douleur persistante de ses épaules venait d’envahir sa nuque, puis sa tête et Hibari la laissa tomber vers l’avant. Si seulement ce cher Kuroi pouvait réprimer ses pulsions et genre… le détacher ? Un nouveau grognement s’échappa de sa gorge. Il luttait pour rester ne serait-ce que dans cet état semi comateux, cette état de demi conscience. Il ne se sentait même plus la force d’ouvrir les yeux, se sentir si « impuissant » [FMA POWA !!] le fit grogner encore plus, soupirer et finalement, le noir total, cette fois, la perte de conscience était totale.
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: "Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari] Mar 28 Juin - 22:22

    Reita ne remarqua l'inconscience d'Hibari qu'après quelques secondes. Il resta coi quelques secondes de plus, les lèvres contre son poignet, puis sortit précipitamment. Non qu'il craignait pour la vie du suspendu, mais il ressentait subitement un besoin plus que pressent de dégager d'ici. Une fois à nouveau dans les bureaux, le blondinet fouilla les cadavres à la recherche des clés qui libèreraient l'Akasen. Il les trouva sur le grassouillet, celui qui avait probablement deux filles, et son cœur rata un battement d'horreur en songeant à ces deux petites qui ne verraient plus jamais leur père, qui venait de se faire sauvagement tuer par un chien sauvage. Il fila plus vite que l'éclair détacher les poignets sanguinolents du plus grand, avant de le charger sur son dos pour déguerpir. Les sueurs froides qui coulèrent lentement le long de sa nuque rendirent encore plus morbide son impression de l'open space maquillé en scène de crime barbare. Et l'air fraic de la nuit ne lui fit pas le bien qu'il espérait. Ce n'était pas le moment de flancher, s'il s'effondrait il ne pourrait pas se relever avant suffisamment longtemps pour que les Akai's qui trainaient et l'observaient ne lui fassent la peau.

    Bordel, qu'est-ce qu'il foutait là ? Sans réfléchir, le jeune borgne fila droit vers la frontière commune entre le Sud et l'Ouest, flippé comme jamais. Il n'avait même pas pensé à ce qu'il ferait après. En fait, il n'avait pas pensé du tout, laissant la peur panique lui dicter son comportement. Les crocottes suivaient le mouvement. Arma et Calypse semblaient légèrement curieux, sentant le problème avec leur maître, mais Kennedy était paumé, comme mal à l'aise, ne sachant pas ou se mettre.

    Finalement, Reita traversa la ligne et rentra dans son territoire. Ici, il y avait trop de Kuroi's qui trainaient, même en bordure, pour qu'un ou deux Akai's ne décident de le suivre. Le blondinet s'écroula alors, entre le soulagement et l'envie de vomir qui lui arrachait le bid comme un grand coup de crocs. Il balançait délicatement - autant qu'il le pouvait, en tout cas - le corps inerte d'Akasen sans regarder où et posta les chiens à sa surveillance, avant d'aller cracher ses tripes derrière quelques poubelles aux pieds de ruines d'anciennes villas. En revenant auprès du mort, il effraya un mec, un blond qu'il ne connaissait pas. Celui-ci feula comme un dingue - Reita lui répondit en jappant agressivement - et bondit en arrière, au sommet d'une poubelle. Trop retourné pour marquer l'exploit, le borgne récupéra son cadavre et le traina. Sa maison - son château - se trouvait complètement à l'opposé de là où il se trouvait, le plus loin possible du lycée et par la même de la frontière Ouest/Sud. Et pas la même, le plus proche possible de Odayaka. Traverser tout le quartier en trainant un corps ne fut pas une mince à faire, et prit un bon quart d'heure au Kuroi. Mais il parvint malgré tout chez lui. Une fois dans le jardin, il contourna l'immense propriété pour entrer par un niveau du sous-sol. Là, il grimpa le plus discrètement possible et gagna la pièce "nuit" de sa chambre. Là, il lâcha Hibari sur son lit, et l'observa en silence un long moment, rongé par l'horreur et la conscience aiguë de ce qu'il venait de commettre. Sans qu'il ne s'en rende compte, les larmes coulèrent de sas prunelle unique et dévalèrent sa joue ou elle formèrent une rivière de repentance. D'un pas lourd, comme si chacun de ses membres étaient couvert de chaines, il rallia sa salle de bain dont la baignoire était absente et fit couler de la douche palaciale une eau assez chaude pour lui brûler la peau. Peut-être que comme ça il laverait son crime ? Ou peut-être qu'au moins il s'infligerait une punition assez forte pour mériter encore de vivre ? Non, ça, il le savait : c'était impossible. Avec tout ce qu'il avait fait, il ne pouvait plus avoir ce droit là.

    En revenant dans sa chambre, il reposa à nouveau son regard borgne et inondé d'horreur sur le brun à moitié décédé. Puis ses jambes le lâchèrent et il chut aux pieds de son propre lit, secoué par les spasmes du dégout de sois-même, entre le souvenir et cauchemard éveillé, avant de sombrer lourdement dans un sommeil sans rêves.

__ "..." _____________________________________

« Monsieur Kurôkami, vous êtes hippopotomonstrosesquipedaliophobe »
« Quoi ?! NOOOOOON !! »




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"Ta gueule, c'est juste ton sang qui m'intéresse" [Hibari]

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