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"On s'est pas déjà vu quelque part...?"

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Reita, Kuroi

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Humeur : Rrrrrrrrrh !

MessageSujet: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Dim 17 Oct - 16:55

    Reita s'éveilla dans un hurlement horrible. Apocalypse en tomba du lit. Armaggedon, lui, avait finit par s'habituer : ça faisait 3 semaines que ça durait. Ces espèces de... cauchemars.. atroces... Chaque nuit... Reita passa une main sur son visage - sur ses yeux. Il n'en pouvait plus. Toutes nuits depuis 21 nuits, le même genre de rêve... Il ne savait pas si c'était pire que les rêves de la cruauté humaine. Parce que ceux là n'en étaient pas. Pas du tout. Ceux là n'étaient pas non plus de simples cauchemars, mais bel et bien des visions de l'avenir. Et pire que tout : des visions cochonnes. Nan, ça encore, ce n'était pas le pire. Le pire, c'était les détails. Il voyait toujours tout ! Et putain, ça durait longtemps. A chaque fois il était impliqué. Mais s'il n'y avait eut que lui ! Nan, à chaque fois, celui - car en plus, EN PLUS, c'était un mec - avec qui il s'envoyait en l'air pendant plusieurs heures - avec des pauses d'environ 15 minutes à peine - ce fucking mec n'était personne d'autre que Akasen Hibari !

    Reita savait parfaitement que ses visions, du moins pendant son sommeil, était toujours influencées par son subconscient. Ce qui signifiait - mais il écartait violemment cette pensée dès qu'elle se présentait - qu'il avait une envie furieuse d'allonger le dit Akasen.

    Eau froide, vite. Le bruit du robinet ouvert le ramena à une température normale - au dessus de 30°, il risquait sa vie, non d'un chien ! - et lui vida l'esprit. Bon... On était quel jour, déjà ? Samedi ? Samedi 24 octobre ? Mais oui !! Ca faisait un moment que sa mère s'activait à préparer une "petite sauterie" - disait-elle, donc une giga teuf, quoi. Elle avait dit qu'elle inviterait toute la ville. Mouais... Les seules personnes dont la venue importait aux yeux de Reita étaient Ikuto et Hi... RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !! Ikuto ! Juste Ikuto !!! Il lui semblait bien que sa mère avait mis les Akasen sur la liste, mais... Akasen (l'enfoiré de fils) ne voudrait jamais venir. Tant mieux.

    Une fois un peu plus serein, Reita gagna la pièce "jour" de sa chambre et... Tient... C'était quoi, ces vêtements suspendus au cintre qui normalement portait les fringues qu'il devait mettre pour la journée (choisit par maman et placées là par Yoko-san) ? Sa mère, dans l'entrebâillement de la porte, le regardait avec un sourire... indéfinissable. Le genre que Reita n'aimait pas voir sur son visage.


    - Maman... ? Que puis-je pour vous ?

    - Reita. Vous n'ignorez pas que j'ai prévu une fête pour votre anniversaire, n'est-ce pas ?

    - En eff...

    Une armée de domestique surgit de derrière Maman Kurôkami et se jeta - nan, c'est lui qui exagère la situation - sur Reita

    - Et bien j'ai décidé qu'il s'agirait d'un carnaval. Il va donc de soit que l'invité d'honneur - vous - ne puisse pas se présenter sans un costume à couper le souffle...

    Ca, le souffle, il l'avait coupé, oui ! Entre les domestique qui lui enlevait son T-shirt de nuit - gris chiné, avec un chibi de chien rouge dessus - tandis que d'autres entreprenaient de lui faire une toilette rapide mais efficace - il ne prenait pas de bain, ni même de douche, pas dans une salle de bain en tous cas. Son lavage quotidien se faisait souvent comme ça... en moins nombreux dans la même pièce - et commençaient déjà à le coiffer, il ne respirait plus !

    - Cela va sans dire, tout le monde sera costumé. Impossible donc de prévoir si vous serez ou non le plus spectaculaire. Mais il y aura un concours de costume - truqué, bien sûr - que vous gagnerez, et ainsi tout le monde pourra voir à quel point vous êtes magnifique...

    Elle avait joint les mains sur sa poitrine dans une expression de béatitude qui faisait peur. Lentement, ses yeux d'un noir de jais se baissèrent sur son fils qui n'était plus sûr d'en être une, et dans une expression sadique, elle asséna :

    - En geisha

    Reita soupira de soulagement, bien que toujours malmené par les domestiques

    - En geisha... Ok

    - QUOI ?!

    - Ben Et bien... Soit, je serais déguisé en geisha

    - ...

    Maman Kurôkami se tourna dos à son fils, posa une main sur son menton, anxieuse... Il sembla à Reita qu'elle murmura "Je n'ai pas le temps d'en prévoir un autre...", puis elle se tourna de nouveau vers lui et le regarda neutrement.

    Depuis toujours, elle avait voulut une fille. Lors de l'échographie, quand on lui avait annoncé qu'elle serait mère d'un petit garçon, elle avait fondu en larme :

    - JE VAIS VOUS ASSASSINEEEEEEER !! C'EST DE VOOOOOTRE FAAAAAAAAAAUTE, ENFOIRE !! ,avait-elle dit au médecin

    Puis, quand il était né, qu'elle avait vu qu'il était borgne, elle avait été boulversée :

    - TUEZ-MOI CE SALE BATARD !! IL EST BLOND !! CONNARD, VOUS M'AVEZ TROMPEE !!! RAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!

    Oui, certains sons de Reita, ainsi que certaines façons de réagir lui venait directement de sa mère. Bref. Il avait été à ça - très peu - d'y passer plusieurs fois. Mais finalement, au bout de deux jours, elle était tombée amoureuse de ce petit bout de chou si mignon - et, contrairement à pas mal de chieurs, très calme, comme conscient que s'il gueulait trop il ne ferait pas long feu - et s'était habituée à avoir un fils. Maintenant, elle arrivait même à en être fière ( excellentes notes, violoniste virtuose, très bon manieur de ciseaux, voyant... Oui, ça aussi elle le savait ), elle arrivait même à en être fière donc, mais elle avait toujours regretter de ne pas avoir de fille. Alors, quand il s'était révélé que Reita était androgyne, elle avait sauté sur l'occasion, et l'habillait en fille au moindre prétexte. Bonheur parmi chance : il la laissait lui choisir ses vêtements, et elle ne se privait pas. Mais là, franchement, elle était atteint le sommet de son art - le travestissement de mineur... et oui. Après plusieurs heures de pomponnage, coiffage, de retouche pour le kimono, pour le masque, bref, après 8 heures, elle avait enfin la fille dont elle avait toujours rêvé (les invités avaient commencé à arriver depuis un peu moins de deux heures)

    Elle le regarda avec amour, puis son visage se crispa subitement. Elle s'éclipsa, revint avec un verre rempli d'une mixture étrange.


    - Buvez

    Reita pris le verre et but cul sec. C'aurait été du poison, ça n'aurait rien changé. Il préférait obéir et mourir moyennement vite que désobéir et...

    - Qu'est-ce que c'est ?

    CHOQUED !! C'était quoi cette voix ??? Il regarda sa mère, qui était visiblement la seule à comprendre.

    - De quoi parfaire votre déguisement n_n

    Sans un mot de plus, laissant Reita digérer qu'il allait avoir une voix de fille pour la soirée, elle le traina dans le salon immense.

__ "..." _____________________________________

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Dernière édition par Reita le Lun 18 Oct - 4:02, édité 3 fois
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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Dim 17 Oct - 17:47

  • Hibari ouvrit les yeux dans un sursaut. Encore… autant au début tout ceci le faisait sourire intérieurement, mais là, ça le gonflait sévère et pire encore, il avait la nette impression d’être pathétique. Le jeune homme passa une main sur son visage où quelques gouttes de sueur perlaient puis souleva avec appréhension la couette avant de pousser un soupir d’exaspération.

    *** Hibari, mon pote, trouve toi un coup d’un soir… ***

    Parce que oui, voilà maintenant depuis plusieurs semaine, les rêves quelques peu érotique (pour pas dire complètement porno) du jeune homme était de plus en plus fréquent (en somme presque dès qu’il fermait les yeux). Ces rêves le mettant en scène avec Kurôkami dévoilaient des fantasmes de notre grand gaillard qui ne s’étonnait même plus de voir qu’ils étaient de plus en plus étranges. Bref, comme chaque matin, Hibari resta un moment assis sur son lit à contempler le problème : il bandait.

    Avec un soupir de lassitude, Akasen s’extirpa de son lit et fonça directement vers sa salle de bain « privée », se débarrassant de son caleçon au passage et fonçant sous un jet d’eau glacée – merci la douche ! – L’eau se réchauffa peu à peu et Hibari tenta d’ignorer le problème comme il le put, seulement, alors qu’il s’était résolu à ne plus céder à ces saloperies de rêves, une main rebelle et incongrue s’aventura un peu plus bas et s’occupa du dit problème.

    Une fois débarrassé et après de nombreux jurons ayant passé outre les cordes vocales du jeune homme et surtout une fois sa toilette finie, il sortit de la cabine et enfila une serviette autour de sa taille, l’eau ruisselant le long de son dos depuis la pointe de ses cheveux de jais trempé. Alors qu’il repassait dans sa chambre et s’apprêtait à enfiler un vieux jean et un T-shirt usé et large, Hibari crut bien faire un infarctus en voyant sa mère derrière la porte avec un air suspect à souhait :


    - Bordel Maman qu’est ce que tu fous là !
    - J’en étais sûr, t’as encore « oublié »
    - Hein ?
    - L’anniversaire de ta princesse aux chiens
    - Ah meeeerde….
    - Allons, pas de mauvaise fois
    - Oh ça va, fiche moi la paix avec ça, c’est pas tes affaires d’abords ! et c’est pas non plus une raison pour que tu fasses une intrusion dans ma chambre !
    - Il fallait bien pour que je t’amène ton supeeeerbe costume
    - DE QUOI ? Faut que je me déguise en plus ? HORS DE QUESTION !
    - Tu sais avec ton père y’a des positions qu’on n’a pas encore…
    - C’est bon, C’EST BON !! je viens, pitié, pas de film d’horreur avec Mister Kronenbourg

    Après ce long débat avec sa mère ou plutôt cet immonde chantage, Hibari jeta un œil au dit costume : Un pantalon noir de toile, jusque là, ça allait, suivit d’une chemise blanche avec des manches plus amples aux poignets ainsi qu’une immonde cravate avec des sorte de froufrous, une grande veste sombre cintré à la taille, un grand chapeau ainsi qu’un loup noir masquant à demi le visage… « Un vrai petit lord anglais » avait précisé Maman Akasen avec toute la fierté du monde… Hibari, lui, poussa un long soupir et les poils de ses bras s’électrisèrent quand une boule de poil non identifiée passa le pas de sa chambre :

    - Maman, dégage le cadeau de ma piaule et emballe le avant qu’il ne pisse sur mon parquet !
    - Mais arrête ! il est propre ! t’exagère ! tout ça parce que TU vas l’offrir à Kurôkami-kun !
    - Ne prononce pas son nom, je vais faire une autite…. AÏE ! Mais ça va pas !!! Depuis quand tu me frappe !
    - Ça t’apprendra à dire des choses comme ça !

    Et c’est ainsi que Maman Akasen sortit de la chambre, sans le chiot qui regardait Hibari avec de grands yeux niais… Cette enflure de petit nouveau – un informateur nouvellement recruté – allait lui payer cher… Et puis pourquoi avait il accepté d’aller a cet anniversaire d’abord ! Ah… Parce que sa mère l’avait menacé de tester son lit avec son paternel durant son absence, chose inacceptable. Le jeune homme posa ses deux perles anthracite sur le costume posé sur son lit… La petite famille devrait partir d’ici trois heures – vive la grâce mat’ à la Hibari – histoire d’arriver a une heure correcte, à savoir, dix-huit heure.

    Il enfila donc le dit costume une demi-heure avant de prendre la route et Maman Akasen s’était chargé du cadeau. Son fils s’installa à l’arrière de la voiture en ruminant et baragouinant dans un langage inconnu et la petite troupe prit la route, lui en lord anglais donc, maman Akasen, parfaitement ridicule dans une tenue de « dogwoman » et Papa Akasen qui ne s’était pas foulé, lui et avait opté pour un costard, tout simplement. Bref, c’était la loose… Et quand la petite troupe arriva au lieu de la fête, Maman Akasen dût à nouveau jouer du chantage pour extirper son fils de la voiture ainsi que le chien…

    Le jeune homme finit donc par descendre et suivre sa famille jusqu’au hall d’entré, pas franchement enthousiaste. Heureusement pour lui, Madame Kurôkami ne semblait pas encore en présence de son fils, ce qui laissait du temps à Hibari pour se préparer psychologiquement à cette fichue rencontre.

    A un moment, alors qu’Hibari s’assit et commençait à se dire qu’il n’aurait jamais du venir, Maman Kurôkami passa devant lui et disparut derrière une porte, plus loin, une mixture étrange dans les mains et peu de temps après, Reita se fit trainer par sa mère jusque dans la pièce où tout les convives se trouvaient. Comment il savait que c’était Reita ? Merci l’Ether bien sûr ! Le grand brun avala difficilement sa salive. Le blondinet passa devant lui durant son « trainage » par madame Kurôkami et s’ils avaient été seuls, Hibari lui aurait assurément sauté dessus, c’est pour vous dire.
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Reita, Kuroi

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Humeur : Rrrrrrrrrh !

MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Lun 18 Oct - 5:19

    Reita, bien qu'il se faisait trainé par sa mère, était encore alpagué de tout les côtés par les retoucheuses. La seule qui parvint réellement à stopper Maman Kurôkami fut Yoko-san. Il y eut comme un froid entre les deux femmes, qui s'observèrent farouchement, jusqu'à ce que Yoko-san déballe ce qu'elle tenait dans les mains : le fameux masque. C'était un genre de loup en dentelle noire, dont l'intérieur était à peine plus épais qu'un collant, ce qui laissait deviner les traits qu'on cachait en dessous, mais le contour - la dentelle noire ne se trouvait réellement que là - était travaillé d'une manière si complexe et en même temps si fine qu'on ne pouvait pas se concentrer sur le peu de visage qui filtrait pour le reconnaitre. Mais un détail cependant attira l'œil de Reita, c'était le cas de la dire : l'un les yeux du loup, le droit, n'existait purement et simplement pas. Il sourit, se doutant que ce genre de délicate attention, même si on n'aurait jamais put le deviner ou même le croire, était le fait de Maman Kurôkami.

    Avec des gestes lents et précis, Yoko-san lui enfila le loup en dentelle et replaça une mèche blonde devant l'œil droit. Il doutait que ce genre de masque aille réellement avec un kimono traditionnel long, en satin rose, avec une - très jolie, il fallait - broderie de papillon d'or, ni même avec l'ombrelle pourpre en papier qu'on lui avait donné (parfaire le déguisement, avait dit maman). Cela dit, quand on lui présenta son reflet, il dut bien convenir qu'en fille, il se défendait bien.

    Armaggedon et Apocalypse, pendant qu'il ne regardait pas, avait été teints en loups noir tout les deux. Et ayant tous les deux les yeux rouges, impossible de les différencier. A ceci près que Calypse avait une démarche moins assuré qu'Arma, et qu'il allait falloir le rebooter régulièrement dans la soirée. Et puis bon, fallait pas déconner, ils se ressemblaient pas, même en ayant la même couleur. D'ailleurs, il avait fallut beaucoup plus de teinture pour Calypse et l'odeur presque acide qu'il dégageait était entrain de détruire l'odorat de Reita.

    Pas une seconde à perdre. Tiré par sa mère, il passa devant l'entrée pour gagner la salle de réception. Juste à ce moment entraient une femme vêtue d'une manière ridicule, un homme en costard et... Reita n'eut pas le loisir d'observer cette troisième personne, Maman Kurôkami avait la niaque. Elle pila devant la grande porte de la salle, arrangea les détails que la course folle de Reita avait dérangé, puis, dans toute sa dignité, ouvrit la porte (elle était déguisée en femme d'affaire, chignon, lunettes, tailleur... elle trichait, quoi). Reita, flanqué de ses deux chiens... Non. Une mystérieuse jeune fille, suivie par deux loups (ça le faisait déjà mieux) pénétra dans la salle d'un pas lent. Pas mal de regards - masculins - se posèrent sur lui/elle pour ne plus le/la lâcher. Youpi. Reita les ignora avec classe, assez pour que même un habitué se mette à douter de son identité, lui qui habituellement manquait cruellement du savoir vivre de la haute société.

    Se faufilant dans un coin sombre, il retrouva un garçon déguisé en chat. Ils échangèrent quelques mots, le chat lui confia une petite boîte, puis s'éclipsa dans l'ombre. Reita resta un moment seul, puis s'approcha d'une haute fenêtre qui donnait sur la petite terrasse (celle qui ne faisait que 15m²), et chercha quelque chose des yeux. Il n'y voyait pas excessivement bien, mais assez pour remarqué qu'après tout ce temps, le trio qu'il avait entrevu à l'entré n'était toujours pas arrivé. Il soupira, un peu déçu, mais ne relâcha pas son attention. Si à la limite, il se contre foutait de Dogwoman et le Pingouin, il voulait absolument pouvoir détailler à nouveau la troisième personne. Un lord anglais ? Oui, de ce qu'il avait vu, c'était dans ce gout là. Enfin, il entra. Il sembla à Reita qu'il se séparait rapidement des deux autres, chargé d'un énorme paquet. Une domestique l'invita à le déposer dans la pièce à côté, qui servait à accueillir les présents, et dans laquelle on ne pouvait plus circuler.

    Maman Kurôkami avait prévu exactement le déroulement de la soirée : D'ici 30 minutes, Reita allait devoir ouvrir au moins la moitié de ses foutus cadeaux de gens qu'il ne connaissait même pas, puis un film de lui remerciant avec un sourire princier les convives pour leur cadeaux meeeeerveilleux (il avait fallut une trentaine d'essais avant que la prise ne soit bonne).

    Le lord anglais réapparut dans la salle des fêtes et accrocha le regard turquoise de Reita. Il n'arrivait pas à s'en détacher. Assis (assise) avec noblesse, les deux loups noirs couchés de chaque côté de son siège, la joue dans la main, il (elle) dévorait littéralement de l'œil ce personnage intrigant. D'un côté il avait très envie d'aller à sa rencontre, d'un autre il ignorait totalement qui il était et ça le refroidissait un peu. Reita n'était pas partisan de ce genre de rencontre - un peu comme le seep dating, Maman Kurôkami lui avait fait essayer pour se trouver une cavalière pour le bal de ses 18 ans, l'an dernier... horrible.

    Ca le froissait un peu mais si le lord ne faisait rien, Reita devrait passer la soirée à le regarder de loin.

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Lun 25 Oct - 9:13

  • Un des domestiques se jeta presque sur lui pour lui indiquer la pièce où était entreposé les présents. Hibari s’engouffra dans la pièce et failli tout faire tomber, le pauvre chien y comprit… Seulement, par le biais d’on ne sait quel miracle, un paquet solide était à sa droite et il put poser une épaule dessus afin de s’y appuyer. Le jeune homme se débarrassa rapidement du paquet puis poussa un long soupir. Même après une semaine de repos complet, sans aucune sortie, sans l’absorption de ne serait-ce qu’une goutte d’alcool, Hibari n’était toujours pas au top de sa forme. Il n’avait pas encore fait le plein d’émotions positives afin de diluer un peu toute la souffrance qui secouait encore l’éther…

    Une fois qu’il eut replacé son loup, qui masquait parfaitement le reste de cerne qui encadrait son visage, il ressortit de la pièce comme il put et balaya la salle des fêtes du regard. Trop… Il y avait trop de monde, vraiment, c’était chiant… Tous déguiser en plus, sans rajouter que certain avait franchement l’air ridicule… non pas que lui se considérait beaucoup mieux… Il se sentit soudain comme… bouffé du regard. Hibari balaya à nouveau la pièce et aperçu Reita, le fixant et le détaillant sans se gêner, preuve qu’il ne savait pas qui se cachait derrière ce costume ridicule, ou pas encore. Le « lord » soutint le regard du blondinet pendant un long moment, ses perles anthracite se plongeant dans la turquoise de l’androgyne. Ce dernier était assis, encadré par ses deux chiens, complètement noir aujourd’hui, miracle de la teinture, sûrement.

    Le jeune homme s’efforça à détourner son regard. Faire un scandale ici ne serait pas bien vu. Mais merde était-il au courant ne serait-ce qu’un minimum qu’il lui donnait tout simplement l’envie de se saisir de lui et de… STOP ! Pas de pensée purement intolérable ici. Non, rester dans la même pièce c’était vraiment trop dangereux ! Direction la terrasse !! vite !

    Hibari se leva donc de sa chaise, sa mère lui lançant un drôle de regard auquel il ne répondit que par un haussement d’épaule puis il s’esquiva donc par la porte vitrée de la terrasse. Là, il s’appuya sur la balustrade et souffla un grand coup… cette soirée était pire que la torture. Nerveusement, ses doigts s’agitèrent sur la rambarde contre laquelle il était appuyé. Un vent frais vint lui chatouillé les narines et le fit frissonner. La nuit était tombée rapidement après leur arrivée et tout était a peu près calme ce soir à Shizuka. Quelques émotions lui parvenaient, une légère excitation régnait dans la salle derrière lui et presque tous était focalisé sur Reita… la poigne du brun se resserra sur la balustrade. Jaloux, lui ? Non, a peine… Il ne se rappelait pas avoir déjà désiré autant quelqu’un… En tout cas, pas au point de se surprendre à penser vingt deux heures sur vingt quatre à cet énergumène.

    Connerie d’hormones… Sérieux ! Pourquoi il avait fallut qu’il naisse avec ! [BF powa >.<]

    Hibari poussa à nouveau un soupir et posa sa joue dans la paume de sa main, blasé. Si il pouvait claquer des doigts et se retrouver chez lui… Il se sentait encore fatigué ce cette fichue tuerie, à Odayaka… Rien que d’y repenser, il en avait la boule dans le fond de la gorge. Saloperie de don… Et dire qu’il y en a dans son clan, parmi les rares au courant qui l’envie… S’ils savaient… On a jamais rien sans rien et souffrir pour des choses qui ne nous concerne pas toujours est dur… Avoir l’accès à l’Ether demande une grande force mentale que l’on n’a pas toujours en étant petit. A votre avis, pourquoi y’a-t-il beaucoup de mortalité infantile ? Parce que beaucoup de ces bébés sont sans doute mis à l’épreuve par leur don, et beaucoup y reste… Reita aussi, doit souffrir de son don… Et voilà ! Il se remettait à penser à lui alors qu’il avait choisit un sujet de réflexion farfelue et particulièrement chiant… Non pas que Reita le soit… enfin sauf quand il fait son caractère de cochon et que… Ouais bon… Il s’avouait vaincu là… Pas moyen de se le sortir de la tête. Surtout quand il est dans le même bâtiment… Mais pas moyen de s’en approcher, trop dangereux, enfin, ça serait surtout dangereux pour le costume…
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Reita, Kuroi

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Humeur : Rrrrrrrrrh !

MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Mer 27 Oct - 8:16

    En sortant - vivant ! - de la pièce à cadeaux, le lord avait soutenu son regard pendant longtemps. Reita n'avait déjà pas une vue excellente, alors dans la semi-pénombre qui régnait dans la salle, il ne pouvait pas détailler son visage, car en plus de la distance, comme tout le monde ici, le lord portait un loup, comme le voulait la tradition du carnaval. Mais finalement, après ce long moment, l'autre se détourna et sortit sur la terrasse (vous savez, la petite de seulement 15m²)

    Il le faisait exprès ou quoi ? Armaggedon s'était redressé à son passage et avait jappé, reconnaissant mieux que son maître de qui il s'agissait. Reita se mordit la lèvre - puis pensa au fait qu'il était maquillé et que Maman Kurôkami le tuerait si il foutait en l'air son rouge à lèvres, et arrêta. Faisant un effort pour se tenir (parce que même si vous ne la voyez pas, l'ombre de Maman Kurôkami plane toujours sur vous !), il ne pouvait pas s'empêcher de trépigner intérieurement. Il sortait ? Il sortait pas ? Et même s'il sortait, il irait lui parler ? Avec cette voix foireuse (merci maman) ? Et s'il sortait et restait là comme un con, ç'aurait servit à quoi ? Mais si il ne sortait pas, il le regretterait toute l'année. Huuuuuuuuum... Et puis un autre type de question vint s'ajouter au précédant : le lord l'avait regardé, donc il avait bien vu qu'une geisha le dévorait du regard - parce que bon, fixer intensément quelqu'un, ça s'appelle comme ça - et il avait même soutenu ce regard... Alors, fuckin' shit, POURQUOI s'était-il barré ?

    Pour une fois, ne laissait rien paraître de ses émotions. Mais il eut malgré tout un geste d'énervement. Glissant ses doigts sous la mèche blonde qui tombait sur son visage, il effleura son œil droit, de gauche à droite, pendant plusieurs secondes. Oui, il avait eut pire, comme marques d'agacement. Mais encore une fois, il redoutait terriblement les représailles de sa chère maman.

    Il hésitait, faisant des calculs de probabilités abominables, réfléchissant encore et encore pour essayer de savoir si oui ou non il allait se bouger le cul. Au pire il se prendrait une veste, il survivrait... Et puis il avait vraiment très envie d'en savoir un tout petit peu plus sur ce mec qui lui rappelait étrangement quelqu'un sans qu'il puisse savoir qui exactement.

    Finalement, Reita se leva. Réfléchir, c'était pas tellement son truc - sans déconner !! - il préférait de loin assouvir ses envies. Avec souplesse et grâce, assez pour qu'on puisse être certain qu'il ne s'agissait pas de ce bon vieux Reita en tout cas, il quitta sa chaise et adaptant sa démarche à son kimono...


    - Mademoiselle, m'accorderiez vous cette danse ?

    Putain de bordel de MERDE ! Reita se retourna lentement en essayant d'afficher un sourire radieux capable de cacher son énervement. L'entreprise sembla réussit à merveille car le garçon qui avait osé lui adresser la parole lui rendit ce sourire. Reita grinça intérieurement des dents. Ce mec, ridiculement déguisé en marin (il avait même le pompon ! Affligeant !) n'était autre que Kurôkami Kaito, l'un des cousins les plus vindicatifs de Reita. Et ce sale enculé n'avait pas été foutu de reconnaitre la personne qu'il haïssait le plus au monde, et était entrain de l'accoster comme si de rien n'était !! Sourire radieux, sourire radieux, sourire radieux... Reita devait être convaincant avec cette expression de pure ravissement, ça semblait marcher à merveille sur ce bon vieux Kaito. Il allait refuser poliment quand il senti un regard le tuer en le poignardant dans le dos. Fucking Shit !

    - Mais... certainement n_n

    Fucking voix de merde. Bon. Reita n'avait pas fait très attention à la musique. Mais là, il était bien obligé. Et ce qu'il entendait lui fit horriblement froid dans le dos : un slow !!



    Noooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon !! Et dire que Reita s'était enfin décidé !! Vite, une excuse à la con. VITE ! Euhm... "J'sais pas danser" ? On parle d'un slow, là... "J'ai déjà un cavalier" ? Alors pourquoi t'as accepté, connasse ? Et pendant tout ce temps, FucKaito l'avait entrainé bieeeeen au milieu de la piste de danse histoire que tooooout le monde les voit !

    IDEE !! Kaito ne pouvait pas blérer les chiens. Parfait. Discrètement, Reita jeta un coup d'œil aux loups restés près de la chaise. Seul Armaggedon le capta - Apocalypse avait sûrement buggé, il fallait le rebooter - et s'avança vers le duo si bien assorti (un marin ridicule et une geisha, qui fallait l'avouer se défendait) dans un grognement sourd, assez peu sonore. Kaito bondit en arrière en hurlant d'une manière vraiment pas virile du tout. Il suffit à Reita de s'éclipser silencieusement à l'autre bout de la pièce. Furtivement, il regagna sa place initiale et tenta de débugger Calypse. Malheureusement, il fallait y aller à coups de pieds et ça foutait pas mal la noblesse des geisha en l'air. Bon. Tant pis, il avait toujours Arma, qui l'avait intelligemment suivit à distance. Bien. La terrasse. Okay. Reita inspira à fond. Repérant Kaito (qui se planquait parce que quand même, il avait crié comme une fille), le blondinet s'assura que la voie était libre, puis s'approcha de la porte-fenêtre et l'ouvrit.

__ "..." _____________________________________

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Mer 27 Oct - 20:18

  • Hibari s’affala à moitié sur la rambarde qui s’avéra être en marbre… Beh voyons… Y’en a qui ne se gêne pas sérieux ! En même temps, on parle des Kurôkami là… La musique changea soudain de rythme, un slow ? L’horreur… L’ennui profond se superposa à la mine boudeuse de notre cher Akasen, un soupire désespéré à l’appui. Il détestait se faire trainé dans ce genre de fête bondé où tout le monde a un air niais au possible sur le visage ! Hibari lança un regard dans la salle et vit sa Geisha se faire accosté par cette pédale de marin à pompon. Pire encore, Reita lui rendit un sourire chaleureux complètement… faux ? Enfin Reita qui sourit de cette façon là, ça ne peut que paraître impossible, surtout a un abrutis de marin…

    Hibari lança son pied contre la rambarde et grinça des dents : *** bordel, ça fait mal le marbre T.T ***

    Une fois remit, il tourna à nouveau la tête vers le milieu de la piste de dance et là, Beh là… plus de Geisha… Bordel, il était passé où ? Ah… là-bas… Il… Il donnait un coup de pied à ce pauvre chien qui devait être Apocalypse… L’autre crétin à pompon venait de lancer un cri atroce que même Hibari, alors qu’il était sur la terrasse, avait perçu. Il se cachait désormais parmi la foule.

    Le jeune homme se tourna a nouveau vers l’extérieur et soupira longuement à nouveau. Il serait probablement tranquille toute la soirée. Les convives colleraient suffisamment cette Geisha pour qu’il puisse espérer ne pas avoir d’occasion pour lui sauter dessus… Il avait déjà eut suffisamment de chance de ne pas avoir été repéré en tant qu’Akasen Hibari, ennemis publique numéro un, alors autant qu’il se tienne à carreaux.

    Seulement, c’était sans compter sur Reita et sa folle obsession qu’il faisait ce soir sur ce pauvre Lord Anglais qui n’avait rien demandé a personne, un vrai Caliméro. Dans sa poche, son téléphone portable vibrait. Il sortit donc le mobile et aperçut un message, de sa mère… Merde, qu’est ce qu’elle lui voulait encore ! Hésitant, il ouvrit la page et vu, inscrit en grosse lettre capitale et en majuscule : « QU’EST-CE QUE TU FOU SUR LA TERRASSE !!! »
    Hibari tourna la tête vers le coin le plus proche de la salle et aperçut par la baie vitrée sa mère, en dog woman qui le fusillait du regard… Précaution numéro une en rentrant à la maison : changer le verrou de sa chambre ou en installer un supplémentaire, au choix…

    Derrière lui, il entendit les portes s’ouvrirent et là, il eut un très mauvais pressentiment… Hibari se retourna et aperçut… Reita qui avait toujours son œil fixé sur lui. A nouveau, la turquoise et l’anthracite s’entrechoquèrent et Hibari soutint le regard du blondinet à nouveau. Ne pas dire quoi que ce soit, surtout pour dire une connerie ou pour se faire griller… ne répondre que le strict minimum syndical.

    Mais tout de même, Hibari reste et restera Hibari… Il ne put s’empêcher de détailler ce foutu gosse de riche qui se défendais, il fallait le dire, très bien en Geisha, même si Akasen n’aimait pas vraiment tout ce rose. Oui, il en ferait bien son quatre heure, comme dirait l’autre, c’est aussi pour ça qu’il fallait éviter tout contacte et limiter les échanges. Ce mec avait un effet pire que l’alcool sur notre alouette et Hibari en était pleinement conscient, raison de plus pour se tenir a une distance raisonnable donc du blondinet travestit. Môman Kurôkami n’apprécierait sans doute pas vraiment qu’on saccage les… allez, soyons raisonnable et disons trois heures minimum de préparation ! Du moins pas dans le début de la soirée, car si Reita s’avérait collant, advienne que pourra…

    Alors, Hibari resta là, le regard planté dans celui du blondinet qu’il dépassait d’une bonne tête, un léger sourire en coin agrafé sur le visage malgré tout.

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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Ven 29 Oct - 23:56

    Bien. Maintenant qu'il était face au lord anglais, il avait une meilleure occasion de le détailler. Et il y avait une chose qui le frappait. Déjà il était très grand, chose assez peu courante, du moins à ce point là. Il devait faire une tête de plus que la geisha. Mais à la limite, même si ça lui rappelait très vaguement quelqu'un sans savoir qui exactement, la chose frappante n'était pas là. Il s'agissait de la couleur de ses yeux. Le loup qu'il portait la faisait ressortir, et Reita, qui déjà était fasciné par les différente pigmentations d'iris, se faisait littéralement scotché par le gris anthracite qui le fixait. Il ne remarqua pas tout de suite le sourire en coin épinglé sur la bouche du lord. Un sourire qu'il n'aima pas tellement. Il avait quelque chose de... vicieux ? Un peut, oui. D'un côté il se sentait très attiré par ce personnage mystérieux, d'un autre il avait presque envie de le frapper. Étrange mélange, qui le fit se tenir à l'écart un petit moment. Juste en face de lui à le zyeuter avec intérêt. Depuis qu'il avait ouvert la porte-fenêtre, il était immobile, comme figé. Il n'y avait pas fait attention, en fait il s'était même oublié plusieurs minutes - plus ? - en se concentrant sur les yeux de l'inconnu. Cette couleur... Exactement la même que celle des yeux Hibari.

    Un frisson de dégout parcourut l'échine du blondinet, sans qu'il puisse pour autant se décrocher des yeux de son vis-à-vis. Hibari... Il n'était certainement pas venu. Un petit pincement dans son cœur lui fit finalement détourner la tête. Pfff... Il n'avait rien à espérer d'un tel immonde salopard. Sans déconner ! Cet enfoiré avait sauté sur son voisin pour lui rouler une pelle ! Un fuckin' voisin de table qui en plus ne ressemblait à rien T^T. Sur le coup, Reita se souvenait d'avoir pété les plombs. Il avait pas dut avoir l'air fin, tiens... M'enfin merde quoi ! Et l'autre ahuri de première (Kojima) qui se pointait juste après, tout sourire, avec un son fickung enregistrement ou Hibari "lui offrait l'équivalent d'une déclaration", avait-il dit. Le blondinet savait qu'il y avait des gens à qui on ne pouvait pas faire confiance. Et il était tellement déçu qu'Hibari en fasse - selon ses propres critères - partie.

    Mais il aurait dut s'en douter ! Ils sont forcément louches, les gens qui vous traine jusque chez eux et vous installe dans une position franchement étrange pour vous sécher les cheveux ! Ou qui glisse le nez dans votre cou ! Ou qui vous lèche du nutella sur la joue... Fermant l'œil, Reita soupira. D'un de ces soupirs qui vous font plus penser à un soupir de plaisir que d'agacement. Et il y avait les rêves, aussi... Sauf qu'eux au moins n'étaient pas encore arrivés. Bordel, s'il continuait de penser à ça...

    Breeeeeef ! Il reporta à nouveau son attention sur le lord. Son costume lui-même était plutôt crédible, surtout quand on comparait à l'autre taffiole de marin à pompon... Fallait même avouer que ça lui allait pas mal.

    Reita était sur le point de faire des observations un peu moins chastes quand le vibreur d'un téléphone le tira de ses pensées. Il avait un portable sur lui ? Il n'y avait que sa mère pour tout prévoir à ce point. Il venait de recevoir un SMS de son numéro disant :


    "Plus que 10 minutes"

    En plus d'être effrayante d'organisation, elle avait une horloge dans la tête. Enfin. Il allait bien falloir qu'il lui parle, à ce lord, nom d'un chien ! Avec cette voix ? Quoiqu'à la limite... Mais surtout, pour lui dire quoi ?... Ne trouvant aucune réponse, Reita garda son silence. L'idée une fraction de seconde lui était venue de l'inviter à danser mais... Ben ce soir, il était une fille - la fille que Maman Kurôkami avait toujours désirée - et il ne pouvait donc pas se comporter en garçon. Et oui, son éducation de gosse de riche reprenait parfois ses droits. Presque parfaitement immobile depuis 5 bonnes minutes - depuis qu'il avait ouvert la porte, en somme - il devait bien avouer que ce coup-ci il se sentait très très con.

    Il écouta la musique distraitement et remarqua qu'il s'agissait d'une valse au violon. L'un de ses morceaux préférés. Il ne tiqua pas immédiatement. Mais quand brusquement il reconnu une façon TRÈS particulière d'aborder un rythme en particulier, il sursauta presque et se retourna - faisant au passage voler les mèches d'or qui s'échappaient de sa coiffure.


    - Nom de Dieu !

    Encore cette fucking voix... Reita était si choqué qu'il ne s'en aperçut qu'à peine. Occultant tous les autres sons dans son esprit, il écouta la valse. Il s'écouta jouer. Il enregistrait soigneusement chacune de ses réussites pour les offrir à sa mère à Noël, son anniversaire et la fête des mères. Mais celle-là était un "extra", une de celle qu'il n'avait jamais enregistré. Visiblement, quelqu'un d'autre l'avait fait. Sûrement avec l'aide de Yoko-san. Bon. Relax, personne ne saurait que c'était lui qui avait joué cette reprise. Personne ne pousserait le vice à aller clamer son nom à une salle qui contenait la moitié de la ville en plus de toute la famille.

    Reita se tourna à nouveau vers le lord. Il vit au peu qu'il distinguait de son visage une expression qui lui fit penser qu'il venait de commettre une bourde en pensant à ça...

    Le morceau changea. Encore du violon. Encore Reita, surtout. Il se mordit la lèvre (tant pis pour le maquillage, merde). Celui-ci ressemblait bien plus à celui qu'il avait entendu dans sa vision, chez Hibari... Juste avant que celui ci ne glisse son visage vers la joue de l'albinos. Qu'il ne la parcoure de sa langue qui, sur la peau froide et pâle du Kuroi, avait été brulante...

    PUTAIN ! Inspire... Expire... Reita venait de passer à deux doigts de la catastrophe du siècle. Il doutait que ce genre de "réations purement physiologiques" passe inaperçu dans un kimono en satin rose assez près du corps comme le sien...

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Mer 3 Nov - 15:17

  • Reita restait là, à l’observer avec un intérêt certain. La Geisha eut un frisson, de dégout. L’Ether ne trompait pas. Pourquoi ? Oui, voyons pourquoi ! Qu’avait il fait encore ! … Le lord anglais masqua du mieux qu’il le put un air surprit. Reita pensait à lui… Bon pas forcément en bien hein, puisqu’il en était dégouté… mais il pensait à lui, c’était déjà ça. Puis, et là, ça fit s’agrandir encore le sourire du lord, le blondinet se mit à repenser aux moments les plus « tactiles » qu’ils avaient pus partager et poussa un soupir pouvant s’apparenter à un soupir de plaisir. Une nouvelle information supplémentaire vint allumer une étincelle nouvelle dans le regard métallique : Reita rêvait, et pas vraiment le genre de rêve qu’une petite fille fait, voyez vous ! Alors lui aussi ? C’était net maintenant, il l’aurait. Cette période de mauvaise fois à tout rompre, était classée et Hibari se trouvait maintenant dans un nouvel état d’esprit.

    Notre cher Lord anglais continua de détailler sa Geisha, sans aucune pudeur, appuyé négligemment sur la rambarde de marbre, ses yeux brillant d’un éclat légèrement lubrique. Le vibreur d’un téléphone sortit Reita de ses pensées (ou plutôt de sa contemplation) et eut le même effet pour Hibari qui se mit une claque mentale : *** Tient toi à carreaux mon pote, il t’a pas encore grillé ***.

    Mais en plus !! Il était venu de lui-même et ne disait absolument rien ! Il était juste la pour le narguer ou quoi ? Peu de temps après, Reita se retourna vivement en prononçant quelque chose du genre : Nom de Dieu, avec une voix… En faite, Hibari fut tellement surpris sur le coup qu’il ne pensa même pas à rire ! Il avait fait quoi ? Dite lui pas que Madame Kurôkami avait été jusqu'à inventé une machine qui change votre voix ! (non, Hibari n’est pas débile >.<)

    Il semblait surprit, et avec un petit coup de pouce venu de l’extérieur, il réussit à comprendre le comment du pourquoi. Un fin sourire étira les lèvres du grand brun, pas un de ces sourires vicieux à souhait accompagné le plus souvent d’un regard qui vous déshabille, non, non, un vrai sourire, presque doux. Oui, ça lui arrive de ne pas avoir soit cet air blasé, soit cet air de vicieux. Seulement, cette expression ne resta pas longtemps, déjà, Reita se tournait vers lui à nouveau et Hibari prit une expression un peu plus habituelle, son sourire redevenant son sourire en coin, assez taquin. Une chose était sûre, d’après la tête que tirait Reita, Hibari savait que Reita savait qu’il savait !

    Le morceau changea et le blondinet se mordit la lèvre. Cette expression qu’il arborait maintenant fit passer la langue du grand brun sur ses lèvres qui avaient visiblement de plus en plus envie de gouter à nouveau à la peau de ce faux albinos californien.

    Et là, c’est le drame. Reita, une fois de plus, repensait à cette légère perte de contrôle qu’il avait eut chez lui. Hibari ferma un moment les yeux en souriant, ailleurs. Il re-visualisait tout, se rappelait de chaque sensation. La peau fraîche et pâle du Kuroi sous sa langue, cette même peau contre son torse.

    Alors qu’il entrait dans une sorte de transe – à qui la faute, hein !! – Hibari avait rouvert les yeux et se dirigeait à pas mesurés vers la « Geisha », une fois suffisamment près, poussa la porte fenêtre pour la fermer et tira Reita, le plaquant sans violence contre le mur, posant sa main droite dans le cou frais du Kuroi tandis que la gauche s’aventurait le long de sa hanche. Le visage du Mizuiro s’approcha de celui de Kurôkami et, comblant le dernier espace, posa ses lèvres sur les siennes, collant son corps contre le sien avec plus de conviction. Enfin, enfin il y goutait. Un léger soupire d’aise s’échappa d’entre ses lèvres et Hibari glissa lentement, embrassant le coin de sa lèvre, puis, longeant la mâchoire et enfin, venant se nicher à nouveau dans le coup du blondinet, comme il y avait un bon moment maintenant, lorsqu’ils avaient été seuls dans sa chambre. L’autre ne bougea pas, sur le coup, sans doute à cause de la surprise. Hibari, ne se contentant finalement pas de ça, retourna à l’assaut de ses lèvres, cherchant cette fois à passer outre cette barrière, quémandant l’accès et le droit à un baiser moins chaste.
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Ven 5 Nov - 23:46

    Le lord anglais avait bougé. Silencieusement, il avait tiré Reita pour le plaquer contre un mur et à présent... Il l'embrassait. Dans un réflex malvenu, l'albinos avait bien faillit le frapper ou le mordre, mais il avait suspendu l'ordre mental fait à son corps. Il réalisait qu'en fait, c'était sans doute ça qu'il attendait. Quoi, s'il est hétéro ? Bien sûr qu'il est hétéro ! Vous l'avez regardé ? C'était pas parce qu'il était très attiré par ce mec qu'il était pas hétéro ! (ben, en fait... si).

    L'autre descendit lentement vers le cou de Reita, qui se mis à frissonner. Dans un soupir, un gémissement plaintif lui échappa. Pas dans le cou... Finalement le brun revint rapidement à ses lèvres. Tant mieux, en ce moment la physionomie de Reita était... très réactive, et s'emballait pour un rien. Bref. Il était revenu à ses lèvres et réclamait quelque chose de plus intense. Reita les entre-ouvrit, et, posant les mains sur les joues du lord, répondit à sa demande. Il ferma l'œil de délice. Il avait l'impression d'assouvir un fantasme caché qu'il avait depuis plusieurs mois. Pur ravissement. Il était entrain de s'abandonner complètement dans les bras du lord quand...

    Quand un bruit de vaisselle cassée le ramena à la réalité. Rompant le baisé à contre cœur, il tourna la tête vers l'intérieur. Un crétin était entrain de foutre la merde et Yonezuki Ichiro (en cosplay de Reno), un Kuroi que Reita appréciait essentiellement parce que comme lui, il avait la tête brûlée, tenait d'arranger les choses avec un flots d'insultes. Reita écarta facilement le lord et sans un regard pour lui fila à l'intérieur, droit vers le buffet, tout de même écœuré d'avoir dut coupé court à son moment magique . Armaggedon et Apocalypse se chargèrent pour lui d'écarter la foule de convive déjà pressée autour d'un abruti bruyant - un Mizuiro, selon ce qu'il gueulait - et Yonezuki - qui l'incendiait littéralement.

    Reita, dans son rôle de demoiselle jusqu'au bout des ongles, n'alla pas chercher une paire de ciseaux, mais s'interposa dignement, dos à Yonezuki, se contentant de taper des mains sur la table pour attirer l'attention. Un rien de silence se fit. Si, au quotidien, l'albinos n'avait rien de la prestance des Kurôkami, elle était pourtant bel et bien inscrite dans ses gênes et ressurgissait parfois, comme à l'instant. A priori personne ne l'avait reconnu. Tant mieux. Il se tourna vers le Mizuiro


    - Aillez l'obligeance de sortir ! Vous dérangez la fête !

    Le Mizuiro le regarda de haut, incrédule.

    - Te mêle pas de ça, c'est pas des affaires de demoiselles

    - Veuillez quitter cette demeure immédiatement !

    Alors tout ce passa très rapidement. Le Mizuiro l'ignora et essaya de le contourner mais Reita lui agrippa férocement le bras. Le brun, sans doute dans un geste de réflex malheureux, ou parce qu'il n'était ni plus ni moins qu'un salopard fini, voulu se dégager, et n'y parvenant pas, gifla Reita avec assez de violence pour le faire s'effondrer sur le sol.

    L'albinos arrêta à temps les deux crocottes qui s'étaient apprêtées à sauter à la gorge de l'opportun. Le coup n'avait pas déplacé le loup en dentelle du visage du blondinet, mais de longues mèches blondes venaient le cacher, donnant à la geisha un air de mononoke. Posant les doigts à l'endroit ou il s'était fait frappé, il gratifia le Mizuiro d'un regard devenu d'un bleu électrique à la foi glacial et effrayant. Yonezuki, moins stupide que le fucking troblemaker de l'Est, n'essaya pas de lui sauter dessus pour lui rendre le coup, mais ce n'était pas l'envie qui manquait. Aidé par des domestique, Reita se releva. A présent l'autre abruti était cerclé. Soumis au stress intense de se retrouver seul entouré d'une vingtaine de Kuroi's sur les nerfs, il semblait prêt à sauter à la gorge du plus proche en espérant créer une ouverture. La tension montait en flèche, les membres de l'Ouest ne se retiendraient pas longtemps. Un seul geste, une seule parole pourrait déclencher le combat. Reita savait parfaitement qu'il fallait tout faire pour calmer le jeu, mais déjà il sentait monté l'appel du sang

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Sam 6 Nov - 8:53

  • Parfais. Ce moment était parfais. Hibari pouvait enfin gouter à ce à quoi il aspirait depuis une éternité. Reita répondait à toutes ses attentes, sans broncher. Les mains froides de, pour la soirée tout du moins, la « demoiselle » se posèrent sur ses joues, un frisson parcouru le dos du plus grand. Pile à ce moment, un bruit de vaisselle cassée se fit entendre, faisant tourner la tête de Reita. Hibari tourna lui aussi sa tête vers l’intérieur de la salle afin d’y voir une tête brûlée à perruque rousse ainsi que… Tien… son coloc’ de chambré… Il ne pouvait pas éviter de se faire remarquer celui-là ? Surtout en tant d’alliance avec les Kuroi’s et pire encore, en tant de paix qui pourtant reste fragile !

    Reita fila dans la salle et Hibari fronça les sourcils… Reita devait tenir son rôle mais cet abrutit d’Hayate serait capable de ne pas faire la différence entre Kuroi et civile… Il était tellement con… Surtout depuis quelque temps… Depuis qu’on l’avait mit à l’écart pour retrouver Shin surtout… Bref, ce con faisait n’importe quoi… La geisha s’interposa entre les deux et ce con, en qui Hisoka avait pourtant placé un espoir, au début, observa des pieds à la tête le loup Kuroi avec une ignorance et une incrédulité écœurante. Il était rare que son leader se trompe, mais à ce point, ça relevait de l’impossible et pourtant… Peut-être ce jour là était il déjà beurré avant de le rencontrer et ainsi son meilleur ami n’avait pas fait la différence entre un crétin finis et quelqu’un d’utile… Enfin bon, il avait été placé dans la chambre d’Hibari pour que ce dernier le surveille le temps de sa période d’essais, et, il n’avait pas eut à surveiller grand-chose ! Non seulement il était inutile, mais en plus il était fou amoureux fou de cette chieuse de Dômoto ! Le pire membre de clan dont on puisse rêver en somme !

    Hayate tenta vainement de contourner Kurôkami… Hibari poussa un soupir d’exaspération, ce qu’il pouvait être con ! Cela dit, le self control qu’avait ce soir le blondinet était assez impressionnant ! Lui qui hurlait à la moindre occasion d’habitude… Seulement, et là le visage d’Hibari se rembrunit nettement, Yuki arma son bras et porta un coup à SA geisha ! Pire encore, ce cassos l’avait frappé avec suffisamment de violence pour que notre cher blondinet tombe à la renverse.

    Hibari ne prit pas le temps d’analyser la situation plus en profondeur. Il ôta loup et chapeau, se débarrassa ce cette saloperie de cravate en froufrou, et fonça droit vers la scène, un regard aussi froid que l’acier dardant sur Hayate. Quelques foulées de plus et son poing s’abattit sur la table et plusieurs Kuroi reconnaissant l’alouette de l’Est tiquèrent. Il n’était vraiment pas apprécié, et il le comprenait totalement, mais ça marchait aussi dans l’autre sens, chacun avait buté de sang froid les camarades des autres. Bref, Yuki sembla surprit et mal à l’aise à la fois. Hibari avait son regard masqué par quelques mèches brunes et quelque part, ce n’était peut-être pas plus mal, bien que cela donnait une dimension plus inquiétante pour ce pauvre petit Mizuiro qui se retrouvait face au bras droit de son supérieur.

    Sans prévenir, le poing du plus grand s’arma et s’abattit sur la mâchoire de la « nouvelle recrue » qui prit appuis sur le buffet afin de ne pas vaciller. S’il était con, il avait au moins la présence d’esprit de ne pas l’ouvrir quand le second du « patron » était là. Hibari, quand à lui, se retenait de ne pas assassiner ce crétin congénital… Et ce n’était pas l’envie qui lui en manquait… Seulement, s’était sans compter sur l’autre andouille qui lança un regard de travers au blondinet, puis à Hibari et s’apprêtait déjà à la rouvrir, l’autre poing suivit son pote de gauche, seulement, celui-ci fit un tantinet plus mal : rappelons qu’il est droitier…

    Hibari se stoppa, songeant qu’une crise de violence n’était préconisée, surtout dans ce genre d’endroit… Se faisant violence pour se stopper, Beh oui, môman est dans le coin… Ouais enfin… elle était en train de sautiller sur place en train d’encourager silencieusement son fils à le démonter mais ça, Hibari n’en était pas encore au courant. Bref, pour en revenir à nos moutons, le grand brun sortit sa voix grave qui vous forçait limite à plier sous la demande :


    - Sort, maintenant.

    Les jointures de ses doigts étaient blanchies tant il serrait ses poings et Hayate sortit une fois qu’il comprit que s’il ne s’exécutait pas, Hibari lui briserait la mâchoire, en restant positif… Bref, tout ceci avait été bien animé et Hibari se rendit compte maintenant qu’il avait lui-même foutu en l’air sa couverture qu’il avait mis en place et que Reita était juste là…. Boulet…
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Sam 6 Nov - 11:07

    Hibari, le lord... L'autre connard qui venait de s'envoler, aidé à trouver la sortie par les si aimables gorilles de la villa. Bref, pour en revenir au lord... A Hibari... Mais, mais... Reita se prit le visage dans les mains à la manière d'une jeune fille qui se met à pleurer (jusqu'au bout des ongles, ce soir).

    *NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON*

    Mais si, tout s'éclairait ! Sa taille, sa couleur de cheveux... Ses yeux... Ses si beaux yeux d'une couleur pourtant si particulière. Comment avait-il put ne pas les reconnaitre ? Il avait pas dit à Kojima que c'était ça qu'il préférait chez l'autre immonde connard T^T ? C'était donc pour ça qu'il se sentait tellement attiré par lui.... Hey ! Minute ! Ca voulait dire quoi, ça hein ? Rien ! Absolument rien. Il n'avait même pas pensé cette phrase !

    Une main douce se posa sur son épaule.


    - Tout va bien, ma demoiselle ?

    C'était Maman Kurôkami, la femme d'affaire. Elle affichait une mine soucieuse, ce qui surpris grandement Reita. Il hocha tout de même simplement de la tête.

    - Venez avec moi, très chère, nous allons examiner votre visage.

    Maman Kurôkami jeta au passage un regard noir à Hibari, entrainant "la demoiselle" vers une porte encore non utilisée, suivie des deux loups noirs. Là, Yoko-san attendait avec une poche à glaçon. Elle l'appliqua sur la joue de l'albinos et le laissa la tenir, pendant que Maman Kurôkami l'emmenait dans la salle des cadeaux par une porte dérobée - ainsi personne ne saurait que sous cette si crédible geisha se cachait le fils Kurôkami. Une fois entré, elle ferma la porte derrière lui en lui disant de prendre tout son temps et d'ouvrir les cadeaux qu'il voulait. Elle venait donc de changer le programme de la soirée... Reita remarqua immédiatement le cadeau du lord... d'Hibari (T^T)

    Pendant ce temps, Maman Kurôkami faisait le chemin inverse et, une fois à nouveau dans la salle de réception, fila droit vers Hibari et l'invita - menaça de le tuer s'il ne le faisait pas - à la suivre dans un coin plus sombre. Jusqu'à ce qu'elle soit certaine que plus aucun convive ne voit son visage, elle arbora une mine radieuse et particulièrement chaleureuse. Une fois sur la terrasse - c'est gentil les invités, mais qu'est-ce que ça prend comme place -, la porte fermée, elle montra enfin sa "vraie nature"


    - Mais vous êtes MALADE ?! Que désirez-vous ? Gâcher la seule fête de cette année en l'honneur mon fils adoré ?! Vous rendez-vous compte de votre comportement monstrueusement mal élevé et particulièrement violent, digne d'une bête de foire, et je pèse mes mots ?! Un tel acte de violence ne saurait être toléré dans cette demeure !

    Elle marqua une pause. Avec ce qui s'était passé sur cette terrasse juste avant que l'autre stupidité ne fasse son grand spectacle, Maman Kurôkami commençait à comprendre ce qui se passait depuis plusieurs semaines dans la tête de Reita. Aussi...

    - Estimez-vous heureux que je ne vous congédie pas ! Par ailleurs, j'ôôôse espérer que vous avez un présent hors du commun pour mon très cher Reita, sans quoi rien ne vous retient ici !

    Traduction : "si ton cadeau est pas exceptionnel, casse-toi de chez moi". Là dessus elle fit volte-face et rentra se mêler au reste de la foule de costumes.





    Reita, de son côté, avait donc repéré immédiatement le paquet qu'avait emmené Hibari. Il était à la fois très curieux et un peu réticent, alors il ouvrit d'abord celui d'Ikuto (le garçon chat, souvenez-vous). C'était une boîte à musique très ancienne, complètement remise à neuf. La mélodie qui s'en échappait était triste, mais très belle. Il l'écouta calmement jusqu'au bout, puis quand le silence revint, un couinement sourd se fit entendre. Il provenait du cadeau d'Hibari. Armaggedon grogna et Apocalypse... resta parfaitement immobile. Reita lui décrocha un coup de pied pas trop méchant à la base du coup, et la crocotte noire pour la soirée se remit en marche.

    Ignorant les jappements, Reita s'approcha de l'énorme paquet. C'était une boîte blanche simplement entourée d'un ruban rouge qui formait un gros nœud sur le couvercle. Reita n'avait pas noté la présence des trous sur les côtés, et maintenant qu'il les voyait il ne pouvait plus retenir ses mains d'aller défaire le nœud. Doucement,pour ne pas se gâcher la surprise, il ôta le ruban. Doucement, il ouvrit la boîte et...


    - Oooooooooh !!

    Une crocotte miniature sautillait dans la boîte. Reita l'attrapa la porta à son visage. Il retombait en enfance. Teeeeellement mignoooooon ! L'albinos serra le chiot - une petite femelle - dans ses bras, sans faire attentions aux airs défaits des deux crocottes adultes.

    - Comment tu t'appelles, bout-de-chou ?

    Le visage de Reita passa de gaga à incrédule.

    - Kennedy ? Pauvre de toi. Sois forte, petite.

    Il la détailla plus en profondeur. Elle avait l'air en bonne santé, vive, joueuse... Par contre elle était super lourde, et il finit par la reposer.

    Maman Kurôkami entra à ce moment là et eut un cri d'effrois en voyant la troisième bête. Elle devina rapidement de qui était ce présent - elle regarda la boîte - puis se détourna d'elle comme s'il s'agissait d'une chose immonde. Maintenant que Reita avait ouvert ce cadeau là, il estimait qu'il pouvait garder les autre pour plus tard. Il suivit donc sa mère dans la salle de réception, oubliant la poche de glace par terre, une troisième crocotte sur ses talons.


    - Reita, vous comptez réellement emmener cette chose avec vous pour la fête ?

    - Oui, bien sûr... Pourquoi ?

    - Parce que celui qui vous l'a offert aura vite fait de vous reconnaitre si elle vous suit comme ça

    - Ne vous inquiétez pas, c'est déjà le cas

    Reita sourit à sa maman. En fait il n'en savait rien. Mais si ce n'était pas le cas et qu'Hibari lui avait sauté dessus au pif, il le tuerait n_n C'est dans cet état d'esprit qu'il pénétra à nouveau dans la salle.

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: "On s'est pas déjà vu quelque part...?" Ven 7 Jan - 22:18

  • Hibari se laissa entraîner sur a terrasse par ce qu’il interprétait comme la mère de Reita… Bonjour belle môman… Une fois seul à seul, celle-ci poussa une sorte de crise entre la colère et l’hystérie… Bof… Les Kurokami aboient souvent plus fort qu’ils ne mordent… surtout avec certaine personne… Le Mizuiro laissa donc couler, après tout, qu’est ce qu’il pouvait en avoir à foutre de l’image qu’elle se faisait d’lui. Il avait enfin touché au but et ça lui suffisait pour l’instant. Jusqu'à un nouveau caprice de ses hormones…. Une fois que cette femme d’affaire fut partie, Hibari haussa les épaules et lança à nouveau un regard dans la salle, apercevant Reita, sa mère et son cadeau sortir d’une pièce et revenir dans la salle.

    Akasen poussa un soupir, blasé. A cause de l‘autre con il avait foutu en l’air sa couverture et donc ses chances d’approcher encore Reita sans se prendre moult de réflexion dans la face sans parler d’objet volant non identifié qu’il pourrait « malencontreusement » recevoir suite à une crise d’hystérie de ce cher Blondinet…

    Le lord anglais, ou plutôt Hibari se décida à rentrer dans la salle, c’est qu’il commençait à faire frisquet dehors ! Il se dirigea vers le buffet où il y retrouva sa mère qui lui offrit un très grand sourire. Elle discutait avec d’autres femmes de son âge et semblait plutôt bien s’amuser. Son fils soupira à nouveau, roula ses deux perles grises anthracite puis se servit un verre. Il se tourna alors vers la foule, s’appuyant sur la table et portant le verre à ses lèvres. Son regard tomba à nouveau sur Kurôkami Reita… Il se tapa une fixette, le déshabillant du regard sans aucune gêne. De toute façon, il ne l’approcherait certainement plus alors autant se laisser aller à s’en faire péter les yeux…. Cela dit, Il dut se contraindra à détourner le regard quand le souvenir de ses rêves lui revint un peu trop vite. Bordel, pas moyen de faire quoi que ce soit sans que ces conneries d’hormones s’y mettent… pour le coup, il les aurait bien revendus…

    Hibari but une, deux, puis trois gorgées de son verre avant de le poser à côté de lui. Sa mère tourna la tête vers lui et lui lança un sourire de biais, faisant rouler des yeux notre alouette qui finit tout de même pas lui rendre son sourire. Les deux paires de perles anthracite se fixèrent un moment, se parlant en silence. Hibari n’aimait pas particulièrement que sa mère le force ainsi à « discuter mentalement »… Les duels oculaires avec sa mère, c’est l’enfer… Le redoublant finit donc par reprendre son verre en main et siroter tranquillement son contenu. Y’avait comme un manque soudain d’ambiance… Et puis ce con d’Hayate qui avait tout foutu en l’air ! Hibari préféra reposer son verre au lieu de l’exploser sous sa colère. Le rapport à Hisoka serait poivré, et surtout, à la moindre occasion, il ne se dérangerait pas pour lui faire avaler ses dents, si vous voyez ce que j’veux dire.

    Bref, le regard bouillonnant se déposa sur cette fameuse geisha, à nouveau, à s’en faire péter les yeux. Il inspira un grand coup en fermant les yeux, s’interdisant de matérialiser dans son esprit l’image de la résultante de ses pensées déplacées. Bordel, pourquoi il avait fallut qu’un abrutit de première fasse se stopper la machine ! il le tenait ! (mais plus maintenant, j’sais, jsuis sadique xDD)…
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