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Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ]

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Ikuto, Admin - KuroiAdmin - Kuroi

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Humeur : Blasée

MessageSujet: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Mer 22 Sep - 13:44

    Yeah

    Voici enfin venir le mini event tant attendu : la libération de Shin
    Comme c'est pas facile d'avoir tout le monde nécessaire sous la main en même temps, voila comment ça va se passer :

    Tous ceux censés participer sont inclus dans le tour.
    Ceux qui ne sont pas là sautent leur tour
    Si vous n'avez pas été là depuis le début, vous postez votre message au moment ou c'est à vous selon le tour

    Le tour :

    - Shin (mais pas avant qu'on le trouve, naturellement )
    - Ikuto
    - Kagura
    - Hisoka
    - Hibari
    - Aki

    Ceci est le tour de post, l'ordre dans lequel nous allons poster les messages.
    Si vous n'avez pas compris les consignes, envoyez-moi un mp
    Si vous pensez ne pas pouvoir assurer rapidement et/ou efficacement votre tour, sautez-le

    GO !!

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Dernière édition par Ikuto le Mer 22 Sep - 15:22, édité 1 fois
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Ikuto, Admin - KuroiAdmin - Kuroi

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Humeur : Blasée

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Mer 22 Sep - 14:44

    [ Le lendemain de la discution avec Hideki ]

    Ikuto posa sur sa cuillère un regard assassin. Posée là, en vrac sur son plateau, elle n'avait rien fait de plus ou de moins que d'habitude. Mais aujourd'hui était déjà un mauvais jour. Shin avait disparut depuis un mois et demi. Depuis le coup de fil qui l'en avait informé, Ikuto avait cessé de dormir. Exactement, il laissait son corps se reposer chaque nuit pendant que son esprit cherchait encore et encore une solution à son casse-tête. Il avait même, pendant quelques heures, creusé l'hypothèse d'un groupe de Mizuiro's ayant agi en solo. Mais ça ne tenait pas debout, une telle attitude au sein de ce clan si soudé n'aurait jamais put passer si inaperçue. Il avait mis tous ses informateurs sur la trace du leader de l'Ouest, mais ils n'avaient rien trouvé, en dehors de la certitude qu'il n'était plus en ville.

    Dès lors, une des pires situations envisagées par le Kuroi était devenue de plus en plus plausible. Ryusei avait trop à faire avec l'unification de son Clan pour s'amuser à enlever une leader. Tama était certes très vindicative, mais trop tournée sur elle-même et pas assez perfectionniste pour pousser le vice à faire accuser l'Est de l'enlèvement. Il ne restait donc encore une fois que des groupuscules parmi ces Clans, en plus de la terrible dernière hypothèse.

    Dans ce cas, une action menée par quelques Shiori's semblait être le plus probable, même si quelques détails rataient encore. Les Akai's n'étaient pas...

    Un bruit de crissement de pneu assez violent se fit entendre, arrachant Ikuto de ses pensées. Il ferma les yeux et soupira, excédé. Impossible de na pas reconnaitre cette façon de conduire - de transformer une voiture en arme de destruction massive.








    Reita fonça droit vers le réfectoire. Il savait déjà d'instinct qu'Ikuto s'y trouvait, au lieu de comme d'habitude comater tranquillement dans sa chambre. Ces derniers temps, il était de plus en plus pâle, de plus en plus faible. De plus en plus épuisé. Le seul moyen qu'il trouvait en dehors de dormir pour retrouver un peu d'énergie était de s'alimenter un peu plus comme une personne normale. Le blond déboula comme une tornade jaune dans la cantine et slaloma souplement entre les tables et les chaises, sauta même au dessus de l'une d'elle plutôt que de la pousser tant il était pressé. Une fois arrivé, il fut accueillit par une réplique des plus charmantes :


    - Qu'est-ce qu'un externe comme toi viens faire à l'internat ?

    Il ne perdit pas son temps en civilité et attaqua, car en fin de compte il était plus survolté qu'une pile électrique.

    - Odayaka, c'est un coin que tu connais, nan, t'en ai originaire ?

    - Oui, mais qu'est-ce que ça peut te foutre ?

    On sentait Ikuto à deux doigts d'étrangler la première personne à le déranger, fut-elle Reita.

    - J'ai eut une vision. Shin est quelque part dans cette ville







    Ikuto, selon les indications, avait parfaitement reconnu un endroit très particulier d'Odayaka, qui était pourtant une ville assez coquette. Il avait confié à tous les Kuroi's présents des taches claires et précises, ainsi qu'un délais de moins de 5 minutes. Entre autres, Reita était chargé de trouver et prévenir Hisoka, même si Ikuto doutait de son enthousiasme à participer à un massacre en masse. Dès que ça ne touchait pas les Mizuiro's, ils étaient un peu... lent. Reita devait bien préciser qu'ils partaient maintenant, au pied levé.

    Ce qu'il fit. Balayant l'assistance du réfectoire, il trouva, à son grand étonnement, le leader de l'Est à quelques tables de là. Ikuto s'était éclipsé pour prendre "ce qui est toujours utile dans ce genre de situations, Reita" sans même chercher à voir si Kawaru était là. Le borgne garda bien ça pour lui en arrivant à sa table presque à reculons - non, la présence d'Akasen n'avait rien à voir la dedans ! Il laissa tomber le plus platement possible qu'il avait trouvé Kaido, et qu'Ikuto allait le chercher. Et que les imposteurs seraient également sur place.

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Hisoka, Admin Leader MizuiroAdmin Leader Mizuiro

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Humeur : Intrigué

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Jeu 23 Sep - 15:21

    Hisoka était en train de prendre son petit déjeuner au réfectoire, placé à un endroit stratégique. En résumé, un endroit d'où il pouvait observer Ikuto. Et il était en compagnie d'Hibari, bien qu'externe ce dernier venait souvent grappiller de la nourriture au lycée, et en profitait donc pour déjeuner avec Hisoka. Cependant aucun des deux ne parlaient ; l'heure matinale devait y être pour quelque chose. Un bruit atroce se fit entendre par dessus le brouhaha des conversations - visiblement certains élèves étaient bavards, même le matin. Bruit qui se révéla être un crissement de pneu, et qui eu pour effet de faire cesser toute activité dans le réfectoire. Tous les élèves affichaient un air plus ou moins interloqué, du style "Mais c'est quoi ce bordel dès le matin ?" ou pour les plus blasés "Bon... Qu'est ce que c'est encore cette fois ?"

    Hisoka se contenta de diriger son regard vers la porte, qui s'ouvrit quelques secondes plus tard avec violence, découvrant un Kurôkami Reita visiblement très pressé, qui se jeta presque sur Ikuto. Tout de suite, Hisoka se mit à observer la scène avec un peu plus d'intérêt - Hibari était certainement en train de faire la même chose, étant donné la présence inhabituelle de Kurôkami au self.

    — J'ai eut une vision. Shin est quelque part dans cette ville

    Ça expliquait parfaitement l'arrivée quelque peu surprenante de Kurôkami. Et ça voulait dire qu'il y allait avoir de l'action : si on savait où était Kaido, les Kuroi's allaient s'en donner à cœur joie. Et Hisoka tenait à venir, déjà au nom de l'alliance, ensuite par curiosité - pas vraiment le mot approprié, mais l'idée est là - et enfin pour être avec Ikuto. Dans le sens ou le Mizuiro désirait voir comment le Kuroi gèrerait cette situation. Quelque chose qu'il regretterait peut-être, car il était bien conscient qu'Ikuto était capable du pire ; il n'avait pas oublié le génocide Mizuiro. Quoiqu'il en soit, Hisoka était prêt à partir à tout moment. Il n'avait pas spécialement besoin d'aller chercher quelque chose, il faisait confiance aux Kuroi's pour avoir des armes redoutables, et lui-même n'était pas très chaud pour se lancer dans un massacre. Il se contenterait d'observer tout ça, et de filer un coup de main. Et surtout, Hisoka savait qu'il ne devrait pas gêner les manœuvres ; le plus simple était de rester effacé, sur ce coup.

    Kurôkami s'était approché de leur table pour leur annoncer qu'ils avaient trouvé Kaido Shin, qu'Ikuto allait le chercher - ça coulait de source - et que les imposteurs seraient là. Le futur massacre se confirmait. Et cette fois, Hisoka pourrait peut-être y participer... Ces mecs avaient sali le nom des Mizuiro's, ce n'était pas pardonnable. Une pensée fugitive fut pour le moyen de se rendre sur place... Odayaka, c'était bien trop loin pour y aller à pied. Ce qui signifiait... prendre la bagnole de Reita ? Si c'était lui qui conduisait, ça promettait.

    — On est prêt à vous suivre dès que vous partez.

    Le leader se leva, non sans avoir noté deux informations bien moins importantes pour le moment. Premièrement, Ikuto était originaire d'Odayaka. Hisoka n'avait encore aucune idée de ce à quoi pourrait lui servir cette information, mais ça ne pouvait qu'être utile. Deuxièmement, Kurôkami semblait avoir bien du mal à s'approcher d'Hibari, c'en était presque comique. Mais encore une fois, ce n'était pas franchement le moment de penser à tout ça. Kaido allait enfin être de retour.

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Ikuto, Admin - KuroiAdmin - Kuroi

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Humeur : Blasée

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Jeu 23 Sep - 17:04

    - On est prêt à vous suivre dès que vous partez

    Reita s'appuya sur la table du leader, et d'une voix éraillée par l'étonnement, il interrogea gracieusement :

    - Heeein ?!

    Mais le blond n'eut pas le temps de se répandre en en questionnement, Ikuto revenait déjà, un tissu replié sur lui-même - contenant vraisemblablement un nombre non négligeable du même objet - dans les mains. Une petite troupe de Kuroi's aux regards plein d'envies de meurtres le suivait bien plus docilement que de tels visage haineux ne le laissait penser. Tout ce petit monde ne rentrait pas dans sa voiture - il avait une décapotable, pas un espace - et Reita en déduisit qu'ils iraient à pieds. C'était bien le genre d'Ikuto, de vouloir y aller à pied.

    - Reita ! On s'arrache, bouge !

    L'intéressé obéit plus vite que son ombre, attendant à peine d'être sortit de la cantine pour dégainer ces ciseaux. Il se souvenait parfaitement de sa vision sur le pont, il y avait plus d'un mois et demi de cela. Chacune d'elles restait à jamais gravée dans son esprit. Il se souvenait encore de l'horreur qu'elle lui avait inspiré. Mais à présent il avait soif de cette horreur. Il voulais se battre. Pire, il voulait tuer. Il était parfaitement conscient que homme, femme ou enfant ne faisait déjà plus de différence pour lui. D'ordinaire, si on pouvait douter qu'il soit un Kuroi, impossible de le remettre en question en ce moment.





    Ils arrivèrent à Odayaka après une petite heure de marche. Entre temps, la petite délégation exclusivement pacifiste avait croisé et rameuter d'autres Kuroi's. Ils étaient à présent une petite dizaine, plus les 3-4 Mizuiro's, plutôt zen, qui faisaient très tâche au milieu de toute cette effervescence meurtrière. Ikuto conduisit dans le silence mortuaire le plus total la petite troupe sans aucune hésitation. Il la mena aux trop bien connus taudis de l'Est.

    En "choisissant" un, il stoppa net devant et se retourna sur des jeunes tremblants de rage. Ceux qui le connaissaient savaient qu'il n'avait pas réservé un discourt, mais des consignes.


    - Je veux que chaque centimètre carré du sol soit couvert de sang. Il y aura des hommes, des femmes et peut-être même des ados. Tuez-les tous.

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Hisoka, Admin Leader MizuiroAdmin Leader Mizuiro

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Humeur : Intrigué

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Jeu 23 Sep - 21:48

    Le trajet s'était finalement effectué à pied, compte tenu du nombre de Kuroi's qui venaient participer à ce massacre cette mission de sauvetage. Au bout d'une heure à marcher dans une ambiance... assez spéciale, il faut l'admettre - les Kuroi's semblaient assoiffés de sang, et pourtant ils suivaient Ikuto dans le silence le plus complet, ce qui ne mettait franchement pas à l'aise - ils arrivèrent à Odayaka. Hisoka n'en perdait pas une miette, ancrant le paysage dans sa mémoire ; c'était la ville dont était originaire Ikuto, il ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver une certaine curiosité.

    Le leader provisoire conduisit toute la troupe au cœur de ce qui semblait être des taudis, une sorte de bidonville fait de tôle avec quelques voitures plus ou moins mal en point par ci par là. Le genre de truc qu'Hisoka n'était pas habitué à voir, mais qui n'avait rien de dérangeant. Cependant dans ce dédale de tôle, il y avait quelques éléments qui rendaient le lieu plutôt glauque. Un bâtiment en brique dénué de toute ouverture, ni portes ni fenêtres, avec seulement une grosse benne à ordure accolée à lui. Et un nombre impressionnant de bâtiments étranges, de larges immeubles très bas - cinquante centimètres de hauteur tout au plus - percés de soupiraux. Comme si ces immeubles n'étaient en réalité que des caves, sans aucun étage au dessus du sol. Bref, l'ambiance était vraiment désagréable ; à la fois par la tension perceptible des Kuroi's - qui se ressentait de plus en plus maintenant que la troupe s'approchait du lieu critique - et par le décor déconcertant.

    Ikuto stoppa brutalement la marche, et donna rapidement quelques consignes. Basiques, claires.

    — Je veux que chaque centimètre carré du sol soit couvert de sang. Il y aura des hommes, des femmes et peut-être même des ados. Tuez-les tous.

    Et destructrices. Les Kuroi's n'attendaient que cet ordre, ils commencèrent à pénétrer dans le taudis, brulant de rage. Hisoka suivait, faisant en sorte de garder Ikuto et les quelques Mizuiro's qui l'accompagnaient dans son champ de vision. Les autres, ce n'était pas son problème. Il marchait calmement ; le lieu semblait, pour le moment, désert. Mais il sentait que le massacre n'allait pas tarder à commencer. Comme pour le conforter dans cette idée, du sang gicla à ses pieds tandis qu'un premier homme s'écroulait. Un parfait inconnu, la trentaine certainement. Les Kuroi's affichèrent des sourires inquiétants. La haine brulait dans leurs yeux, et le Mizuiro faisait ce qu'il pouvait pour ne pas se laisser emporter dans une folie meurtrière. A moins qu'on ne l'attaque, il avait décidé de se poser en simple observateur, au début en tout cas. Il ne voulait pas massacrer juste pour le plaisir de voir le sang couler, pour calmer sa rage - tout simplement parce qu'il ne ressentait aucune colère. Seulement, si il tenait celui qui avait eu l'idée de faire passer l'enlèvement pour un acte des Mizuiro's, alors il n'hésiterait pas à le tuer. En attendant, les Kuroi's se débrouillaient très bien, l'endroit était déjà victime d'un vrai carnage ; les gosses de l'Ouest pouvaient vraiment se montrer dévastateurs.

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Ikuto, Admin - KuroiAdmin - Kuroi

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Humeur : Blasée

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Ven 24 Sep - 16:18

    Après avoir tourné autour du bâtiment pour le moins étrange pendant une dizaine de secondes, les Kuroi's revinrent vers Ikuto, ennervés par leur soif de carnage et frustrés de ne pas pouvoir l'étencher. Le leader provisoire s'était, entre temps, accroupis devant un des soupiraux. Reita se maîtrisa mieux que les autres et réussit à parler à parler sans japper de fureur :

    - Tu sais où est l'entrée ?

    Ikuto désigna l'immeuble en brique, loin à présent, sans même le regarder, concentrer sur ce qu'il voyait à travers la petite fenêtre.

    - Normalement, par en dessous, en descendant par là bas. Mais aujourd'hui je ne suis pas d'humeur à jouer la souris dans un labyrinthe.

    Parfaitement conscient du fait qu'il n'avait été compris de presque personne, Ikuto envoya son pied dans le verre qu'il scrutait jusque là sans ménagement, avec une violence qu'on ne soupçonnait pas à un corps si mince, à un visage si marqué de fatigue.

    - Aujourd'hui, on va faire rapide

    Et là dessus, il sauta dans le passage qu'il venait d'ouvrir... et atterrit environ 2 mètres plus bas. L'endroit était très sombre, uniquement éclairé par le peu de lumière diurne qui filtrait par les soupiraux. Il y avait plusieurs pièces, à en juger par les portes fermées sur les murs. L'une d'elle s'ouvrit sur une homme alerté par le bruit de vitre brisée, mais à peine entré, une Kuroi lui avait tranché la gorge dans une giclée écarlate. Les jeunes de l'Ouest s'engouffraient lentement par chacune des portes, dans le silence d'avant massacre.

    Ikuto - qui n'avait pas cessé d'ignorer superbement Hisoka depuis... ben depuis plusieurs jours, enfaite - arrêta l'un d'eux, ce qui eut pour étrange effet d'en stopper net un second. Tous les deux se tournèrent vers lui alors qu'il leur murmurait quelque chose de particulier. Impossible alors de ne pas remarquer que leurs deux expressions étaient plus inattendue encore que la zénitude des Mizuiro's. Le premier, celui qu'Ikuto avait retenu par l'épaule, semblait tout simplement sur le point de se suicider. Il portait tout le malheur de monde sur lui, toute sa culpabilité et toute sa souffrance. Dépressif était des milles en dessous de la vérité, dans son cas. Dans l'absolu, la déprime était courante chez les Kuroi's. Mais pas quand ils paraient en croisade exterminatrice. Plus étrange encore : le second, celui qui semblait relié au dépressif. Il arborait un sourire tout bonnement magnifique, visiblement transporté de joie. En permanence. Encore une fois, les massacres sous la bannière noire de l'Ouest ne provoquaient pas ça. D'autant qu'un Kuroi heureux - et surtout qui le montre ! - faisait limite peur à voir.

    Il s'agissait d'un duo assez connu chez les Mizuiro's et totalement anonyme ailleurs, sournoisement surnommés Heckle et Jeckle, comme les deux corbeaux d'un cartoon américain. Tout simplement parce que, en plus d'être toujours ensembles, ils "annonçaient" les mauvais présages. Si, pour les Kuroi's, leur présence était parfaitement normale, il était fort probable que certains Mizuiro's y voit plus qu'une coïncidence.

    Les deux corbeaux hochèrent la tête, puis suivirent Reita. On entendait déjà les cris des victimes se perdre, étouffés par le silence qui régnait autour d'Ikuto. Reita, flanqué des deux hystéries de la nature, reparut rapidement. Tous les trois étaient couvert de sang, plus particulièrement autour de la bouche. Un rictus cruel tirait les lèvres de blonds, qui avait viré roux pourpre. Il tremblait, il voulait, ça se voyait, encore crever des yeux à coup de ciseaux. Son œil turquoise, voilé de gris, lui donnait pourtant l'air d'être au bord des larmes Encore une fois, il se calma assez longtemps pour s'exprimer intelligiblement. La voie qu'ils avaient prise ne menait nulle part, et comme ils avaient trouvé de la compagnie, ils avaient fais le ménage, et passé un coup de peinture sur les murs...

    Un autre petit groupe revint dans un état similaire. Cette fois, Ikuto pris la tête et choisit la porte à ouvrir. Une femme se trouvait derrière. Elle n'eut que le temps de se lever avant qu'une lame de couteau d'environ 10 cm, aussi fine que celle d'un rasoir, ne se loge entre ses yeux dans une effusion sanguine. Le plus surprenant dans cette action ne fut pas la précision ni la vitesse de réaction, mais le lanceur. Ikuto tenait ses dagues par les lames, entres les doigts de sa main gauche, plus une dans la droite, prête à être lancée.

    Lors du précédant carnage des Kuroi's, le génocide des Mizuiro's, Ikuto ne s'était ni battu, ni même montré sur le champ de bataille. Facile d'en déduire qu'il ne savait pas se battre. D'autant plus quand il se laissait frapper sans broncher par le premier Shiori venu.

    Mais, visiblement, il semblait que ce genre de conviction soit éroné. En même temps qu'un sourire effrayant apparut sur ses lèvres pâles, une lueur s'alluma dans les yeux améthyste du Kuroi. Une lueur qui les rendait plus carmins.

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Dernière édition par Ikuto le Sam 25 Sep - 23:44, édité 1 fois
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Hisoka, Admin Leader MizuiroAdmin Leader Mizuiro

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Humeur : Intrigué

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Sam 25 Sep - 12:17

    La présence d'un certain duo n'avait pas échappé à Hisoka. Heckle et Jeckle. Le leader Mizuiro avait très rarement eu l'occasion de les voir, d'ailleurs peu de monde connaissaient leur existence, ils étaient plus une sorte de légende. D'un côté, c'était plutôt une bonne chose - le superstition voulait que leur présence soit un très mauvais présage. Le duo partit en compagnie de Kurôkami, et la petite troupe revint peu de temps après. Seulement, ils étaient cette fois couvert de sang de la tête aux pieds, et Reita semblait fou. A la fois empli d'une irrépressible envie de tuer, et désespéré. La vision de ces trois-là ensemble était tout bonnement terrifiante, digne d'un film horrifique.

    Un autre groupe de Kuroi revint, dans un état tout aussi inquiétant. Aucun des deux groupes n'avaient abouti à une voie correcte, les deux chemins qu'ils avaient empruntés de menaient à rien. En revanche, ils avaient dû tuer un paquet de personnes là-dedans, pour avoir autant d'hémoglobine sur eux. Hisoka jeta un regard à Aki. Sans être habitué à ce genre d'horreur, le leader Mizuiro était parfaitement capable de les supporter. Mais Aki était jeune, fragile, et surtout elle n'avait pas vécu le génocide, Hisoka était donc inquiet pour elle. En l'emmenant, il s'était dit qu'elle ne risquait rien ; les Kuroi's tueraient sans pitié, et par conséquent elle ne serait pas exposée à un quelconque danger. En revanche, il n'avait pas pris en compte l'horreur que la scène constituerait, pour elle. Et il s'en voulait d'avoir oublié quelque chose d'aussi important.

    Ikuto coupa court à ses remords en ouvrant une porte et en assassinant immédiatement la femme se trouvant derrière. En lançant une lame de couteau avec une agilité déconcertante, pile entre les deux yeux de l'inconnue. Hisoka ne l'avait jamais vu prendre part à une bataille, il ne l'avait jamais vu tuer quelqu'un de ses propres mains. Même lors du génocide Mizuiro, il ne faisait que donner les directives. Le fait qu'aujourd'hui, il ait décidé d'avoir du sang sur les mains était à la fois surprenant et symbolique. Le leader observa l'adolescent dont il était amoureux retirer sa lame du front de la femme, un sourire sadique aux lèvres. Bien plus flippant que son sourire habituel.

    Puisqu'il ne prenait de toute façon pas part au carnage pour le moment, Hisoka s'approcha d'Aki et passa un bras protecteur autour de ses épaules, sans un mot. Il avait été tenté de lui dire de rester ici, mais qui sait ce qui pouvait lui arriver dans cette cave glauque, au milieu de ces inconnus qui avaient enlevé Kaido et de tous ces Kuroi's enragés ? Il préférait donc rester auprès d'elle. Il ne s'inquiétait pas pour Hibari, qui en avait vu d'autres lors de la guerre qui avait secouée les Clans. Hisoka avançait dans le sillage d'Ikuto, qui ouvrait une voie sanglante avec quelques autres Kuroi's.

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Dim 26 Sep - 9:24

  • Hibari déjeunait avec Hisoka, dans un silence appréciable, comme d’habitude. La seule chose qui clochait, et ce, depuis plusieurs matins était la présence d’Ikuto au réfectoire. C’était d’ailleurs loin de déplaire au leader Mizuiro qui grignotait à ses côtés en ce moment même. Il y avait peu de bruit dans le réfectoire, c’était rare, mais bien plus agréable. Un crissement de pneu effroyable vint troubler ce calme salvateur, arrachant un grognement de notre ours national. Depuis deux ou trois jours, il avait coupé les ponts le plus possible avec l’Ether. Les meurtres étaient de plus en plus fréquents et la douleur ainsi que la souffrance provoquée avait passé le seuil de tolérance de l’empathe qui devait supporter ce supplice vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Essayez d’imaginer un peu ce que ça peut-être…

    Hibari releva la tête lorsqu’il entendit cette voix. Ouais, Reita venait d’entrer en trombe dans le réfectoire et avait foncé droit vers Ikuto afin de lui presque hurler qu’ils avaient localisé Shin. Et bien, une bonne chose de faite… Seulement, cela voulait aussi dire effusion de sang… et les Mizuiro’s étant allié avec les Kuroi’s devraient y participer aussi, ce n’était pas pour plaire à Akasen qui se mordit intérieurement la lèvre. Kurôkami se dirigea vers eux, l’air motivé au possible – pas étonnant puisque nos deux lurons s’évitaient gaiement depuis… allez soyons large, une semaine et demie ? – Bref, il laissa tomber platement qu’ils avaient retrouvé Kaido et qu’ils partaient de suite. Hisoka indiqua que les Mizuiro’s suivraient. Quoi ? QUOI ? Participer à cette boucherie ? Hibari poussa un soupir et lança un regard à Aki qui discutait joyeusement avec Drea… Et dire qu’elle devait venir aussi… D’ailleurs, Reita semblait également ne pas être d’accord pour que les Mizuiro’s viennent… Pour une fois qu’ils étaient d’accord, c’était à noter dans le calendrier !

    Un groupe de Kuroi’s se dirigèrent alors vers eux et Hibari se sentit bien vite oppressé par la tension qu’il y avait dans l’air. On partait maintenant, visiblement… Hisoka prévenu quelques Mizuiro’s, dont Aki puis une sorte de marche funèbre se mit en route, comme pour « accompagner » les futurs morts qui n’auraient peut-être pas le droit à des sépultures décentes… La folie Kuroi était de nouveau mise en marche, lui et Hisoka en était bien conscient…

    Même Reita, certainement le plus… « Humain » du lot semblait entré dans une sorte de transe abominable, c’était sans préciser l’état des autres qui jubilaient presque à l’idée de tuer et de verser le sang.

    Après une longue heure de marche, ils arrivèrent jusqu’Odayaka et là, Ikuto fit don d’un ordre qui correspondait plutôt bien à l’esprit Kuroi… Du sang, et un vrai massacre, c’était tout ce qu’ils voulaient… Hibari lança un regard à Aki et aux autres Mizuiro’s présent, qui les regardait, lui et Hisoka, attendant visiblement eux aussi des directives. Il leur lança un regard calme, leur indiquant de ne pas se lancer dans ce massacre sans raison valable. Il ralentit le pas Histoire de se trouver près d’Hisoka et d’Aki dans le même temps. Elle était sans doute la plus jeune ici et celle qui avait vu le moins d’horreur. Du sang gicla au pied d’Hisoka et un corps inerte s’étala non loin. Hibari, en un réflexe protecteur, tira Aki contre lui et lui masqua les yeux de sa main. Si parfois on pouvait douter de son esprit Mizuiro, à savoir protecteur et familial, là, on voyait clairement qu’il tenait à ce clan et y avait parfaitement sa place. Lui qui semblait si détaché d’habitude était, aujourd’hui, très préoccupé par ce qui se passait dans la tête des membres du clan.

    Une fois que ce fut calmé, il se détendit et ôta sa main de la vision de la plus jeune, jetant un regard tendu à son leader et meilleur amis qui semblait lutter contre cette folie meurtrière. L’odeur métallique du sang remonta jusqu’aux narines de notre grand brun qui ferma les yeux un instant pour contrôler cette violence endormie depuis deux ans.

    Ikuto brisa alors une vitre afin d’ouvrir un passage dans un bâtiment souterrain. Tout le monde s’y engouffra, et là, le véritable carnage commença. Tous se dispersèrent et revinrent plus ou moins couvert de sang. A noter que Reita avait viré au roux… Cette vision n’enchanta guère notre ami qui sentit même une sorte de boule se nicher dans le creux de sa gorge. Il fit de son mieux pour ne plus y penser et aussi ne pas écouter cette petite voix qui hurlait dans sa tête. Ne pas céder, c’était l’essentiel.

    On suivit Ikuto qui avait prit part aux « festivités ». Hisoka avait passé un bras protecteur autour des épaules d’Aki. Les autres Mizuiro’s aussi, semblaient mal à l’aise. Hibari s’avança alors vers son leader et baissa les yeux, surprit d’entendre un « floc » : il venait de marcher dans du sang… chouette pour les converses… Aheum’. Il poursuivit sa route au haussant les épaules puis posa une main sur l’épaule d’Hisoka :


    - Va chercher l’enflure qui est la cause de tout ça, je reste avec Komatsu-chan si tu veux.
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Aki, Mizuiro

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Humeur : Happy Desu!

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Dim 26 Sep - 17:54

Comme tous les matins, Aki se trouvait au self avec Drea. Le sujet de conversation du jour était… Roulement de tambour… Les beaux mecs. Et ouai, c’est des filles, fallait pas s’attendre à autre chose. Enfin… Dès le matin, c’est vrai que c’est un peu tôt non ? Bref, pendants leur conversation si intéressante -ou pas-, un bruit de crissement de pneu s’était fait entendre. C’était qui le psychopathe qui conduisait comme ça ? La blonde n’eut pas besoin d’attendre longtemps avant d’avoir la réponse.

Kurôkami Reita déboula dans le réfectoire. Aki le regarda se diriger vers Tsukiyomi pour lui dire quelque chose. Quelque chose qui visiblement était très importante. Bhé oui, c’est pas tous les jours qu’on voit Kurôkami au réfectoire ! Bref, après avoir fini de parler avec son leader, le blond se dirigea vers Hisoka, qui n’était pas très loin de la table d’Aki.

La blonde essaya d’entendre ce qu’ils se disaient, mais ne réussit pas à tout entendre. Juste ce qu’il fallait pour savoir que la journée s’annonçait agitée. « Shin est quelque part dans cette ville » Ah bah là, c’est sur que ça ne serait pas une journée tranquille. La seconde regarda son amie et lui sourit bêtement. Cela suffit à Drea pour comprendre qu’elle allait partir.

-Bon, à ce soir.
- Ouai, amuse-toi bien.

Aki se retourna pour pouvoir entendre ce que déciderait Hisoka. Evidement, le leader accepterait. Après tous, c’est lui qui voulait former une alliance. Enfin, lui et les Mizuiro’s. Et ça ne manqua pas. « On est prêt à vous suivre dès que vous partez ». Bon bah, elle n’aurait pas le temps de se changer, enfin, c’était pas le plus important. Ikuto revins armé d’une bande de Kuroi’s. Ils avaient tous des têtes d’assassins, nan sans déconner, ils allaient vraiment faire un carnage. Enfin bon, tout ce petit monde commençait à se barrer, alors Aki se dépêcha d’en faire autant.

Pendant le trajet qui s’effectua à pied, Aki s’était sentit mal à l’aise. Pas un seul mot ne s’était échangé. Alors que pas loin il y avait Hisoka et Hibari… pas de chance ! Le seul bruit qu’un pourrait entendre aurait été le bruit de leurs pas… Enfin bon, de toute façon, Aki ne se sentais à l’aise que quand elle parlait, donc même si les autres discutaient, ça n’aurait rien changé.

Après une looongue heure de marche, Ils arrivèrent finalement devant une sorte de bidonville. Là, Ikuto stoppa la marche, et donna ses ordres. « Je veux que chaque centimètre carré du sol soit couvert de sang. Il y aura des hommes, des femmes et peut-être même des ados. Tuez-les tous. » Bon bah comme ça c’est clair… Les Kuroi’s semblèrent ravit par ces consignes. Nan mais, attendez, ils voulaient vraiment tuer tous le monde ? Et ceux qui n’avaient rien fait alors ? Ils allaient aussi y passer ?

La blonde eu rapidement une réponse. Près d’Hisoka, un homme s’étala par terre. C’est bon, le carnage venait de commencer. Aki resta pétrifier. La blonde se sentit tiré en arrière, et une main se colla contre ses yeux. Mais trop tard. Elle avait vu ce qu’il ne fallait pas. Enfin, bon, c’était quand même gentil de ce garçon. D’ailleurs, c’était qui ? Aki essaya d’enlever la main du Mizuiro –jamais un Kuroi aurait eu ce réflexe, don c’était forcément un Mizuiro u_u- mais ce n’est que quand il eu envie de l’enlever qu’Aki put voir Hibari.

Aki le regarda, puis tourna la tête pour fixer le corps de l’homme. Elle ravala difficilement sa salive, puis avança derrière le brun, qui comme tout le monde passait par une fenêtre briser pour atterrir dans une espèce de cave. Elle ne le lâcherait pas d’une semelle. Déjà, elle aimerait bien ne pas se faire tuer, et ensuite, elle ne voulait pas qu’Ami la remplace.

Une fois tous le monde à l’intérieur du bâtiment, les Kuroi’s continuèrent de faire mumuse avec des innocents, ils se séparèrent et revinrent tous recouvert de sang. Aki n’était pas vraiment enchanter de voir ça, mais elle pouvait supporter. Enfin, jusqu’à ce qu’Ikuto tue une femme qui se trouvait derrière la porte. La blonde plaqua sa main contre sa bouche, et pria pour ne pas vomir son petit déjeuner.

Quand elle sentit la main d’Hisoka sur ses épaules, Aki sursauta, et se sentit bête. Visiblement c’était la seule à se rendre malade pour ça…

-Désolé…

La blonde se mit à observer ses pieds. Au moins comme ça, elle ne verrait pas de sang. Mais, Hisoka commença à avancer. Bon bah, elle ne pourrait pas rester là… Bhé oui ! Qu’est ce qu’elle s’imaginait ! Enfin bon. Elle fit un pas, et s’arrêta de suite quand Hibari posa son bras sur Hisoka.

- Va chercher l’enflure qui est la cause de tout ça, je reste avec Komatsu-chan si tu veux.

Aki se sentit encore plus minable. On la prenait vraiment pour une gamine…

-Ou alors on peut aussi y aller ! Du moment qu’on m’agresse pas c’est bon… Et au pire y a toujours Ami ! Vous fêtes pas de souci pour moi!
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Humeur : Blasée

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Mer 29 Sep - 17:14

    Ikuto retira l'arme du front de la première victime de sa longue liste du jour avec un délice non dissimulé par son sourire sadique, ni même par son regard suffisant et blasé. Une fois fait, il adressa un signe las aux autres Kuroi's pour leur signifier de ne pas l'attendre. Il revint dans la première salle, où se trouvait encore la poignée de Mizuiro's qui n'avait rien à foutre là. Il revenait attendre les autres fragments d'équipes pour les rediriger.

    Cette fois, dans la salle au cadavre laissé par Ikuto, il n'y avait qu'une seule porte. La masse rouge que formait les Kuroi's s'y engouffra lentement. Le plus inquiétant dans leur marche funèbre n'était pas qu'ils massacrent les gens à tour de bras comme on chasse un objet quelconque du revers de la main, non. Le plus inquiétant était leur silence. Hormis leur respiration et le bruit spongieux de leurs pas sur le sol ensanglanté, ils ne faisaient aucun bruit. Comme si, enfaite, ils n'étaient pas là, et que le petit semi-immeuble ne comportait que ses "habitants" habituels.

    Au bout d'un moment de cris horribles, de ces sons qu'on imaginerait jamais pouvoir sortir d'une gorge humaine, il y eut un genre de ramification. Deux portes. Reita, Heckle et Jeckle prirent celle de gauche, les autres celle de droite. Le trio infernale continua son petit massacre. Ou plutôt, Reita le continua. Les deux autres derrières avaient pour mission de le couvrir. Seulement, contrairement à Ikuto, Reita ne savait pas tuer proprement. Chaque fois qu'il enfonçait ses ciseaux dans les orbites de quelqu'un, il en jaillissait une effusion d'hémoglobine qui le fendait le visage d'une giclée rouge. Et quand il y allait avec les crocs, il arrachait tout ce dans quoi ils se prenaient, et c'était souvent à la gorge de ses victimes. Elles mourraient rapidement. Pas plus de 10 secondes de souffrances abominables. Bref, le blondinet que beaucoup connaissaient comme étant un bon fêtard, fan de cosplay, jamais bourré et qui avait pas trop mal la côte avec les filles, ce blondinet avait viré au rouge et son visage aurait fait pleurer de peur pas mal de ces gens. Car oui, là, tout de suite, il avait une expression de tristesse et de résignation à fendre l'âme, mais aussi de rage et de cruauté pure. Le mélange, ajouté à ses mèches dégoulinantes de sang, le faisait devenir le fameux Ôkami si redouté mais si peu en même temps, quand on savait de quoi il était réellement capable. Cette maisonnée, enfaite, il aurait presque put s'en chargé tout seul. Ca n'aurait fait que lui prendre beaucoup plus plus de temps.

    Il y eut une autre ramification des voies. Les trois se séparèrent, Reita d'un côté, les corbeaux de l'autre. Peut-être n'aurait-il pas dut choisir encore la porte de gauche...

    Il eut une vision en ouvrant la porte, mais réalisa qu'elle ne différait que de quelques secondes avec la réalité. Il voyait une balle, d'un calibre moyen, arriver sur son œil. Il la sentait le traverser, le faisait éclater dans un bruit atroce de chaire arrachée, le rendant à jamais aveugle, puis continuer son chemin à l'intérieur de sa tête, fendant son cerveau, et enfin en ressortir en faisant exploser son crâne dans une douleur impossible à décrire.

    Puis il mourrait.

    D'instinct, Reita s'écarta, mais un peu trop tard. Coup de chance, avec le nouvel angle qu'il venait de prendre par rapport au tireur, le projectile ne fit que ricocher sur sa tempe. Mais Reita sentait toujours cette fucking balle dans son œil, qu'il avait d'ailleurs fermé. A présent, il était aveugle. A jamais. Cette pensée le rendit fou-furieux. L'homme tira encore deux coup de feu. Pas très utiles.

    Pendant ce temps, Ikuto avait vu revenir ceux qui auraient put faire un duo comique en d'autres circonstances. Ils trainaient une femme - brune, la trentaine - épleurée derrière eux, Heckle - le dépressif - par le col de sa veste, Jeckle, par les cheveux ( donc c'était Heckle qui fournissait tout l'effort ). Jeckle lâcha les longs cheveux noirs et lança, tout sourire, réellement heureux :


    - Ikuto ! Regarde qui on a trouvé ! Incroyable, hein ?

    - C'était pas facile pour la ramener vivante jusqu'ici

    Comme le laissai supposer son visage, Heckle avait une voix démoralisante. Et pourtant c'était lui, des deux, qui ramenait le mieux la joie de vivre chez n'importe qui. Ikuto s'approcha et reconnu Hashimoto Fumie. Il fut un peu surpris de la voir en larmes, mais à mieux y regarder elle pissait le sang de partout, tout un tas d'armes blanches planté dans le corps. C'était de douleur qu'elle pleurait. Heckle la lâcha à son tour et les deux s'écartèrent, laissant Ikuto s'accroupir à côté d'elle, a présent étendue sur le sol, suintant de son propre sang. Ikuto lui adressa un petit sourire en coin. Pas de ces sourires ironiques ou même simplement amusés, non. Le sourire de quelqu'un qui est content de retrouver une personne de son enfance. Un sourire doux. Un vrai sourire.

    - Alors, Fumie ? Je ne m'attendait vraiment pas à te trouver là

    Elle articula à grandes peines.

    - Alors c'était toi ?

    - Et oui, c'était moi.

    - Pourquoi tu fais ça, Gaki ?

    Il releva un peu la tête et son sourire se perdit dans le vague, comme ses yeux redevenus améthystes, avant de la regarder à nouveau.

    - Pour l'exemple

    La trentenaire le regarda tristement, avant de plonger une main pitoyable dans la poche de sa veste. Elle en tira tout aussi pitoyablement un trousseau de quatre clés.

    - C'est quoi ?

    Elle ne répondit rien.

    - Pourquoi ont-ils enlevé Shin ?

    Le son qu'elle tenta d'émettre fut très rauque. Sans doute avait-elle déjà la gorge tapissée de sang. Ikuto l'aida à se redresser, dégagea sa nuque de ses longs cheveux noirs, et enfonça l'une des fines dagues directement dans sa colonne vertébrale. Son corps se détendit immédiatement. Morte sur le coup sans s'en rendre compte. Ikuto récupéra l'arme de son cou.

    A ce moment là, un hurlement typiquement canin, chargé de rage et de douleur, résonna dans tout le semi-immeuble.



    Deux autres coups de feu. Pas très utiles. Totalement privé de sa vue, persuadé d'être maintenant aveugle d'une manière irréversible, Reita était entré dans une panique froide et violente. Sans réfléchir, par pur coup d'instinct, il avait foncé droit sur l'homme. Il était seul dans la pièce, une chance pour le lycéen. Mais celui-ci n'en teint même pas compte. Il agrippa fermement sa gorge après avoir sauter sur lui et plaqué au sol. L'arme, en passant, avait valsé au loin. Choppant ses oreilles comme unique prise, il le fracassa la tête contre un pied de commode anguleux, indolent des cris étouffés et horrible qu'émettait sa victime. Il frappa, frappa, frappa. Même après que les oreilles de l'homme lui restent dans les mains. Il l'avait alors attrapé par le cou et recommencé. Encore, encore, encore. A tâtons, il chercha les yeux et les déchira d'un coup de griffe rageur. Puis il recommença à frapper son crâne, même après que celui-ci lui sembla brisé - ce genre de bruit, comme une branche qui casse, vous atteint même dans votre transe meurtrière. Il ne s'arrêta que quand le fameux crâne fut trop profondément encastré dans ce fuckin' pied de commode pour qu'il puisse à nouveau l'en sortir. Alors, à genou, il se mis à sangloter. Puis, renversant la tête en arrière, hurla de toutes ses forces, sans s'entendre, jusqu'à ce que ses poumons soient vides.



    Ikuto reconnu immédiatement Reita à son hurlement de douleur. Il envoya immédiatement Heckle et Jeckle le lui ramener, puis... Il remarqua cette fille Mizuiro qui n'avait rien à faire ici - encore moins que les autres. Il s'approcha d'elle et, avec un sourire sadique, posa doucement sa main dégoulinante de sang sur son épaule. Il espérait bien la choquer un peu plus ainsi


    - Komatsu, c'est ça ? Tu t'y connais en soin d'urgence ? Ou mieux, tu peux appeler une ambulance ?

    Le sourire d'Ikuto s'élargit, satisfait d'avoir atteint son but

__ "..." _____________________________________


« C'est quoi, ce tas de viande, là bas ? »
« Le dernier dissident, pourquoi ? »


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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Mer 29 Sep - 19:17

Kagura avait suivit la troupe enragée depuis le début, sans broncher. Son humeur était calme à faire peur. Elle bouillonnait intérieurement mais son regard dénué d'émotion était terrifiant. Elle avait la tête droite, les cheveux retenus en arrière de son crâne. Deux-trois personne avaient essayé de lui adresser la parole mais avait renoncé après avoir comprit qu'ils parlaient dans le vide. Kagura était enfermée dans ses pensées et n'en ressortait visiblement pas. Seule la voix d'Ikuto la fit relever la tête, toujours d'un silence pesant. Elle écouta et partit avec un groupe. Elle prit soin de tuer toutes les personnes qu'elle vu, mais sans bouger plus que ça, ses gestes étaient rapides et précis. Elle ne leur laissait pas le temps de tenter leur chance, une sorte de flemme si vous voulez comprendre. Elle voulait surtout retrouver Shin au plus vite. Elle n'écoutait même pas les cris d'agonie de ses victimes. Elle essuyait seulement le sang qui tachait ses joues et ses vêtements. Elle continua de suivre le groupe, n'y mettant pas vraiment de goût. Enfin, non, ou plutôt si, elle aimait savoir qu'elle était capable de ça. C'était, une sorte de hobby, de plaisir. Mais elle était déprimée aujourd'hui. Elle avait pleuré toute la journée, sans savoir la raison. Elle avait envie de pleurer, elle pleurait, un point c'est tout. Elle se sentait plus que jamais à l'écart de tout ces Kuroi qui se battaient le sourire aux lèvres, l'envie grondante de victoire.

Non, Kagura ne ressentait pas cette sensation ce soir-là. Elle tuait. Elle tuait en pleurant. Elle tuait sans émotion. Elle ne regardait même pas où elle allait, elle suivait le rythme, un peu comme un mouton. Comme dans l'histoire des moutons de Panurge. C'était... étrange. D'habitude, Kagura se battait avec un dynamisme impressionnant, très impressionnant et elle souriait, riant presque parfois. Elle était heureuse d'habitude. Mais aujourd'hui, non. Mais, sa folie cachait sa mélancolie à merveille. Oui, vu que personne ne savait la prévoir, personne ne s'était aperçu de ça. C'était peut-être blessant pour certaines personnes de voir que personne ne s'intéressait à elle mais penser comme ça ne faisait pas partit du raisonnement de Kagura. Elle pensait autrement. Mais à vrai dire, je ne fais pas beaucoup avancer l'histoire en vous parlant de la psychologie de Kagura. Mais en même temps, vu que la jeune fille était totalement indifférente aux évènements extérieurs, c'était difficile de vous expliquer ce qu'il se passait.

Kagura se prit un coup dans le ventre à en avoir le souffle coupé. C'est ce qui servit à la réveiller. Elle se mit en colère, une colère noire. Elle tua le mec et hurla de rage. Tsss... Touché à Kagura? Je ne vous le conseille pas, c'est que trop dangereux. Elle risquerait de vous faire très, très mal. Je vous l'assure. Elle regarda agoniser le pauvre imbécile qui l'avait frappé en riant et partit en lui écrasant la main puis les tibias. Elle lui cracha au visage et partit dans un autre coin. Elle ouvrit une porte, une porte banale mais bien épaisse. Elle eu presque du mal à l'ouvrir. La jeune Kuroi l'ouvrit et s'engouffra dedans. Elle s'adossa au mur, soufflant. Il n'y avait personne. Il est vrai que la porte était bien cachée. Elle se confondait avec les murs sales du bâtiment. Elle ferma les yeux un instant. C'était bien dur. Aujourd'hui, elle avait compris pourquoi les Kurois ne l'aimaient pas. Elle avait bien comprit, ou du moins avait crut comprendre. Elle n'avait pas la même envie de se battre qu'eux. Tous étaient heureux de tuer, Kagura, elle, était indifférente. Ce n'était pas un plaisir. C'était bien là, un trait que les Kurois n'avait pas. Elle se mordit la langue. Elle se sentait faible, différente. Enfin, plus que d'habitude quoi.

Après quelques minutes, elle ouvrit les yeux. Elle vit que ce n'était pas une salle, mais un couloir. La jeune fille se redressa, sans bruit et marcha droit devant elle. Tac... Tac... Tac... faisaient ses chaussures sur le sol. Tic... Tac... faisait les aiguilles de sa montre. Malgré se bruit, le temps paraissait ralentit et son coeur, bien que silencieux, faisait de bonds énormes dans son buste. Comme par reflex, elle posa ses mains sur son sein gauche pour stopper les rebonds infernaux. C'était... glauque. Des gouttes d'eau tombait du plafond à un endroit, s'écrasant sur le sol, formant une flaque d'eau qu'elle enjamba. Elle respira un grand coup et ouvrit la première porte sur la gauche. Rien...

Deuxième porte sur la droite à présent.... R.A.S. Ce silence pesant était des plus insoutenable. Kagura se retint de hurler. Elle choisit de sauter une porte et d'ouvrir la quatrième. Rien, seulement des caisses et un lit crasseux qui semblait inutilisé depuis longtemps. Brrr... Elle frissonna et repartit. Il ne restait que deux portes. La troisième, qu'elle avait délibérément évitée et la cinquième. La jeune femme déglutit, prenant son temps. Elle était surement ici depuis 10 bonnes minutes. Elle choisit d'ouvrir la troisième. Fermée à clé. Elle haussa les épaules et ouvrit l'autre. Rien, un tas de nourriture conservée, et c'est tout. Elle déchira l'ouverture d'un paquet de Haribo qui traînait, le seul truc en bon état ici à vrai dire... Puis elle repartit. Elle se planta droite, devant cette fichue porte fermée. Elle enleva une barrette de ses cheveux, faisant tomber une mèche de cheveux roses sur son visage. Elle la glissa dans la porte, la ressortie, la tordit, répéta l'opération deux, trois fois et ouvrit enfin. Elle soupira en levant la tête. LE CHOC. Elle laissa tomber sa barrette qui tinta en arrivant par terre. Elle avait les yeux grands ouverts, tout comme sa bouche. Devant elle se tenait Shin. Elle en avait perdu les mots. Elle s'approcha en se reprenant.


Salut. Désolée d'être arrivée si tard.


... Un gros blanc s'installa, Kagura avait oublié qu'ils n'étaient pas seuls. Merde! Un cri survint près, d'eux avant que plusieurs Kurois débarquèrent dans la pièces, poisseux de sang, dégoulinant de sueur. Kagura, qui était restée immobile se fit bousculée de toutes parts, finissant par rejoindre un bords. Elle suivit la scène du regard, silencieusement. Les Kurois massacraient joyeusement les ravisseurs de Shin. Shin? Il était passé où? Surement pas bien loin, mais où? Kagura le chercha du regard, avant de le croiser, porté par quelqu'un. Elle lui courut après, le voyant l'emmener à Ikuto et Reita. Elle s'arrêta de courir et resta en retrait de la scène, à environ une dizaine de mètres. Elle se savait inutile et qu'elle n'avait rien à faire dans ce moment...
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Hisoka, Admin Leader MizuiroAdmin Leader Mizuiro

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Humeur : Intrigué

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Ven 1 Oct - 19:39

    Les cris résonnaient dans cette espèce de cave - un vrai dédale, en réalité - et le sang giclait. Retapissant les murs, comme l'avait demandé Ikuto. Et pourtant, à part les cris d'agonie des victimes le silence était total ; les Kuroi's semblaient privé de la parole. Le lieu, ce silence dérangeant, le sang qui jaillissait de partout, les cadavres, l'ambiance aurait difficilement pu être plus morbide. Enfin, on faisait avec. Hisoka était très reconnaissant à Hibari de rester près d'Aki pour la protéger ; celle-ci se montrait courageuse en voulant continuer, mais le leader se demandait si elle était réellement capable de supporter toutes ces horreurs. Ou plutôt, il redoutait Ami. La blondinette lui avait déjà parlé de cette facette de sa personnalité, mais il n'avait pas vraiment envie de faire sa connaissance - non pas qu'il ait une quelconque appréhension pour lui, mais si Ami ressortait cela voulait dire qu'Aki était plutôt mal en point.

    Bref, son meilleur ami et bras droit étant présent pour rassurer l'adolescente, il pouvait suivre Ikuto et observer le massacre sans pensées parasites. Après tout, il avait besoin de toute sa capacité de réflexion pour comprendre qui étaient tous ces gens. Tous ces morts qui gisaient à terre, qui étaient-ils pour mériter ça ? Bien sûr, il y avait l'enlèvement de Kaido Shin, mais le leader avait du mal à croire que ce soit la seule raison. Il sentait les Kurois, et encore plus particulièrement Ikuto liés à cet endroit. C'était étrange, une simple impression diffuse. L'odeur du sang commençait à se faire entêtante, titillant la facette sadique de sa personnalité qui resurgissait parfois. Hisoka était un être humain comme les autres ; lorsqu'il était en position de force, il aimait sentir qu'il avait le pouvoir de vie et de mort sur quelqu'un. Savoir qu'un simple geste pourrait ôter la vie d'un homme. Mais il lui fallait se contenir, c'était la vengeance des Kuroi's. Et il n'aimait pas céder à des pulsions meurtrières.

    Heckle et Jeckle apparurent soudainement près d'Ikuto, trainant une femme d'une trentaine d'années avec eux. Son corps était une vraie passoire, elle avait des couteaux plantés un peu partout. Triste spectacle, qu'Hisoka s'attacha tout de même à observer très attentivement. Cette femme et Ikuto se connaissaient. Ce dernier eut un sourire que le Mizuiro n'avait jamais vu sur les lèvres ; un sourire simple, naturel. Un sourire normal, en fait - c'est à dire totalement anormal sur Ikuto. Après une courte conversation, dont Hisoka ne saisit pas grand chose, mais qu'il nota précieusement dans son esprit - il serait toujours le temps d'essayer de comprendre plus tard - le Kuroi assassina froidement et promptement la femme.

    Un horrible hurlement se fit soudain entendre. Différent des autres, car il provenait d'un Kuroi et non pas d'un inconnu victime de leur furie. De Kurôkami plus particulièrement, si Hisoka ne se trompait pas. Tsukiyomi ordonna aux deux corbeaux d'aller voir et de le ramener puis... il se tourna vers Aki. Un sourire sadique aux lèvres, il posa sa main ensanglantée sur l'épaule de l'adolescente.

    — Komatsu, c'est ça ? Tu t'y connais en soin d'urgence ? Ou mieux, tu peux appeler une ambulance ?

    Quelque chose qui avait le don d'énerver le leader Mizuiro. Une des rares choses qui pouvait l'énerver d'ailleurs, qu'on touche à quelqu'un de son clan. Tout le monde savait que c'était sacré pour lui, et voir Ikuto se moquer ouvertement d'Aki, un sourire à faire peur sur les lèvres et la main dégoulinante de sang sur l'épaule de la jeune fille le mettait hors de lui. Le fait que ce soir Ikuto ne changeait rien au problème, il ne pouvait pas laisser passer ça. Les habits de la Mizuiro se teintaient du rouge sang qui couvrait la main de Tsukiyomi, et cette vision horripilait Hisoka.

    — N'implique pas Aki dans ton carnage. On patauge déjà assez dans le sang sans que tu aies besoin d'en imprégner son T-shirt.

    Quelqu'un qui ne le connaîtrait pas verrait ici des paroles prononcées calmement. Mais les Mizuiro's et Ikuto étaient tout à fait à même de remarquer qu'il était furieux. Hisoka jeta un regard à son meilleur ami, lui signifiant d'arracher Aki des mains d'Ikuto - bien que ce ne soit pas nécessaire, puisque de toute façon Hibari l'aurait fait spontanément. Le pire maintenant, c'était que le leader Mizuiro avait parfaitement conscience qu'Ikuto se moquerait ouvertement de lui et de sa protégée, et qu'il serait presque fier d'avoir réussi à le faire sortir de ses gonds. Une confrontation s'annonçait, et ça ne le réjouissait pas ; mais on ne touchait pas à son Clan, point.

__ "..." _____________________________________



« JUST STAY WHERE YOU ARE, LET YOUR FEAR SUBSIDE
JUST STAY WHERE YOU ARE IF THERE'S NOTHING TO HIDE »


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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Ven 1 Oct - 20:23

  • Les Kuroi’s s’engouffraient silencieusement dans les couloirs, tuant encore avec une une violence et une démence rare. L’Ether devenait insupportable, et il était impossible pour Hibari de faire abstraction de ce paquet d’émotion vive qui le rongeaient désormais jusqu’à l’os. Il avait la peau à vif, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et un frisson remonta le long de son dos : il avait des sueurs froides. Sa peau avait pâlie et ses doigts bougeaient nerveusement. Il était sur le point d’exploser. Imaginez vous ce que pourrait être le ressentit d’un empathe dans ce trou à rat emplis d’une souffrance abominable ? Parmi les victimes, il y avait certainement des innocents… Peut-être même des gosses qui n’avaient même pas encore eût le droit au vrai gout de la vie… Ses muscles tremblaient comme si notre grand gaillard recevait des coups. Mais sur son visage, rien ne paraissait hormis une colère sombre. Il sentait qu’Hisoka luttait contre de fortes pulsions meurtrières. Même lui s’efforçait de ne pas écouter cette petite voix qui hurlait presque dans sa tête.

    Heckle et Jeckle, ces deux enflures qui mettaient Hibari mal-à-l’aise – et pourtant il en faut – venait de ramener une femme. Trente ans, les cheveux noirs, elle aurait put paraître belle si son visage ne se tordait pas sous la douleur. Le jeune homme n’écouta pas la conversation, mais ne détourna pas le regard devant la mort de cette femme, par égard pour elle.

    Les épaules d’Hibari s’affaissèrent, il se mit volontairement en retrait. Il connaissait cette sensation… Reita avait une vision qui marquait sa fin. Quelque chose se brisa quelque part dans son ventre. Akasen se surprit à sentir quelque chose d’humide sur sa joue. Passant ses doigts sous son œil, il se surprit lui-même à pleurer. Cet endroit était visiblement difficile à supporter pour son esprit et cette saloperie de voix lui chantait encore de sauter sur le premier civil venu et de déverser tout ce trop plein de ressentit… Une fois qu’il fut calmé, il se concentra à nouveau sur ce qu’il avait à faire. Une panique froide lui fut transmise par l’Ether : Reita se sentait aveugle ? C’était un moindre détail, au moins, il était vivant… merci la vision… Mais un cri d’horreur emplis de tristesse, de douleur. Merde alors, il se passait quoi encore ! Il lui était difficile de se concentrer et de faire le tri parmi toutes ces émotions parasites… Il revint alors vers le groupe une fois qu’il se soit stabilisé et ce qu’il vit là lui fit retrousser le coin de sa lèvre supérieur. Ikuto souriait comme un dément à Aki, la main de cet enfoirée étant posé sur l’épaule de sa camarade alors qu’elle était dégoulinante de sang. Hisoka prit la parole et lança un regard à Hibari qui fonçait déjà vers Aki.

    D’un revers de main, il poussa violemment la main du leader provisoire loin de l’épaule de la jeune fille qu’il tira instinctivement contre lui, un grognement sourd s’élevant de sa gorge en guise d’avertissement. Il ne voulait pas faire d’incident diplomatique, surtout parmi cette armée de Kuroi’s, mais si l’un d’eux voulait traumatiser Aki, il devrait d’abord se débarrasser d’Akasen.

    Les yeux d’Hibari était passé d’anthracite à un gris plus clair, plus électrique et plus hostile. Il prit la parole, sa voix grave restant posée mais cependant tout aussi hostile que le regard qu’il lançait à Tsukiyomi :


    - N’oublis pas pourquoi t’es là, retrouve ton supérieur au lieu de trainasser, ça s’rait dommage d’être venu pour trouver un cadavre.

    Hibari, pas d’incident diplomatique s’il te plait… Ou comment se foutre la moitié d’un clan sur le dos… Méthode Hibari en une leçon : Evoquer la possibilité que le leader du clan soit mort… En effet, la moitié des Kuroi’s présent avait très certainement envie de se jeter sur le bras droit du leader Mizuiro et de lui arracher les tripes, seulement, il semblait tout de même se contrôler un minimum, attendant sans doute l’approbation d’Ikuto. Le grand brun les mesurait tous du regard, lui, les provoquer ? Non, jamais !

    Il resserra son étreinte sur Aki, comme si il devait défendre quelque chose d’important. C’était l’idée, quelque part, puisqu’Hisoka tenait beaucoup à cette seconde.
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Shin, Leader Kuroi - Chargé de DisciplineLeader Kuroi - Chargé de Discipline

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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Dim 3 Oct - 23:41

    Shin avait été enlevé et fait prisonnier depuis… Depuis combien de temps déjà ? Une semaine ? Deux ? Un mois ? Voire plus ? Il ne saurait pas le dire. Il n’avait pas vu la lumière du jour depuis tellement longtemps qu’il en avait perdu la notion du temps. Il était enfermé dans une pièce lugubre et pas très grande. Il ne savait pas qui était ses ravisseurs ni pourquoi il avait été kidnappé. Cela pouvait être pour n’importe quelle raison. C’était peut-être pour créer le chaos dans le clan, mais les ravisseurs étaient trop vieux pour faire partie d’un clan, donc ils n’avaient aucun intérêt de se mettre les Kuroi’s à dos pour cette raison.

    Le leader était surveillé sans arrêt. Ses ravisseurs avaient pris d’incroyable précautions pour ne pas que le jeune homme ne s’enfuit : on l’attachait assez souvent, on le droguait parfois et on l’avait mis dans une pièce qu’on fermait à clé. Les jours passaient et se ressemblaient : on apportait une faible ration de nourriture au garçon deux fois par jour, sans doute le matin et le soir, ce qui était le seul moment où il se passait quelque chose. Le reste du temps, la principale occupation du jeune leader était de réfléchir. Réfléchir à un moyen de se sauver. Après tout, il ne voulait pas rester à moisir dans ce trou à rats.

    Un jour, qui avait commencé comme tous les autres, allait changer tout ça. Pendant ce que le jeune homme pensait être la matinée, on lui avait apporté sa ration matinale quotidienne comme tous les autres matins. Quelques heures après, les ravisseurs s’étaient regroupés dans un coin de la pièce, à l’opposé du coin où se trouvait Shin. Ils étaient agités. Quelque chose les inquiéter, les stresser. Ils étaient tout simplement paniqués, ne tenant plus en place. Tout cela, pour la simple raison que les Kuroi’s étaient là, dans l’immeuble, tuant tout ce qui bougeait et les kidnappeurs avaient peur de ce qu’ils pourraient leur arriver. Après discussion, dont le captif compris les grandes lignes, ils décidèrent que trois d’entre eux resteraient ici, à guetter Shin et à le tuer s’ils n’avaient pas de nouvelle des autres d’ici une trentaine de minutes. Ils avaient déjà envisagé de le tuer et de se débarrasser du corps à plusieurs reprises. Mais cette fois, ils pensaient vraiment à l'éliminer. Pendant ce temps, les autres tenteraient d'abattre les Kuroi's qui s'étaient introduits à l'intérieur du bâtiment. Shin savait bien que les malchanceux qui allaient partir à la rencontre de ses sauveurs courraient à leurs pertes : aucun cadeau ne leur sera fait.

    L’homme qui devait le guetter se rapprocha de lui, et le leader remarqua qu’il avait une seringue à la main… Il savait qu’on allait le droguait pour éviter qu’il ne profite pas de la panique pour s’enfuir. Même si le leader était déjà pieds et mains liés, ce qui n’était pas pratique quand on voulait tenter de sauver sa peau. Les minutes passaient lentement, très lentement. Le seul bruit perceptible était des gouttes d’eau qui tombaient du plafond, dans de petites flaques. On n’entendait pas de bruit de combats. Les Kuroi’s ne devaient pas laisser la moindre chance à leurs adversaires et ils devaient les tuer sur le coup. Tout à coup, il y eût un cri, un hurlement de douleur. Mais le leader était trop dans les vapes pour savoir de qui il provenait. Soudain la porte s’ouvrit et… Kagura entra.


    Salut. Désolée d'être arrivée si tard.

    Shin savait que si Kagura était là, Ikuto se trouvait quelque part ici. Shin était soulagé, il allait enfin pouvoir sortir de là. La jeune fille se rapprocha lentement de son leader quand un groupe de Kuroi’s passèrent à leur tour par le trou de la porte. Un des ravisseurs cria ce qui eût pour effet d’immobiliser Kagura qui se fit bousculer par le groupe. Les membres du clan se jettèrent et se défoulèrent sur les trois ravisseurs avec une rage peu commune. Un Kuroi s’approcha de son leader, le détacha et l’aida à se relever. La drogue faisant toujours effet, le leader ne pouvait pas marcher. Il mit alors son bras derrière le cou du Kuroi et s’appuya sur lui pour tenir debout. Le sang sur les vêtements du porteur dédaignèrent sur ceux du jeune garçon droguait. Les deux garçons sortirent de la pièce et prirent l’étroit couloir qui devait les ramener à Ikuto.

    Des corps sans vie jonchés le sol et les autres pièces, accompagnés de mares de sang. Le trajet parut durer une éternité, surtout pour Shin qui était à moitié conscient. Durant le trajet, l’effet de la drogue diminua quelque peu, les idées du leader se remettant au fur et à mesure en place. Le sang sur les vêtements commença à sécher. Aucun mot ne fut prononcé, un silence de mort régnait. Enfin pas vraiment. Seuls leurs pas et le bruit de gouttes d'eau qui tombaient du plafond venaient perturber ce silence. Personne ne s’opposa à leur marche, à croire que tous les habitants de l’immeuble avaient été tués, ou bien se cachaient pour éviter les Kuroi’s déchaînés.

    Une fois rendu là où se tenait Ikuto, la drogue faisait encore effet, beaucoup moins qu’avant certes, mais Shin ne pouvait toujours pas tenir debout sans aide. Dans la pièce, le jeune homme reconnu Hibari, le bras droit des Mizuiro’s qui serrait contre lui une jeune fille, avec une marque de sang sur l’épaule, qui semblait ne pas avoir sa place ici. Hisoka aussi été présent. Il était d’ailleurs en train de se prendre la tête avec Ikuto pour une raison ignorée du leader. Mais pourquoi ? Pourquoi les Mizuiro’s étaient-ils présents ? L’enlèvement visé les Kuroi’s alors, que faisait un autre clan ici ? Pour lui, cela n’avait pas de sens. La drogue qui faisait encore effet y était peut-être pour quelque chose. Mais Shin ne se préoccupa pas de la présence du clan ni de la dispute. Il voulait rentrer et quitter cet endroit qui avait été son lieu d'emprisonnement pour un certains nombres de semaines. Surtout qu'il n'avait même pas la force pour se venger.


    -Il est l'heure de rentrer, tu ne crois pas Ikuto ?


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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Ven 8 Oct - 5:46

    - N'implique pas Aki dans ton carnage. On patauge déjà assez dans le sang sans que tu aies besoin d'en imprégner son T-shirt

    Une déclaration de guerre ? Non. Et le fait que ça n'en soit pas une était d'autant plus enrageant pour le futur ex leader provisoire. Il était resté très calme, en retrait, même, par rapport à la boucherie. Il contenait sa rage et sa démente envie de tuer, sans doute aucun bien supérieures à celles des deux trois plantons de l'Est présents. Hisoka ne faisait pas exception à la règle.

    Ikuto entendit vaguement un son en provenance d'Akasen, et une infime partie de son cerveau ne put s'empêcher de se faire la réflexion qu'il comprenait mieux pourquoi ce quarantenaire jeune plaisait à Reita. Mais le reste de son esprit l'ignora avec suprématie, complètement concentré sur Hisoka. Le Kuroi était furieux. Il bouillait littéralement. Mais il n'y avait que ses yeux pourpres qui en témoignaient, brûlants de rage. Car son visage était presque aussi impavide que celui d'Hisoka. Voilà quelle apparence avait la fureur chez Ikuto. Après environ 30 secondes de silence total, ses lèvres se descellèrent.


    - Je t'ai demandé l'heure, Kawaru ?

    A nouveau un silence mortuaire.

    - Visiblement tu n'a rien à faire ici, alors si la nouvelle couleur du sol t'indispose, ou dérange quelqu'un de ton clan, pourquoi tu ne débarrasse pas le plancher ? Ou pourquoi ne l'as-tu pas déjà fait ?

    Sa voix était plate, vide. Effrayante.

    - Tu savais parfaitement que tu ne servirait à rien quand tu as décidé de venir, n'est-ce pas ? Cesse de te plaindre, Kawaru, c'est un champ de bataille, ici. Nous sommes là pour tuer et...

    Ikuto se tut subitement, et son expression changea radicalement. D'abord, une surprise non dissimulée, puis un genre d'émerveillement miroitèrent dans ses yeux agrandis comme ceux d'un enfant. Hisoka répondit quelque chose qu'Ikuto perçut à peine. L'ignorant superbement, il se retourna pour voir qui venait d'entrer dans la salle, soutenu par un allier, quelques mèches tombant sur des yeux fatigués...

    - Il est l'heure de rentrer, tu ne crois pas Ikuto ?

    Encore une fois, Ikuto laissa un silence. Mais - une fois n'est pas coutume - il avait plus l'air d'un blanc, non prémédité, contrairement aux autres. Il s'approcha, à la fois maître de lui-même et submergé par des émotions qu'il ne parvenait pas à cacher. Cela dit, une fois "l'émerveillement" passé, il réalisa qu'il était sans doute le seul à penser à certains détails pourtant essentiels. Il secoua la tête en signe de négation.

    - Pas comme ça, Shin. Et de toutes façons, toi, tu va à l'hôpital. Tu as été drogué, je veux pas prendre de risque.

    Le plus jeune jeta alors un regard à l'assistance. Il avait retrouvé son expression habituelle, un rien chafouine, mais surtout impénétrable. Puis ses yeux se levèrent vers le plafond. Il chercha quelque chose, et sourit en le trouvant.

    - Et puis il y a quelques détails à régler... Qui a un briquet ?

    A sa surprise, Hisoka s'approcha et lui tendit le sien. Le Kuroi l'attrapa sans un mot de remerciement, et sauta sur la première table qui passa. Le semi-immeuble n'étant pas haut de plafond, il n'eut qu'a lever les bras au niveau de sa tête. Cherchant à tâtons le système anti-incendie, il alluma le briquet à côté du récepteur de fumée avec un sourire satisfait. Le genre de sourire qu'il arborait n'importe quand, à croire que sa tache l'avait totalement absorbé, au point qu'il en oublie où il se trouvait. Hélas, ce n'était pas le cas.

    L'effet fut immédiat : douche froide pour tout le monde. Enfaite, personne dans l'immeuble ne fut épargné. Ikuto pris à nouveau la parole, s'adressant cette fois exclusivement aux Kuroi's, étant donné que les Mizuiro's n'avaient pas bougé d'un pouce.


    - Tous ceux qui ont des fringues recolorées par le sang, vous les laissez ici, on y foutra le feu en repassant. Sinon, essayez de les laver. Vos visages et vos cheveux aussi. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, vous êtes couverts d'hémoglobine.

    Les petits groupes de Kuroi's partis très loin revenaient encore maintenant. Il en arrivait d'un peu tout les côtés, une personne, deux à la fois grand maximum. Celui de Reita, Heckle et Jeckle arriva à ce moment. Ikuto descendit de la table et s'approcha du blond, qui s'était fait à moitié porté, à moitié trainé par Heckle, le dépressif. Jeckle prenait le plus grand soin possible à ne pas le toucher.

    Sous la pluie battante du système anti-incendie, Reita redevenait blond peu à peu. De tous les Kuroi's présent, il était peut-être bien celui qui aurait le plus de boulot à faire faire à sa machine à laver. Voir même à sa cheminée.

    Les yeux clos, il était régulièrement secoué par des spasmes à priori musculaires. Sa tête était vide, il n'arrivait à penser à rien d'autre, mais il avait toujours cette impression tenace que son œil gauche était crevé. Il avait mal, et cette douleur aurait dut lui faire péter les plombs. Mais il sentait sa colère maladive comme sortir de lui, ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Il reconnut à l'instinct qui le trainait depuis qu'il baignait dans cette espèce de calme artificiel.

    Vu de l'extérieur, Reita était dans un vraiment piteux état. Heckle le posa sur le sol mais garda ses deux mains appuyées contre lui. Pour commencer, le côté gauche du visage du blondinet pataugeait dans son sang. A tel point que définir précisément l'endroit de la blessure, s'avérait ardu, et ce malgré la douche. Ensuite, l'expression de son visage éteint, yeux fermés, vide, faisait, il fallait l'avouer, froid dans le dos. Ikuto passa d'un coup d'œil rapide la check list des autres : en dehors de Reita, personne n'était blessé.

    Heckle, Jeckle et Ikuto échangèrent quelques mots à voix basse. Il en ressortait qu'aucun des deux corbeaux n'avait réussit à arracher un mot au loup. Ikuto s'accroupit à côté de Reita, posa une main dans son cou. Ca lui fit à peine frissonner, lui qui d'habitude détestait ce contact. Un petit coup d'œil vers Shin l'informa sur la priorité actuelle (le cas de Reita), et sur la marche à suivre. Toujours accroupi, sa tête tomba légèrement en avant et il ferma les yeux.

    La bonne nouvelle : Reita eut une réaction. La mauvaise : il eut cette réaction. Contractant peut-être bien tous les muscles de son corps en même temps, et émit un son, un aboiement. Ikuto revint à lui comme s'il s'était prit un coup et subissait une douleur importante. Pourtant il recommença dès qu'il eut recouvré ses esprits. Cette fois le rejet de Reita dura, et il se débattait contre un Ikuto assoupis et un Heckle visiblement en difficulté. Mais Jeckle n'esquissa toujours pas le moindre geste pour toucher Reita. Ce furent d'autres Kuroi's qui vinrent en renfort. L'idée de devoir entraver un camarade à plusieurs, même chez les Kuroi's, était abominablement répugnante, bien plus que celle de massacrer jusqu'aux deniers les habitants d'un semi-immeuble dans les taudis d'Odayaka. Ils se consolaient en se disant que c'était pour son bien, que Tsukiyomi savait parfaitement ce qu'il faisait. Surtout que la dimension inquiétante du problème prenait de plus en plus d'importance. D'habitude, dans ce genre de cas où Reita pétait les plombs littéralement, il envoyait des "fuck" à tout bout de champ, traitait tout le monde d'un tas de truc assez carabiné mais pas très innovant, en général. Mais pas cette fois. Il n'y avait pas un mot qui sortait de sa gorge, juste une effrayante série de grognements. Et à aucun moment il n'avait ouvert les yeux

    Subitement, le blondinet se calma. L'expression de son visage se transforma d'une manière étrange. Dans l'absolu, elle était juste devenue sereine, mais cette expression là en particulier n'appartenait pas à Reita, ce qui devenait étrange pour ceux capables de s'en rendre compte. Il essaya de parler, mais un grognement sourd avala un quelconque mot. Il essaya d'ouvrir les yeux, y parvint, mais le résultat fut abominable et il les referma immédiatement.

    Du sang coula des oreilles d'Ikuto, et il se réveilla immédiatement, encaissant une douleur encore plus grande que la précédente. Une fois les dents assez desserrées pour communiquer, il se tourna vers Heckle, qui lui-même avait l'air d'aller mal, prêt à sortir un flingue et à se faire exploser la tête. Il atteignait son cota, et la présence de Jeckle n'arrangeait pas l'humeur de tous les autres. Ikuto posa de nouveau ses yeux, redevenu d'un bleu nuit profond comme ils ne l'avaient pas été depuis longtemps. Il essaya de s'adresser directement au blondinet. Au début il n'eut pas de réponse, puis Reita réussit à se faire comprendre malgré l'absence totale de mots

    Soudain il se redressa, grognant comme un chien de garde devant un intrus. Et c'était le cas, son flaire ne le trompait jamais. Les yeux fermés, il fixa néanmoins une direction assez précise pour qu'Ikuto voit tout de suite le problème.

    Un petit groupe de Kuroi's venait de revenir, l'un des derniers, sans doute. Seulement une fille parmi eux était déjà revenue. Plus simplement : elle était en double exemplaire. Sans laisser à personne le temps de réagir, Ikuto cloua au mur la main de la fille indiquée par Reita d'un lancé de dague précis. Elle hurla, aussi bien de surprise que de douleur. Puis sa voix se transforma, et son visage fondit, se remodela, laissant la place à un garçon un peu plus grand que ne l'était la fille - Ayumi, au passage. Ikuto retrouva son sourire sadique et sa lueur pourpre.


    - Kyouya... J'était certain que c'était toi, aucune autre explication ne tenait la route

    Le dit Kyouya tremblait de la tête aux pieds, le regard agrandit de peur plus que de souffrance. Ikuto s'approcha de lui lentement, et les grognements de Reita cessèrent. Heckle et Jeckle vinrent à leur tour, l'air un peut étonné pour l'un, et super content pour l'autre.

    - Ikuto ? P... Pourquoi tu fais ça ?

    - Parce que tu as enlevé mon leader que voici

    Ikuto désigna Shin, mais sans le regarder, comme il le faisait souvent.

    - Je dois avouer que j'ai jamais put te supporter, toi si douillet, prêt à n'importe quoi pour éviter la douleur

    - Qu'est-ce que tu va faire ?! Tu peux pas me tuer ! On se connait depuis tous petits !

    - Tu y as pas pensé avant de kidnapper Shin

    Jeckle partit en éclat de rire. Kyouya tourna vers lui son expression désespérée.

    - C'était pas moi, Kazuki ! J'ai juste suivit les ordres, moi ! Toi aussi, tu me connais depuis toujours ! Aide-moi !

    N'obtenant rien de plus qu'un magnifique sourire de Kazuki-Jeckle, il se tourna vers Heckle

    - Natsume !

    Un clignement d'yeux, rien de mieux.

    - Qui t'a donné cet ordre, Kyouya ?

    - Qui à ton avis ?! C'est Reino ! REINO !

    A présent il criait, il avait cédé à la panique.

    - Après ce que tu as fait à Sora, qui a reprit notre éducation ? REINO ! Tu sais pas ce qu'il fait quand on n'obéit pas ! Tout ça c'est à cause de toi !

    Ikuto, d'un calme olympien, essuya l'accusation d'un hochement de tête distrait.

    - Donc c'est Reino qui en veut aux Clans. Oui, logique

    Devant ce calme, Kyouya sembla réaliser dans quelle merde il était et paniqua d'autant plus.

    - Ne me tue pas, Ikuto, par pitié ! J'ai juste obéit, moi, je te le jure !

    - C'est ça, le problème avec toi. Tu as obéit. Tu sais, Fumie avait une place bien plus grande que la tienne dans mes souvenirs. Elle, elle a sut accepter son destin.

    Kyouya regarda le corps d'une femme, avec de longs cheveux noirs, une veste, et surtout avec la colonne sectionnée au niveau du cou. Il devint carrément dément, la peur annihilant toute douleur dans son esprit

    - Ne me tue pas, Ikuto ! Tu peux pas faire ça ! IKUTO !!

    - Tu as raison, je suis tenu par des accords, je ne peux pas te tuer.

    Cette révélation sembla rassurer Kyouya, qui se calma, mais... Ikuto désigna les Mizuiro's - Hisoka, plus particulièrement

    - Eux, par contre, sont là juste pour toi. Tu ne le sais peut-être pas, mais tu as prit les traits de l'un des leurs pour enlever Shin. C'est Reino qui t'as dis de le faire, je suppose... Et de toutes façons, maintenant que tu sais qui est venu faire le ménage ici, tu va mourir, c'est un fait. J'ai pas envie que tu aille cafté à Reino où je suis et ce que je fais

    Là dessus, il posa le briquet dans la main non clouée au mur de Kyouya et s'écarta, suivit par Natsume et Kazuki (respectivement Heckle et Jeckle), saluant une dernière fois une vielle connaissance d'un sourire mi-amusé mi-désolé

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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Sam 9 Oct - 18:29

    Que d'action en si peu de temps. Hisoka s'apprêtait à riposter vertement - il n'appréciait pas du tout la façon dont Ikuto insultait son clan - lorsque le Kuroi s'interrompit, un air à la fois surpris et émerveillé sur le visage. Le leader Mizuiro se retourna prestement, pour voir Kaido Shin débarquer, l'air complètement usé mais visiblement en bonne santé. Hisoka se rapprocha alors d'Aki et de Hibari, restant un peu à l'écart pour laisser le temps aux Kuroi's de se retrouver. Après tout, ça faisait plusieurs longues semaines que leur leader avait disparu. Il se contenta d'observer la scène distraitement, en silence. Plutôt plongé dans ses pensées ; puisqu'ils avaient retrouvé Kaido, il ne servait à rien de s'attarder ici... Et sa vengeance à lui n'était pas accomplie. Il aurait tellement aimé chopper celui qui s'était fait passer pour l'un des siens ! Surtout que l'hémoglobine recouvrant les murs et les cadavres entassés çà et là n'aidaient pas à calmer son envie de faire couler du sang.

    — Et puis il y a quelques détails à régler... Qui a un briquet ?

    Bien que ne comprenant pas l'utilité de la chose, Hisoka sortit le sien et le tendit à Ikuto - qui le prit sans même le remercier, mais c'était compréhensible étant donné leur hum... petit accrochage. Il eut cependant une réponse rapide à ses interrogations en voyant Ikuto grimper sur une table - comment pouvait-elle encore tenir sur ses pieds ? - et approcher la flamme du plafond avec un sourire satisfait. Une pluie glaciale s'abattit sur tout le monde, faisant ruisseler le sang et affluer les Kuroi's qui n'étaient pas encore revenus. En parlant de ça, Hisoka nota que le trio constitué de Kurôkami et des deux étranges corbeaux venait de revenir, et que le blond semblait dans un piteux état. Tellement pitoyable qu'Ikuto se détourna de son leader à peine retrouvé pour s'approcher du loup. Il était secoué par des spasmes violents, et pourtant il semblait complètement vidé ; un côté de son visage restait ensanglanté malgré l'eau qui continuait à tomber.

    Soudain, il devint totalement effrayant ; intenable et poussant des grognements qui n'avaient rien d'humain. Flippant. Hisoka fit quelque chose dont il avait l'habitude dans ce genre de situation - c'est à dire un moment tout ce qu'il y a de plus violent, mais dans lequel il n'avait pas à intervenir. Il se détacha du mieux possible de la scène, s'imprégnant seulement les images ; comme dans un film d'action dont on aurait coupé le son, en fait. Ce qui n'était pas une mauvaise idée étant donné la puissance des hurlements du blond. Le leader Mizuiro faillit même accourir lorsqu'il vit du sang couler des oreilles d'Ikuto, mais il se retint à temps - c'était pas franchement l'endroit pour une démonstration d'affection et le Kuroi l'aurait certainement envoyé paître violemment. Il n'empêche qu'il s'inquiétait pour lui. Cela lui fit d'ailleurs reprendre contact avec le reste du monde, et il posa une main qui se voulait apaisante sur l'épaule de son meilleur ami ; nul doute que pour Hibari, voir Kurôkami dans cet état était particulièrement difficile, sans oublier son pouvoir qui ne faisait qu'aggraver les choses. La scène était déjà d'une violence inouïe pour quelqu'un d'indifférent, mais quand en plus cela concernait un être aimé et qu'on avait la capacité de percevoir ses émotions... Hisoka n'osait imaginer ce que vivait son ami, et se haïssait de ne rien pouvoir faire d'efficace pour l'aider.

    Le plus gros de la crise passée, le calme ne revint pas. Bien au contraire, car il s'avéra qu'une fille se trouvait en double dans la pièce. La rage d'Hisoka se réveilla lentement, car pour lui cela ne pouvait signifier qu'une chose : un des doubles était un imposteur - soit, ça tout le monde s'en était rendu compte - mais surtout c'était la personne qui avait pris l'apparence d'un Mizuiro lors de l'enlèvement de Kaido Shin. Ce qui en faisait la cible à abattre, et le leader pourrait alors accomplir sa vengeance.

    Cependant, Ikuto semblait connaître l'imposteur, il le laissa donc... bavarder avec lui, pendant que le mec en question était cloué au mur par une des dagues du Kuroi. Un semblant de sourire s'afficha sur les lèvres du Mizuiro, tandis qu'il se contenait pour ne pas tuer sur le champ l'imposteur. Il écouta avec intérêt la conversation qui s'en suivie, étrangement similaire à celle qui avait eu lieu entre Ikuto et la femme qu'il avait assassiné peu avant, Fumie. Informations à noter :

      1. L'imposteur répondait au doux nom de Kyouya
      2. Heckle et Jeckle se prénommaient en réalité Natsume et Kazuki
      3. Un certain Reino était le commanditaire de ce merdier
      4. Le plus important, Ikuto était étroitement lié avec tout ce beau monde, ainsi qu'avec... Sora ?
      5. Kyouya était un beau lâche, vraiment pitoyable en position de faiblesse

    Pour ce qui était de l'information numéro 4, Hisoka aurait du boulot si il voulait arriver à comprendre quelque chose un jour ; mais son esprit y travaillerait, il arriverait bien à tirer quelques déductions de tout ça, et puis... peut-être arriverait-il à faire parler Ikuto un jour ? Enfin, pour l'instant ce n'était pas sa priorité. Le Kuroi venait de laisser son briquet dans la main de Kyouya, lui faisant par la même occasion signe qu'il le laissait libre d'en faire ce qu'il voulait. Et le Mizuiro n'allait pas se faire prier pour agir.

    Hisoka s'approcha donc avec une lenteur calculée vers Kyouya, savourant pleinement l'expression affolée de celui-ci. Il fallait qu'il se retienne encore un peu ; le tuer sur le coup n'aurait rien d'amusant, ça ne serait pas une vraie vengeance, n'est ce pas ? Oui, le Mizuiro pouvait aussi être étrangement sadique quand ça lui prenait. « Enchanté, Kyouya. Je suis Kawaru Hisoka, le leader Mizuiro. Je te dis ça pour que tu saches tout de même par qui tu as été assassiné, ça serait vraiment dommage que tu meures dans l'ignorance, tu ne pense pas ? Et en plus comme ça, tu ne pourras plus jamais bafouer l'honneur de mon clan. ». C'est ce qu'il aurait dit si il avait eu envie de parler. Mais il se contenta du strict minimum, comme à son habitude.

    — Tu n'auras plus l'occasion de ternir notre image.

    Le leader Mizuiro sortit alors un couteau d'on ne sait où, certainement une des nombreuses poches de son jean, et déchira soigneusement les lèvres de l'imposteur qui hurlait. Le sourire de l'ange. Il admira son œuvre, toujours avec son semblant de sourire sur le visage. Il devait être assez flippant lui aussi, dans son genre - presque inexpressif alors qu'il torturait un pauvre mec. Ah, ce dernier venait de faire l'erreur de crier, ce qui eut pour effet d'élargir les coupures. Le sourire ensanglanté de Kyouya atteignait presque ses oreilles maintenant. Hisoka resta immobile pendant une bonne minute, lui laissant le temps de souffrir suffisamment, puis il coupa court à la torture qu'il jugeait suffisante en lui tranchant la gorge. Ok, il y avait plus propre comme méthode - il avait été salement éclaboussé de sang, et la douche provoquée par Ikuto prenait toute son utilité maintenant.

    Le Mizuiro récupéra son briquet, espérant seulement que Hibari avait eu le réflexe de cacher la scène à Aki. Il remercia Ikuto d'un signe de tête, lui laissant les commandes ; il avait accomplit la seule chose qu'il avait à faire ici, de toute façon. Kaido Shin était présent, les Kuroi's avaient calmé leur soif de sang, la tension retombait. Le calme après la tempête quoi.

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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Sam 9 Oct - 20:57

[HRP:Incroyablement nul à chier >_<"]


Franchement, qu’est ce qu’une fille aussi sensible qu’Aki foutait là ? Elle n’aurait jamais dût venir. Elle gênait plus qu’autre chose. Elle aurait bien laissé Ami aider les Kuroi’s, mais… non. Pas très envie d’avoir ses habits recouverts de sang. Pas envie non plus d’entendre des personnes innocentes la supplier de les épargner. Là où elle se trouvait, on entendait les cris de ces personnes… On se serait cru dans une boucherie… Enfin, il fallait s’y attendre, comme tout le reste.

Deux adolescents revinrent de là où tous les autre Kuroi’s étaient. Heckle et Jeckle si elle avait bien compris. Mais ils n’étaient pas revenus seuls. Ils apportaient avec eux un joli cadeau pour Tsukiyomi. Une femme, d’une trentaine d’années, Les cheveux bruns tirés en arrière, dans la main de… Jeckle ? Ou bien s’était Heckle ? Peut importe. Aki ne pris pas la peine d’apporter plus d’attention à cette scène. Elle tourna la tête vers Hibari, qui avait l’air sacrément énervé, ou bien mal à l’aise ? Peut être les deux. Le leader provisoire s’accroupit à côté de la femme, et discuta à avec la femme, qui juste come ça, avait plein de couteau ou de truc bizarre dans le corps. Charmant…

Hibari se mit en retrait. Il se passait quelque chose ? Il n’avait pas l’air de se sentir très bien. Aki se tourna complètement vers lui, et le regarda. Non, il n’avait vraiment pas l’air bien. Mais, c’était surement le fait qu’elle-même ne se sente pas bien, qu’elle avait l’impression que le brun était dans un état similaire. Mais, lorsqu’elle vu une larme sur la joue d’Hibari, elle se dit que finalement, il n’allait peut être pas si bien, lui non plus. La seconde ne put s’empêcher de poser une question, elle était peut être choqué, mais elle restait bavarde… On va dire ça comme ça.

-Hibari… Ca va aller ?

Elle n’attendait pas de réponse. Le fait de demander cette question lui fit le plus grand bien. Oui, c’est hallucinant comme cette question la soulagea. Mais un bruit, qui devait être un hurlement, arriva aux oreilles de la blonde. Elle se tourna, et vit Ikuto devant elle, un sourire sadique sur les lèvres. Le garçon posa sa main ensanglanté sur son épaule. Et là, la blonde dû se retenir pour ne pas hurler à son tour. Elle avait du mal à rester debout, et ses jambes tremblaient. Pourtant, il ne s’était rien passer…

— Komatsu, c'est ça ? Tu t'y connais en soin d'urgence ? Ou mieux, tu peux appeler une ambulance ?

— N'implique pas Aki dans ton carnage. On patauge déjà assez dans le sang sans que tu aies besoin d'en imprégner son T-shirt.

La main d’Hibari balaya celle d’Ikuto, et le Mizuiro serra contre lui. Si Hibari ne la tenait pas, Aki se serrait lamentablement écrasé au sol… Elle le remercia intérieurement de faire tous ça pour elle. Et par la même occasion, Hisoka, qui avait prit sa défense. Ces deux là l’avaient sauvé au moins 10 fois en moins d’une heure… La jeune fille se trouvait lamentable. Aki prit la parole, sortant ainsi Aki de ses pensées.

- N’oublis pas pourquoi t’es là, retrouve ton supérieur au lieu de trainasser, ça s’rait dommage d’être venu pour trouver un cadavre.

Le brun resserra la seconde contre lui. Celle-ci attrapa le bras autour d’elle. Elle pria pour qu’il ne l’enlève pas avant qu’elle soit capable de tenir sur ses jambes.

Ikuto commença à … je dirais rappeler à Hisoka qu’il n’avait rien à dire. Aki allait culpabiliser maintenant… Et dire qu’elle ne pensait qu’à elle pour le moment. A elle et ses petits ennuies. Alors que des dizaines d’innocents étaient morts.

- Il est l'heure de rentrer, tu ne crois pas Ikuto ?

Aki, comme tout le monde dans la pièce, regarda Shin, appuyé sur les épaules de quelqu’un. Il était dans un meilleur état que ce qu’Aki aurait imaginé. Mais, il n’avait pas l’air de péter la forme non plus. Et d’après ce qu’elle entendait, Il s’était fait drogué… Bon bah, en fait, elle aurait peut être réellement dû appeler les secours…

L’ancien leader provisoire demanda un briquet, attrapa celui qu’Hisoka lui tendait-sans le remercier !- et déclencha le système anti-incendie. L’eau froide dégoulina sur toutes les personnes qui se trouvaient dans le semi-immeuble ou appeler ça comme vous voulez. Le sang qui avait taché le T-shirt de la blonde dégoulina, mais malheureusement, ça ne suffit pas pour l’enlever.

- Tous ceux qui ont des fringues recolorées par le sang, vous les laissez ici, on y foutra le feu en repassant. Sinon, essayez de les laver. Vos visages et vos cheveux aussi. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, vous êtes couverts d'hémoglobine.

Aki se dégagea enfin des bras d’Hibari –C’est confortable !- et frotta son épaule. Cette fois, tous le sang ou presque partit. Lorsqu’elle regarda autour d’elle, de nouveaux groupes étaient arrivés, et là Kurokami arriva, avec Heckle et Jeckle. Le blond était assez mal en point. Bon, maintenant qu’elle avait tenu aussi longtemps, ce serait dommage de vomir maintenant vous ne pensez pas ? Elle regarda ailleurs, et commença à espérer rentrer bientôt.

Mais elle fut sortit de ses pensés, quand une fille arriva avec son groupe. Le truc, s’était que la fille en question était en deux exemplaires. Ikuto lui lança une dague dans la main, et elle cria. Et là, sont visage se mit à fondre-si si ! J’vous jure. Aki cligna des yeux, se les frotta plusieurs fois, croyant à une hallucination. Mais… non, c’était bien se qui c’était passé.

Après ça, Ikuto et lui se mirent à parler. La blonde, complètement paumé, et encore choqué par le coup du visage qui fond, ne compris rien à leur conversation. A par peut être que les vrais prénoms d’Heckle et de Jeckle soient en réalité Natsume et Kazuki, et que ce gugusse soit celui qui est fait passer les Mizuiro’s pour les coupables.

Hisoka eut le privilège de l’achever. Enfin, vu les cris que l’imposteur laissait échapper de sa gorge, Hisoka s’était amuser avant de le finir. Mais Aki ne prit pas la peine de regarder… Bon, maintenant, c’était fini ? Ils allaient pouvoir retourner à Shizuka ?
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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Dim 10 Oct - 21:04

  • La tension était à son comble, Ikuto semblait rager, Aki qui se sentait clairement responsable de tout ça ne savait pas ou se foutre et par-dessus le tas, Shin, leader des Kuroi’s, venait de faire son entrée en scène. Il semblait vidé d’énergie et une quelconque drogue devait faire encore effet. Ikuto ressemblait à un gamin venant de retrouver sa môman à la sortie de la maternelle… Non, il exagère a peine et n’est certainement pas de mauvaise fois <3 ! Bref, le leader provisoire se saisit du briquet du leader Mizuiro’s puis déclencha le système anti-incendie, ce qui remit en place les idées du brun. L’eau glacée lui parcourut le dos, le faisant frissonner, bordel, c’est froid ! La proie du Leader de l’Est donna quelque consigne puis, le pire moment dans la vie de notre grand brun débuta :

    Heckle et Jeckle ramenait Reita et le trainait à moitié, ce qui dérangea d’une part Akasen qui retint un grognement, mais le pire restait à venir… Malgré l’eau froide qui coulait abondamment, une quantité de sang continuait de s’écouler d’une partie du visage du blondinet, il était blessé et gardait les deux yeux fermés. Il était parcouru de spasme et semblait souffrir, « une douleur à l’œil » lui murmurait L’Ether, loin dans son esprit. La douleur se répercuta à une plus petite échelle, heureusement, dans tout le corps du brun qui serra le poing. Ikuto posa une main dans le cou du blondinet et, malgré la situation, cela fit tressaillir Hibari, il n’aimait pas ça. Reita ne réagit même pas, deuxième chose perturbante… Ikuto eut une réaction plus qu’étrange, mais ça ne fit qu’empirer la situation pour Hibari qui reçut le même coup qu’Ikuto. Cet enfoiré recommença et là, ce fut un véritable carnage pour l’Ether. La douleur, partout assaillait les muscles et la moindre partie du corps d’Hibari qui sentit ses genoux faiblirent. Il dût même prendre appuis sur un mur. La sueur perlait sur le visage affreusement pâle du Mizuiro. Il n’y avait certainement qu’Hisoka qui comprenait ce qui se passait et ce dernier posa d’ailleurs une main compatissante sur l’épaule de son bras droit qui se permit de prendre un appui sur son leader.

    Il était essoufflé et avait la nausée. Reita continuait de péter les plombs en grognant mais sans un seul mot et ça ne faisait qu’empirer de secondes en secondes les souffrances que recevaient également Hibari. Puis, d’un coup d’un seul, le loup se calma, prenant une expression qui semblait étrangère au brun, c’était Reita sans l’être vraiment… Il tenta d’ouvrir les yeux et un nouvel assaut de douleur percuta Hibari. L’accumulation du sang, de la haine, de la douleur qu’il y avait dans cet endroit assaillaient Akasen de toute part et c’étai de moins en moins supportable, surtout quand cela venait d’une personne qui ressentait pleinement toutes sensations comme Reita. Ikuto reçut lui aussi une autre vague de douleur, du sang s’échappant de ses oreilles et Hibari partagea bon gré mal gré ce « petit cadeau » avec l’amoureux transit de son meilleur amis.

    La suite se passa très vite et Hibari n’eut pas eut vraiment l’occasion de se remettre de tout ce qu’il venait d’encaisser, ainsi, il perçut juste le grognement de Reita et un dialogue quelque peu animé, visiblement, le coupable avait été découvert et on lui faisait sa fête… Peu importe, Hisoka s’en chargerait bien assez tout seul, lui était encore trop secoué par tout ces événements. Il supporta donc comme il pu les dernières souffrances de cet abrutis qui avait eut le malheur de se faire passer pour un des leur. Il y eut aussi l’incompréhension d’Aki, visiblement peu habitué aux choses surnaturelles…

    Cette dernière avait visiblement eut la bonne idée de ne pas regarder les derniers instants de l’autre tafiole, une chance car Hibari ne se serait pas sentit de lâcher son mur. Il commençait à reprendre un teint moins livide et son rythme cardiaque se stabilisait, tout comme l’Ether qui avait cessé d’être secoué d’émotions violentes, le plus gros de la tempête semblait passé tout du moins.

    Ça lui faisait bizarre de penser ça, mais là tout de suite, il aimerait bien voir Hideki, histoire de rire un peu, de changer d’air. Besoin d’émotion positive et chaleureuse, quelque chose de moins lugubre que cet épisode atroce… Ouais, ça fait peur… Hibari qui réclame les conneries d’Hideki tout en étant sobre… Du jamais vu…
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Shin, Leader Kuroi - Chargé de DisciplineLeader Kuroi - Chargé de Discipline

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Humeur : ...

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Ven 15 Oct - 11:30

    Le silence tomba. Ikuto semblait trop sous le choc pour répondre quoi que ce soit. On aurait dit que le temps s’était figé. Il se rapprocha de son leader. Les bruits de pas brisèrent le « calme » régnant dans la pièce.

    - Pas comme ça, Shin. Et de toute façon, toi, tu vas à l'hôpital. Tu as été drogué, je veux pas prendre de risque.

    L'hôpital ? Mouais... Pourquoi pas. Shin n'était pas blessé physiquement, et le choc psychologique de l'enlèvement n'était pas important. Mais après tout, il avait quand même été drogué... Et pas qu'une fois. Passer à l'hôpital pour faire quelques examens et après retourner à Shizuka pour se reposer, n'était sans doute pas une si mauvaise idée. Mais il ne quitterait pas l'immeuble seul avec le Kuroi qui le supporter, en laissant les autres membres de son clan derrière lui. Il les attendrait pour partir.

    - Et puis il y a quelques détails à régler... Qui a un briquet ?

    Un briquet ? Pourquoi faire un briquet ? Ikuto ne pensait quand même pas à vouloir brûler le bâtiment pour être sûr que personne n’en réchappe ? Hisoka lui tendit le sien. Ikuto leva le bras et alluma le briquet pas loin du système anti-incendie. La douche froide ne se fit pas attendre. L'eau tombant sur sa tête fit mal au leader. La drogue l'avait rendu sensible à la tête. Comme quand on a une migraine et qu'un abruti hurle à côté de nous. Quelques secondes plus tard, il s'y était habitué.


    -Tous ceux qui ont des fringues recolorées par le sang, vous les laissez ici, on y foutra le feu en repassant. Sinon, essayez de les laver. Vos visages et vos cheveux aussi. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, vous êtes couverts d'hémoglobine.

    Le sang qui avait déteint sur les vêtements du jeune homme s'en alla un peu. Le garçon qui le soutenait frotta un peu ses propres vêtements et ceux du leader pour finir d'enlever les tâches. Les cheveux du leader, qui lui tombaient devant les yeux lui collèrent maintenant au front. L'effet n'était pas très agréable, mais ce n'était pas sa principale préoccupation. En effet, les Kuroi's éparpillés un peu partout revenaient dans la pièce. Ils avaient reconnu le signal de rassemblement. Heckle et Jeckle revinrent... L'un des deux, Shin ne pût dire lequel dans son état, porté un Reita mal au point. Plus mal au point que Shin lui-même. Il saignait abondamment et avait un comportement inhabituel. Le bras droit Kuroi se rapprocha du blessé, oubliant presque Kaido, et s'occupa du Kuroi ensanglanté. L’eau tombait toujours du plafond. Shin commençait à fatiguer, à rester debout, à attendre. Il fit comprendre à son allié qu’il voulait s’asseoir. Un groupe revint avec une femme… En double exemplaire… Shin ne comprit pas, sans doute l’effet de la drogue. Ikuto cloua une de ses mains au mur à l’aide d’une dague. Personne ne vit venir le coup. Le visage de la femme se mit alors… A fondre pour devenir celui d’un homme. Le drogué crut avoir une hallucination – merci la drogue. Il cligna des yeux et après plusieurs minutes, réalisa que la personne était bel et bien un homme.

    Après une discussion, dont Shin n'entendit pas un traitre mot - sauf une chose, c'était cet homme qui l'avait enlevé, suivant les ordres de... Il ne perçut pas le prénom - le leader provisoire mis le briquet d'Hisoka, en le désignant par la même occasion, dans la main de l'homme qui n'était pas clouée au mur. Le leader Mizuiro défigura l'homme, non sans cris de douleur de la part de ce dernier, avant de l'achever en lui tranchante la gorge. Shin regarda la scène sans bouger, toujours assis, pataugeant presque dans une flaque d'eau.

    La tension était retombée. Tous les habitants du bâtiment étaient morts, il n’y avait aucune perte à déclarer chez les clans, sauf Reita qui était blessé, et Shin allait pouvoir retourner à Shizuka. Ils n’avaient plus rien à faire ici. Le leader s’appuya sur le Kuroi qui était resté près de lui et se remit debout. Les deux Kuroi’s se dirigèrent alors vers la sortie, pensant que les autres suivraient, marchant sous la pluie provoquée par le système anti-incendie, qui ne s’était pas arrêtée. Shin ne savait pas où elle se trouvait, il se laissa guider par son accompagnateur.

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Ikuto, Admin - KuroiAdmin - Kuroi

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Humeur : Blasée

MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Sam 16 Oct - 6:06

    Après avoir terminé de condamner Kyouya à une mort certaine et douloureuse, Ikuto se reporta sur l'assistance. Ca faisait longtemps qu'il n'avait plus eut de contact avec eux, peut-être que Kyouya n'était plus le seul à pouvoir changer d'apparence. Peut-être même que certains se cachaient parmi les cadavres. Comment être sûr ? Évidemment les Kuroi's avaient assassiné tout ce qui bougeait. Mais si Kyouya avait survécut, quelqu'un de plus malin que lui pourrait encore continuer à se cacher. Les yeux à nouveau nuit du bras droit Kuroi se posèrent sur le cadavre de Fumie non sans laisser filtrer un voile de tristesse. Contrairement à Kyouya, il avait toujours beaucoup apprécié cette femme. Sa gentillesse le changeait complètement de Sora. Cela dit il ne regrettait pas de l'avoir tuée. Si Heckle et Jeckle ne l'avaient pas ramenée, elle aurait dut agoniser dans des souffrances abominables. Elle avait souffert, c'était indéniable quand on observait tout ce qui était planté dans son corps. Au moins sa mort à elle avait été douce et rapide : Ikuto savait ce qu'il faisait dans cette matière. Il glissa une main dans sa poche et y retrouva le trousseau de clés. Si elle les lui avait données, c'était que même lui en avait besoin pour entrer là où elles menaient.

    A nouveau, ses yeux parcoururent l'assistance. Mais cette fois il cherchait quelqu'un. Quelqu'un qui n'était toujours pas revenu. Quelqu'un qui avait une tache à accomplir qui pourrait sauver la mise en cas de Kyouya 2... Ikuto jeta un regard vers Akasen, qui semblait être à très peu de laisser ici le contenu de son estomac, appuyé contre un mur. Il le toisa plusieurs secondes et sourit, comprenant quelque chose.

    Il patienta une heure et quart. De toutes façons, Shin ne voudrait jamais partir d'ici sans l'intégralité des membres du Clan. Cette heure et quart laissa le temps à ceux qui en avait besoin de faire un tri dans leurs vêtements - ils avaient rassemblés ceux qui étaient foutus dans un coin de la pièce - de se laver convenablement, de reprendre leurs esprits... Reita était dans le dernier cas. Mais s'il reprenait ses esprits, il perdait toujours son sang. D'autres Kuroi's lui avait pansé la blessure - la tête, disaient-ils, ça saigne toujours beaucoup - mais le vrai problème n'était pas là. Comment dire... Kurôkami Reita, le chien sauvage de l'Ouest, n'avait pas pour habitude de rester allongé sur le flanc les yeux clos et l'air éteint.

    Ikuto revint vers lui - il dut enjamber le cadavre de Fumie et en profita pour regarder l'expression de son visage : sereine. Ce qui n'était pas le cas de Reita. S'accroupissant à côté de sa tête, Ikuto attendit que le blondinet "remarque" sa présence et le lui montre. Ca ne rata pas, Reita inclina légèrement la tête, de façon à tourner son visage vers Ikuto. Mais il n'ouvrit pas les yeux. D'ailleurs, le bandage qu'il se faisait toujours méticuleusement à l'œil était tombé, laissant voir le "Y" blanc sur sa paupière scellée. Cicatrice de naissance, disait-il. Avec des gestes plus précis que mécaniques, plus mécaniques qu'attentionnés, Ikuto arrangea sommairement quelques mèches blondes en cache-œil, puis posa une main sur son épaule pour capter son attention.


    - Reita ? Tu m'entends ?

    Reita émit un faible "oui" de la tête. Ikuto se pencha à son oreille et chuchota :

    - Il va falloir que tu ouvres les yeux, maintenant. Il n'ont rien, ni l'un ni l'autre

    Mais le blondinet était réellement persuader d'être aveugle. Il était certain d'avoir mal s'il ouvrait les yeux. Il y avait deux moyens de régler un tel problème : le premier prenait trop de temps et le second était trop violent. Ikuto soupira. Toujours à l'oreille de Reita, il murmura quelque chose qui aurait aussi bien put être un soupir. Reita compris, visiblement, et sembla hésiter, avant de hocher la tête. Encore une fois Ikuto ferma les yeux et se détendit, pendant que Reita retrouvait cette expression bizarre, sereine mais étrangère. Il inspira profondément, comme quelqu'un qui vient de se réveiller, puis fit un effort inimaginable pour entre ouvrir les yeux. La lumière qui s'engouffra sous sa paupière gauche lui fit l'impression d'une brûlure et il se tendit, luttant contre quelque chose. La gorge d'Ikuto produit un grondement de chat, sourd mais sonore, et Reita se calma. Il leur fallut cinq bonnes minutes pour faire ouvrir les yeux normalement au blondinet, non sans qu'il se braque à nouveau plusieurs fois. Ikuto rouvrit les siens, et ils échangèrent à nouveaux quelques mots tout bas. Car la parole était revenue à Reita en même temps que la vue.

    Une fois tout ça finit, ce qui faisait une heure et vingt minutes d'attente, chacun commença à se sécher. L'entreprise dura dix minutes, ce qui laissa le temps à ce mystérieux Kuroi absent de revenir.

    Il s'agissait d'une fille, blonde, petite, calme, avec un air très pro et un calepin plein à craquer de feuilles ajoutées entre les pages. Nobunara Azuka, mieux connut sous le mélodieux surnom de Hyena. Elle remarqua le corps de Kyouya et s'en approcha, commença à le fouiller. Elle en ôta un porte-feuille et fourra son nez dedans.

    Nom : Hisami
    Nom d'suage : Hisami
    Prénom(s) : Kyouya
    Sexe : M Né(e) le : 13. 06. 1992
    à : Odayaka, Japon

    Hyena recopia soigneusement toutes ces informations et ajouta "décédé le mardi 23 septembre 2010", avant de faire quelque chose qui pourrait vraiment sembler incongru :

    - En gardant le silence, vous acquiescez. Êtes-vous feu Hisami Kyouya ?

    Elle attendit dans le calme, comme si elle venait de faire la chose la plus naturelle au monde. Puis elle passa à Fumie :

    Nom : Hashimoto
    Nom d'suage : Hashimoto
    Prénom(s) : Fumie
    Sexe : F Né(e) le : 26. 10. 1982
    à : Tokyo, Japon

    - En gardant le silence, vous acquiescez. Êtes-vous feu Hashimoto Fumie ?

    Encore une fois, elle attendit, puis se leva et rejoignit Ikuto pour lui faire un rapport détaillé

    - ... et aucun n'avait de faux papiers

    - Aucun n'était encore vivant ?

    - Une personne, je l'ai tuée. J'ai posé la question à tout le monde

    Ikuto approuva de la tête, certain que s'il n'y avait pas pensé, personne n'aurait contacté Hyena et ils auraient put être dans la merde. Puis il fit une chose qu'on avait pas l'habitude de le voir faire : il se laissa un peu aller. S'approchant de Shin, il passa ses bras autour de lui et lui donna une tape amicale dans le dos.

    - C'est bon de te revoir

    Il se dégagea aussi rapidement qu'il s'était approché. La disparition de Shin l'avait affecté bien plus qu'il ne l'avait montré. En en plus avec Hisoka qui venait rajouter une couche de problème... Une fois tous les Kuroi's - Reita compris - remis sur pieds, il se plaça face à eux et s'arrangea pour obtenir le silence.

    - Pour commencer, essayer de chopper la crève. Vous êtes encore mouillés, ça devrait pas être trop dur. Ceux qui seront malades, restez chez vous le plus longtemps possible, les autres, venez en cours et ne faites pas de vagues. Si la police trouve les corps, il faut absolument éviter qu'on nous soupçonne. Ensuite, Hyena, appelle une ambulance. Tu dis que tu as vu deux jeunes se battre et qu'ils ont tous les deux finis par tomber d'épuisement. Ensuite, tu va en cours. Reita, Shin, vous allez raconter à qui voudra l'entendre que vous vous êtes disputé pour une raison quelconque - "allons en cours ou pas" - et que vous en êtes rapidement venus aux mains. Pour ce qui est de la drogue, Shin, désolé mais tu va devoir passer pour un toxico. Ensuite, pour la blessure de Reita, essayez de décrire quelque chose de précis : il s'est prit un ricochet de pierre, par exemple. Tout le monde a compris ses consignes ?

    Il y eut un "ouiiii" général, puis les Kuroi's commencèrent à escalader le mur pour sortir par là où ils étaient entrés.

__ "..." _____________________________________


« C'est quoi, ce tas de viande, là bas ? »
« Le dernier dissident, pourquoi ? »


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Hisoka, Admin Leader MizuiroAdmin Leader Mizuiro

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MessageSujet: Re: Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ] Lun 18 Oct - 20:57

    Ils avaient patienté longtemps, très longtemps. Hisoka était frigorifié, mais il n'y prêtait pas franchement attention. En fait, il était apaisé - oui, tuer ce mec avait eut pour effet d'apaiser le leader Mizuiro. Et il s'était rapproché d'Aki et d'Hibari pour rester à leur côté durant cette longue attente ; suite à ces évènements, ils avaient tous besoins les uns des autres. Comme à son habitude, le Mizuiro avait observé, noté les informations. Il y avait de quoi faire, encore en une fois ; entre le comportement toujours aussi étrange de Kurôkami et cette mystérieuse Kuroi appelé Hyena, si ses souvenirs étaient justes. Et pourtant...

    — C'est bon de te revoir

    Ikuto s'était laissé aller à un geste d'affection envers Kaido Shin. Et malgré l'importance du massacre qui venait de se dérouler, la gravité de la scène, le fait que le leader Kuroi vienne à peine d'être retrouvé, Hisoka ne pouvait s'empêcher de ressentir un pincement au cœur - ce qui traduisait un puissant élan de jalousie. Bien sûr, il ne le montrait pas. Et ne l'avouerait certainement jamais, car c'était tout à fait égoïste de sa part d'être jaloux alors que d'une part, il n'avait aucun droit sur Ikuto et que d'autre part, il était normal que celui-ci soit heureux de retrouver son leader et colocataire disparu depuis de longs mois. Mais Hisoka n'était pas dupe et se rendait bien compte qu'il crevait de jalousie. C'était bien ce qui l'inquiétait. Comment ce simple geste, insignifiant, pouvait prendre autant d'importance comparé aux évènements qui venaient de se dérouler ? C'était tout simplement insensé. Le Mizuiro ne s'était pas rendu compte de l'amplitude de ses sentiments pour Ikuto, jusqu'à maintenant - et cette jalousie soudaine était un vrai déclic. Ils étaient beaux, les Mizuiros. Entre Hisoka qui était en train de bouillonner de jalousie pour un simple geste amical et Hibari complètement défait face au mal être de Kurôkami... C'était pas joyeux.

    — ... Tout le monde a compris ses consignes ?

    Kurôkami Reita et Kaido Shin iraient donc à l'hôpital, ce qui était en effet plus sage. Hisoka quant à lui préférait encore retourner en cours que de rester chez lui. Ses parents ne l'étaient pas pour rien, ils faisaient partis de ceux qui savaient comprendre Hisoka à la perfection, malgré son manque d'expression. Et le leader ne désirait pas franchement que ceux-ci soit au courant de la tuerie à laquelle il avait, malgré tout, participé.

    Plus plongé dans ses pensées que jamais, il imita les Kuroi's et s'extirpa de cette cave - encore plus glauque qu'à leur arrivée, avec tous ces cadavres et tout ce sang. Il eut tout de même le bon sens d'aider Aki à escalader le mur ; le soleil qui brillait à l'extérieur éblouit le jeune homme. C'était étrange de voir une telle lumière après avoir passé de longues heures dans cette cave sombre, à voir des gens se faire assassiner. Et ce quartier était tellement sinistre que le soleil ne semblait même pas y avoir sa place. Dire qu'Ikuto semblait lié à cet endroit... Le leader fut parcouru d'un frisson. Il espéra que les autres l'attribue au fait qu'il soit trempé, et par conséquent congelé. Il tourna ses yeux bleus vers Ikuto, ne pouvant s'empêcher de l'observer. Ce mec était une énigme, qui semblait de plus en plus complexe au fur et à mesure qu'il découvrait de nouveaux éléments.

__ "..." _____________________________________



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JUST STAY WHERE YOU ARE IF THERE'S NOTHING TO HIDE »


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Une place pour chaque chose [ MINI EVENT : Libération de Shin ]

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