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"L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ]

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Ikuto, Admin - KuroiAdmin - Kuroi

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Humeur : Blasée

MessageSujet: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Mar 10 Aoû - 18:39

    A l'étonnement général, mais plus particulièrement celui d'Ikuto, Hisoka se pencha sur lui et, sans un mot, le souleva. A le voir, ça avait l'air d'une simplicité enfantine, et pour cause : Ikuto n'attengnait même pas les 50 kg. Déjà, les plus rapides commençaient à dégainger leurs portables. Il y aurait des vols, dans la nuit... Prestement, Hisoka s'éclipsa de la pièce sous les regards curieux, choqués, amusés des élèves décidement trop insuportables de cette maudite classe. Au vu de l'itinéraire qu'il empruntait, il se dirigeait vraiment vers l'infirmerie. Le trajet parut interminablement long au Kuroi. Pourquoi Hisoka avait semblé si affécté ? On parlait de Kawaru Hisoka, là, un de ses sourires équivalait à un fou-rire de plusieurs heures. En prenant ça en compte, sa réaction avait été plutôt virulente. Pourquoi ? Ca impliquait que ce qui s'était produit l'avait prodigieusement agacé. Etait-ce le fait qu'un Shiori vienne jusque dans sa classe pour bafouer l'accord de zone neutre à Shizuka ? Nan. Tel qu'Ikuto l'imaginait, Hisoka claissait ça dans "secondaire". Une chose aussi peu importante qu'un allié se révélant être faible physiquement ne pouvait pas non plus en être la cause. Qu'il ai été dérangé pendant sa pause ? Nan, il n'était pas si futile...

    Ikuto se creusait donc la tête jusqu'au trognon quand Hisoka s'arréta un peu brusquement. Ils n'étaient plus loin de l'infirmerie, à présent, donc le Kuroi n'y voyait aucune raison évidente.


    - Je peux te ramener dans ta chambre si tu préfères

    - Sans façon

    Bien loin d'imaginer le pire - on parle d'Ikuto, là - le grand bléssé ne voulait pas se faire porter à travers tous les couloirs du lycée par Hisoka. Sans ça, il ne voulait absolument pas retourner dans sa chambre, maintenant qu'il en était sortit. Il ne voulait pas rester amorphe, allongé sur le lit de Shin, à se torturer la cervelle et à repasser en boucle toutes les possibilités envisageable et à établir un classement selon leur probabilité, puis leur dangerosité... Et oui, on lit pas tous des manga, après la cours.

    Le corps d'Ikuto se détendit soudainement. A y regarder avec attention, facile de voir que ses yeux s'étaient subitement clos en même temps. Quelques secondes, Ikuto observa la manière dont Hisoka traitait son enveloppe charnelle en son absence, puis, une fois informé, entra dans l'infirmerie. Vide. Parfait. Il en sortit et regagna son corps, ouvrant les yeux, mais restant parfaitement détendu. Il se sentait mieux qu'il l'aurait crut dans les bras du Mizuiro.


    - C'est vide, entre

    Ikuto n'avait absolument aucune envie de rester seul avec ses questions. Une fois installé sur un lit - qui n'était pas le même que d'habitude, l'autre était plus mou... mais bon - il essaya d'arranger les coussins, puis se cala et reprit ses reflexions.

    Qu'est-ce qui avait bien put mettre Hisoka, le mec zen par définition, en colère au point que ça se voit ? Le moyen le plus simple d'obtenir une réponse était encore de demander au principal concerné. L'ennui, c'est que dernièrement, il n'avait sut répondre à aucune de ses questions.


    - H... Kawaru ? T'as du temps, là ?

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Mar 10 Aoû - 21:17

    — Sans façon

    Hisoka sentit Ikuto se relâcher complètement, son corps pesait soudain plus lourd - mais ça restait facilement supportable. Ça ne dura pas longtemps, il reprit vite possession de son corps avant de prendre la parole.

    — C'est vide, entre

    Bon, au moins il serait à l'infirmerie. Il n'y avait personne pour s'occuper de lui, mais c'était toujours mieux que de l'emmener comater dans sa chambre. Hisoka poussa la porte de l'infirmerie, et déposa doucement Ikuto sur le lit le plus proche. Maintenant qu'il avait accompli sa "mission", il hésitait entre repartir - mais dans le vague souvenir qu'il avait de son emploi du temps, il devrait aller en cours de géographie, horreur - où rester ici. Étant donné que la dernière fois qu'il avait décidé de rester, Ikuto avait tout fait pour le faire fuir, il penchait plutôt pour la première solution. Il allait tourner les talons quand la voix du Kuroi résonna à nouveau.

    — H... Kawaru ? T'as du temps, là ?

    Le Mizuiro était interloqué. Il ne comprenait pas, un coup Ikuto voulait qu'il se casse, un coup il lui demandait si il avait du temps devant lui... En tout cas, la réponse était oui, il avait du temps. Ça lui faisait une bonne excuse pour sécher le cours de géographie, et il n'avait rien d'autre de spécial à faire de cette heure. Il tira une chaise près du lit, s'assit calmement dessus et répondit enfin au Kuroi.

    — Cours de géographie, c'est à dire que j'ai une longue heure devant moi.

    Que venait-il de dire ? Rester au chevet d'Ikuto pendant une heure... Ce n'était peut-être pas nécessaire, ça. Mais après tout c'était la seule raison qu'il voyait pour expliquer la question de l'adolescent. Pourquoi lui aurait-il demandé ça, si ce n'était pas pour qu'il reste ? Non, Hisoka avait beau réfléchir un peu plus, il ne voyait pas d'autres raisons.
    De plus, il n'avait pu s'empêcher de souligner le fait qu'Ikuto avait failli l'appeler par son prénom. La seule fois où il l'avait appelé Hisoka - sans compter lorsque c'était ironique - c'était... La soirée lui revint à nouveau en tête. Seulement maintenant, le Mizuiro était plus calme par rapport à ce souvenir. D'acte incompréhensible, c'était passé à soirée agréable. Il ne savait pas quand cette transition s'était faite, mais elle s'était faite. Hisoka n'était pas sûr que ce soit positif, mais en tout cas l'histoire lui pesait beaucoup moins sur l'esprit maintenant. Sauf que du coup, il avait beaucoup de mal à s'enlever Tsukiyomi Ikuto de la tête. Surtout quand il se retrouvait seul avec lui, comme maintenant.

    Hisoka aurait bien jeté un regard interrogateur au Kuroi, pour lui demander une explication à propos de sa demande assez étonnante, mais il était incapable de faire ça. A force d'avoir un visage toujours lisse, il savait à peine exprimer des émotions, si ce n'est les sourires qui pouvaient parfois fleurir sur ses lèvres. Une question aimable ferait donc l'affaire.

    — Tu as besoin de quelque chose ?

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Ikuto, Admin - KuroiAdmin - Kuroi

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Mer 11 Aoû - 12:54

    Ikuto avait croisé les bras derrière sa tête, et fermé les yeux, ce qui lui faisait dégager une impression nonchalante, dans son élément. Après tout, c'était le cas, il passait plus de temps ici qu'en classe. Ici, il était un peu comme chez lui. Comme il l'attendait du leader, ce dernier compris sa réelle requête et tira une chaise à côté du lit sur laquelle il s'assit.

    - Tu as besoin de quelque chose ?

    Oui, effectivement. Bon, il était clair que sa façon d'agir n'avait ni queue ni tête : un coup c'était "casse-toi", un coup "reste avec moi". Mais en même temps, pour qui le conaisait bien, c'était habituel. Et de toutes façons, si quelqu'un avait put suivre son raisonnement mental depuis le début, c'était-à-dire la veille, ce quelqu'un aurait trouvé ça logique. Ikuto soupira, l'air blasé - comme d'hab, encore une fois. Hisoka tirait toujours exactement la même expression, ou plutôt inexpres​sion(nottez bien qu'il a les yeux fermés et que ses paupières ne sont pas transparentes). Lui, à sa place, se serait contenté d'un regard interrogatif appuyé.

    - J'ai besoin de comprendre

    Comme la question le faisait chier, il y offrait une réponse qui n'en était pas une, et qu'Hisoka se démerde avec. Au jeu du petit malin, on ne pouvait pas le battre. Il laissa filer quelques dizaines de secondes, presque une minute, donnant en même temps l'impression qu'il n'allait rien ajouter, avant de simplement reprendre la parole, comme si de rien n'était.

    - Tout a l'heure, après avoir viré Ranmaru de la classe, tu étais en colère

    Ce n'était pas une question, Ikuto était sûr de lui en affirmant ça. Le langage de corps était celui qu'il parlait le mieux.

    - ...Pourquoi ?

    L'interrogation en elle-même tenait en un mot, mais pas sa réponse. Encore une fois, celle-ci était lié à celle de tout l'ensemble du problème. S'il l'obtenait, Ikuto aurait une clé supplémentaire pour comprendre. Et alors il trouverait cette solution qu'il se cachait à lui-même en voulant pourtant tellement la trouver. Quel odieux casse tête ! C'était comme courir après sois-même... Ikuto ouvrit les yeux. Il avait l'air plus serein, plus calme. Mais il n'en était rien. Juste qu'il avait trop la flemme d'accorder son visage à sa pensée. En réalité, il se tracassait pour divers raisons, attendait des coups de fil des informateurs, surveillait les mouvements des Clans... A propos, pouvait-il oui ou non conter sur le soutient des Mizuiro's en cas d'attaque ennemie ? Il avait Hisoka sous la main, c'était le bon moment pour s'en informer. Et c'était toujours plus pro que sa question précédante.

    Si cette affaire de dinausore Shiori plus intempestif et indésiré qu'un pop-up de pub remontait aux oreilles de Reita, ce dernier en ferait une maladie. Quand Ikuto ne pouvait pas dégainer sa botte secrette pour une raison quelconque, c'était le blondinet qui se battait pour lui, et surtout qui le protégeait. Et comme il était toujours beaucoup plus réactif que Hisoka ne l'avait été, Ikuto sortait de là sans la moindre écorchure... Tiens, en parlant d'écorchure... remontant sa manche droite, le leader provisoire en trouva une qui tailladait horizontalement plusieurs croissants de lune pâles. Comme elle semblait suinter encore un peu de sang, il l'approcha de ses lèvres et y donna pluriseurs coups de langues légers et précis - il n'y a que moi qui trouve ça étrange ?. Le saignement cessa rapidement, et l'entreprise du Kuroi avec lui. Satisfait, il regarda neutreument la petite coupure. Elle passait donc par dessus d'autres cicatrices bien plus anciennes et d'une forme bien particulière, surtout quand on constatait qu'aucune n'avait le même sens. Il ne voulait pas que ce connard de Shiori lui laisse une trace qui viendrait défigurer les croissants de lune. Ils avaient une signification importante pour Ikuto, rien ne devait se graver sur lui au dessus. Il se renfrogna un peu, subitement envahit d'une petite colère sourde et boudeuse.

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Jeu 12 Aoû - 10:37

    — Pourquoi ?

    Ikuto avait l'air d'être passé professionnel dans l'art de poser des questions embarrassantes. Alors que le leader réfléchissait, il remarqua que le Kuroi léchait une plaie sur son bras, comme un chat. Il aurait mieux fallu désinfecter, mais Hisoka renonça à le lui faire remarquer. Il nota également au passage les étranges cicatrices qu'il avait déjà aperçues ce soir là. Des espèces de croissant de lune mystérieux... Comment s'était-il infligé ça ? La question resta dans un coin de sa tête, puis il se concentra à nouveau sur la réponse qu'il allait donner à Ikuto.

    Évidemment, il avait dû remarquer ses poings serrés. Tsukiyomi était observateur, ce n'était pas nouveau, il n'empêche que ça embêtait franchement Hisoka qu'il ait noté ce point. Le leader savait bien pourquoi il était énervé. Pas parce qu'un allié se faisait agresser, ça aurait été Kurôkami Reita, il n'aurait pas bougé de sa chaise. Pas non plus parce qu'un imbécile de Shiori avait fait irruption dans sa classe, en violant par la même occasion la règle principale de Shizuka. En temps normal, il serait juste resté sur sa chaise, et aurait éventuellement réglé ça plus tard avec le Shiori. Et encore, il ne jugeait vraiment pas ça comme important. La raison était donc Tsukiyomi Ikuto. Mais comment lui expliquer ça de manière rationnelle ? Dans l'esprit structuré d'Hisoka, c'était très clair, mais le dire à Ikuto, c'était plus compliqué.

    — Je n'ai pas supporté que ce mec t'agresse, et surtout que tu ne réagisses pas.

    C'était une réponse sans en être une. Il répondait bien à la question, mais sa réponse soulevait un nouveau "Pourquoi ?". Auquel il n'avait surtout pas envie de répondre, cette fois. Il enchaîna, espérant qu'Ikuto ne lui pose pas cette question. Tel qu'il le connaissait, il n'y échapperait pas, mais il pouvait tenter...

    — T'es un humain, Tsukiyomi. Essaye de pas oublier ça.

    Se laisser frapper... Non, franchement, Hisoka ne pouvait pas comprendre. D'accord dans ce cas présent, ce n'était pas une affaire importante, et le Mizuiro ne se serait pas donné la peine de riposter sérieusement non plus, à sa place. Il n'empêche qu'il aurait pu être vraiment blessé par Ranmaru, et alors il se serait laissé faire ? Il n'était pas immortel, putain !

    Mais encore une fois, Kurôkami aurait été à la place d'Ikuto qu'il n'aurait pas levé le petit doigt pour l'aider. Le problème prenait donc ses racines dans l'attirance qu'il ressentait pour le Kuroi. Et ça, c'était mauvais signe. Kawaru Hisoka ne défendait que les Mizuiro's, son clan - ce n'était pas un bon samaritain, il s'occupait de ses problèmes et point, les autres devaient se démerder. Voir un plus faible se faire frapper ne le mettait pas hors de lui, tant que ce n'était pas un des siens - ou un proche tel qu'Hideki - il n'y accorderait pas la moindre importance. Par conséquent, le fait qu'il ait agi pour aider Ikuto, c'était réellement choquant venant de lui, il s'en rendait compte. Et puisque ce n'était pas un Mizuiro, ça le classait dans la seconde catégorie : les proches ?!



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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Jeu 12 Aoû - 17:30

    - Je n'ai pas supporté que ce mec t'agresse, et surtout que tu ne réagisses pas

    Ah ? Le visage d'Ikuto se fendit d'un d'un sourire amusé alors que la surprise agrandissait ses yeux amétyste. Voilà qui était pour le moins très inattendu. Hisoka qui se souciait de son sort, à lui qui n'était ni un membre de son clan ni un membre de sa famille, et encore moins un ami ? Quoiqu'à force de se voir aussi régulièrement, ils allaient finir par devenir les meilleurs potes du monde... Ikuto allait demander des précisions sur les cause d'un tel état d'esprit, plus que surprenant, mais n'en eut pas le temps.

    - T'es un humain, Tsukiyomi. Essaye de pas oublier ça

    Ikuto cessa tout mouvement, fixant Hisoka avec la même surprise. Son sourire s'évanouit, avant réaparaitre plus franc. Puis se produit alors une chose qui n'arrivait qu'extrêmement rarement. Ikuto éclata de rire.

    Son rire lui faisait une voix plus claire, presque cristaline, et un peu plus aïgue. Il se calma rapidement - hey, l'exploit est déjà passé - et replongea ses yeux dans ceux d'Hisoka, entre l'amusement et l'intérêt.

    Il était humain. Ca semblait évident, mais il ne fallait jamais l'oublier. Oui, même lui, il était humain. Ou plutôt, il n'était qu'un humain. Lui aussi pouvait être bléssé et mourir, lui aussi conaissait la douleur et la tristesse. Lui aussi avait des faiblesses... Cette révélation qui n'en était pas une le libéra du poids de la culpabilité. Il était humain, donc il avait le droit de se comporter comme tel. C'était idiot de l'avoir oublié. Comme tout le monde, il avait besoin de faire des pauses, ou d'être soutenu. Il soupira avec ce qui semblait être du soulagement.


    - Ca ne te ressemble pas de parler pour ne rien dire

    Oui, en effet... D'ailleurs, plus il y pensait, et moins ça ressemblait au leader. Le Kuroi perça rapidement à jour Hisoka et son amusement fut plus marqué dans son regard. D'ailleurs, ses yeux brillaient presques sous l'attrait qu'ils miroitaient. Hisoka avait vraiment une personnalité fascinante. Lui, il n'avait pas bêtement oublié sa nature humaine, et ça avait l'air de lui donner un avantage sur le plan de la pure compréhension. Chapeau, Hisoka.

    - Donc ce qui t'énerve, c'est de me voir me laisser tabasser comme une faible demoiselle... S'il s'était agit de Reita, ça ne t'aurait pas poser de soucis et tu n'aurais pas bouger.

    Encore une fois, c'était une phrase affirmative, car Ikuto était sûr de ce qu'il avançait. Et c'était pas très cool de la part de leader, d'ailleurs. Si les rôles avaient été inversés, et q'un Mizuiro quelconque s'était fait attaquer comme lui-même sous ses yeux, Ikuto serait intervenu, en qualité d'allier provisoire. Et, en passant, il incitait - un tout petit peu - les autres Kuroi's à faire de même.

    - Explique-moi, s'il te plait. Pourquoi moi ?

    Dans la langue d'Ikuto, le "s'il te plait" signifiait "de toutes façons, t'as pas le choix, mais je mets les formes pour rester poli".

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Dernière édition par Ikuto le Ven 13 Aoû - 12:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Jeu 12 Aoû - 21:09

    Ikuto riait. Hisoka, ces derniers temps, avait eu des paroles et des gestes qui ne lui ressemblait pas, mais Ikuto qui riait c'était presque surréaliste. Et puis le Kuroi plongea son regard dans celui d'Hisoka, une lueur amusé dans ses iris violettes. Et une pointe d'intérêt, également. Ce regard troublait beaucoup le Mizuiro, mais cette fois il ne laissa absolument rien paraître. Pourquoi était-il troublé ? Parce qu'à ce moment précis, Ikuto semblait vraiment vivant, et c'était bien la première fois qu'Hisoka le voyait ainsi.

    — Donc ce qui t'énerve, c'est de me voir me laisser tabasser comme une faible demoiselle... S'il s'était agit de Reita, ça ne t'aurait pas poser de soucis et tu n'aurais pas bouger.

    Il ne prit pas la peine de répondre, Ikuto avait dit cela avec beaucoup trop d'aplomb pour que ce soit une question. D'ailleurs il avait raison, et il le savait. Pas besoin de confirmation de sa part donc, et comme il l'avait si bien souligné, ça ne lui ressemblait pas de parler pour ne rien dire. Hisoka n'avait d'ailleurs prononcé aucun mot superflu jusqu'à maintenant, il se sentait rassuré de ne pas perdre le contrôle face au Kuroi.

    — Explique-moi, s'il te plait. Pourquoi moi ?

    Et voila la question tant redoutée. Bon, il ne s'attendait pas à ce que sa diversion soit efficace, mais il avait encore un peu d'espoir - après tout, il avait tout de même fait rire Ikuto, pour une raison obscure certes, mais il lui avait rendu un éclat d'humanité.
    Le "s'il te plait" le fit sourire intérieurement. Comme si il avait le choix... Il savait très bien que Tsukiyomi ne lâcherait pas le morceau, quand ce mec voulait comprendre quelque chose, il ne s'arrêtait pas avant de l'avoir compris. Il était donc temps de lui apporter une réponse, pendant qu'il semblait dans de bonnes dispositions. Hisoka s'étonnait tout de même qu'Ikuto n'ait pas encore percuté le pourquoi du comment. Autant y aller cash cette fois-ci, au moins Tsukiyomi aurait la réponse à ses interrogations. Et le Mizuiro était moins mal à l'aise avec son attirance, maintenant. De toute façon qu'avait-il à perdre ? Ikuto l'évitait déjà, et il n'était pas assez puéril pour refuser de traiter avec lui seulement pour ça, en ce qui concernait les clans.

    — Parce que tu me plais. C'est évident non ?

    Bien, c'était dit. Le leader resta calmement assis sur sa chaise, attendant une réaction de la part du principal intéressé. Il se remémorait le lendemain de la soirée, et s'attendait donc à quelque chose de très négatif. Quoique... Il avait donné sa réponse à Ikuto, ce dernier devrait être satisfait d'avoir enfin une certitude. Après, pour ce qui était de l'information en elle-même, Hisoka avait du mal à s'imaginer comment l'esprit d'Ikuto la traiterait. En tout cas, ça n'était plus de son ressors.

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Ven 13 Aoû - 11:13

    Hisoka restait toujours ou presque avec le même visage. Cette fois ne fit pas exeption. Il balança ces mots pourtant difficiles à prononcer, en générale, comme si ce n'était rien.

    - Parce que tu me plais. C'est évident non ?

    Encore une fois, le sourire d'Ikuto tomba. Alors qu'il se repassa la phrase d'Hisoka, une autre voix commença à résoner dans sa tête. Fouillant dans la poche de son pantalon d'uniforme scolaire, il attrapa un chewing gum, qui se révéla être noir au déballage, puis commença à le mâchouiller.

    C'est évident non ?

    Non, la preuve.

    - C'était donc ça...

    Ses yeux lâchèrent ceux du leader et plongèrent dans le vide. Il revisionna les plus récents évennements qu'il n'avait alors pas compris en incluant cette nouvelle information. Il fit une bulle - d'un noir inquiétant, surtout quand c'est un chewing gum - qui éclata sonorement. Oui, ça expliquait presque tout, ça collait parfaitement. Presque, parce qu'il n'avait toujours pas la solution de son propre comportement lors de cette fameuse soirée. Contrairement à la majorité des gens, l'alcool ne lui faisait pas faire n'importe quoi - non, non. Sous son emprise, il agissait simplement plus naturellement. Tout ce qu'il faisait ou disait avait donc une raison profonde. Hors, au delà de se laisser prendre par Hisoka, il l'avait embrassé. Alors quoi ? C'était réciproque ? Une seconde bulle noire s'échapa de ses lèvres, puis éclata comme la première. Juste après quoi, Ikuto cracha son chewing gum dans son papier et le lança dans la poubelle d'un geste précis. S'asseyant sur son lit, il s'étira longuement, puis, en s'appuyant de ses deux mains sur les épaules d'Hisoka, s'avança au bord du lit au maximum. Une fois bien stable, il approcha son visage d'Hisoka et posa ses lèvres sur les siennes. Comme il le pensait, ce simple contact l'éléctrisa le long de la colone. Il ferma les yeux, puis après quelques secondes, rompit ce baiser sortit de nulle part et s'éloigna comme il s'était approché, en silence et sans prévenir. Toujours assis sur son lit, fixant le mur, il passa sa langue sur ses lèvres comme un chat se pourlêchant les babines. Oui, c'était bien ça. Kawaru Hisoka l'attirait, lui aussi. Dans ce cas, ils n'avaient qu'a se mettre ensemble, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, non ?

    Non. La vie de Tsukiyomi Ikuto était plus compliquée que ça. Il restreignait volontairement le nombre de ses amis à deux, de ses partisants à son Clan. Selon lui, si une personne était aimée, sa vie appartenait, en plus d'elle-même, à toutes les personnes qui l'aimaient, et cela en proportion de la force de leur amour. Et Ikuto voulait rester le seul propriétaire de sa vie. Justement parce qu'il n'était qu'un humain et pouvait souffrir, être blessé, avoir de la peine à chaque instant. Il cherchait à éviter exactement ce qui s'était produit dans la salle 2-A : qu'une personne - ici, il avait s'agit d'Hisoka - soit en colère ou malheureuse à cause de sa souffrance. Ca ne concernait que lui, et éventuellement ses deux seuls amis. Et voilà qu'il tombait sous le charme - et quel charme, en plus, juste un mec au visage de marbre avec des pulsions sexuelles douteuses ! - de quelqu'un.


    Le coeur a ses raisons que la raison ignore

    Il regarda enfin de nouveau Hisoka d'un air désolé, et son sourire se fit plus ironique, presque amer. En étant pas réellement attentif, il était facile de prendre ça pour de la condescendance, mais il n'en était rien. Les émotions qui se bousculaient en lui étaient totalement contradictoires.

    - Si c'est pas pathétique....

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Ven 13 Aoû - 20:59

    L'esprit du Kuroi avait l'air particulièrement agité, en témoignait sa façon d'agir. Fouille - chewing-gum - machouille - bulle - jette le chewin-gum. Tout ça sous le regard d'Hisoka, qui attendait encore une réaction digne de ce nom - qui arriva peu de temps après. Ikuto déposa ses lèvres sur les siennes, ce qui provoqua une grande incompréhension chez le leader. Il aurait dû être ravi, et d'ailleurs ce simple baiser l'avait encore une fois conforté dans le fait qu'Ikuto lui plaisait à un point inimaginable, mais il voyait bien que cet acte ne voulait pas dire que son attirance était réciproque. C'était plus un... un test ? Oui, c'était certainement ça, Ikuto devait chercher à comprendre ce que lui-même ressentait, et ce baiser était un test. Restait à savoir quel en était le résultat.

    — Si c'est pas pathétique....

    Ça n'aidait pas beaucoup à la compréhension. Hisoka n'arrivait pas à déterminer si Ikuto parlait de son aveu, ou si il parlait de ses propres sentiments. Il finit par pencher pour la seconde solution, en voyant le sourire amer qui s'était dessiné sur ses lèvres. Alors... il était en droit d'espérer qu'Ikuto ressente également quelque chose ? Mais espérer pour rien, c'était idiot et pas du tout son style, il devait donc clarifier les choses. A son tour de poser une question. Il se pencha lentement, de façon à se retrouver très proche du visage d'Ikuto. A deux doigts de l'embrasser, en fait. Et pour une fois en y regardant bien, on pouvait apercevoir un certain trouble dans son regard. Pourtant lorsqu'il prit la parole, ses prunelles bien fixées dans celles du Kuroi, c'était avec assurance.

    — Qu'en est-il de ton côté ? Plus simplement, si je décidais de t'embrasser maintenant, tu ferais quoi ?

    Il pourrait se prendre une claque. Ou plutôt, des ongles dans la cuisse. Mais au moins, le message serait clair et il saurait qu'il n'aurait rien à attendre d'Ikuto. Cette fois-ci, sa question était purement réfléchie, il fallait qu'il tente le coup et qu'une réponse lui apparaisse. Parce qu'il avait en face de lui un Tsukiyomi troublé, et que ça n'était encore jamais arrivé. Parce qu'il se disait qu'il y avait une chance, et qu'il était temps de la saisir. Tant pis si il se trompait, sa fierté en prendrait un coup, mais il saurait passer outre son attirance pour Ikuto. En ce moment précis, son rythme cardiaque était plus élevé que d'habitude, en réalité il espérait beaucoup. Mais ça, à moins d'être capable d'entendre les battements de son cœur, le Kuroi ne pourrait pas le deviner.

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Sam 14 Aoû - 12:02

    Hisoka approcha son visage de celui du leader provisoir, si près que ce dernier pensa une seconde qu'il allait lui rendre son baiser. Mais il s'arréta à une poignée de centimètres dérisoires, ce qui, finalement, n'étonna pas Ikuto. Bien sûr, Hisoka voulait une réponse. Il était en droit de la réclamer. Et d'ailleurs, ses yeux ne cachaient pas un trouble inattendu chez lui.

    - Qu'en est-il de ton côté ?

    Ikuto commença à réfléchir à une réponse, difficile de mettre un véritable nom là dessus, mais il fut coupé presque immédiatement.

    - Plus simplement, si je décidais de t'embrasser maintenant, tu ferais quoi ?

    - Tu ne fais pas dans la demi mesure...

    Ikuto analysa les mots du Mizuiro. S'il décidait de l'embrasser...

    - Rien. Je ne ferais rien

    Ce n'était pas la réponse d'une personne intéréssée. Plutôt celle de quelqu'un qui n'en avait rien à faire. Ce n'était pas le cas, bien sûr. Si Hisoka décidait de l'embrasser, il saurait en profiter, mais ça n'irait jamais plus loin. Ikuto se trouvait dans l'horrible situation de celui qui peut voir ce qu'il désire intensément, mais qui refuse de l'attraper. Ou plutôt, qui doit refuser. Il devait ignorer Hisoka et leurs sentiments réciproques pour rester son seul propriétaire. Même s'il l'aimait. Le souvenir d'une époque qu'il aurait voulut oublier s'insinua dans sa tête.




    Il avait fait tomber un meuble. Une silhouette entrait dans sa chambre, et Ikuto, 8 ans, voulut filer sous son lit.

    « - Tout va bien, Ikuto ?

    - Monsieur, je veux pas que tu m'appelles par mon prénom. Appelle-moi Tsukiyomi

    - Et bien… pourquoi ?

    - Parce que c'est ceux qu'on aime qui nous appellent par notre prénom

    - Et tu ne m'aime pas ?

    - Je te déteste
    »

    Mais d'où sortait ce flash back ? C'était pas le moment, il avait Hisoka presque collé au visage ! Mais un autre remplaça rapidement le premier, plus noir que le précédant, coulant dans son esprit avec le poids du ciment




    Environ un an plus tard, Ikuto avait essayer de sortir. Mais c'était interdit. Il l'avait retrouvé. Il l'avait punit.

    « - C'est très mal de désobéir. Tu ne le refera plus ?

    -

    - Tu sais, même si je te frappe, je t'aime… Viens, si ça continue de saigner comme ça, tu pourrais mourir. Allez, viens

    - J'a…rive, monsieur

    - Je te l'ai dit, non ? Moi je t'aime, donc tu peux m'appeler par mon prénom

    - Oui, So…ra

    - Tu es si mignon, Tsuki-kun
    »

    Ikuto se rendait compte maintenant qu'il n'avait pas répondu à la première question d'Hisoka. Qu'en était-il, pour lui ? Il détourna la tête. Il pouvait résister à la tentation avec l'éloignement, mais si proche... Hisoka avait sur lui une influense plus grande qu'il ne le pensait. Ce n'était pas seulement de l'attirance. Il était entrain de s'en apercevoir.

    - Ce qu'il en est pour moi, hein ?...

    Alors, c'était quoi ? De l'attirance ? De l'amour ? De l'amour... Mais celui qu'il connaissait était trop déformé.

    - Je suis amoureux de toi, j'en prends conscience maintenant

    Cette fois, il cherchait à échaper au regard d'Hisoka. Il disait qu'il "l'aimait", lui aussi. Heureusement, la preuve de cet amour n'avait pas laisser de cicatrice sur les croissants de lune.

    - ... Mais mon âme a pourrie depuis ma plus tendre enfance. Arrète de t'intérésser à moi, je suis mon seul propriétaire

    Essayer d'expliquer pourquoi aurait été trop douloureux, et Ikuto pensa à autre chose. A comment il allait s'organiser pour essayer de ne pas trop regarder le mec qu'il avait dans la peau. Cette perspective lui faisait tomber le moral à zéro, et il reprit un chewing gum au laurier noir.

    Le goût était très sucré, ça l'apaisa un peu. Il ne voulait pas se souvenir de son enfance, surtout pas de quand IL était dans les parages. Ikuto voulait rester le maître de son destin, mais aussi et surtout, il avait peur. Il était terrorisé. Ce prétendu amour qu'il avait reçut en bas âge n'en avait pas l'apparence et n'en méritait pas le nom. Il le savait, mais il ne voulait pas risquer de faire se répéter l'Histoire.

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Sam 14 Aoû - 13:30

    — Rien. Je ne ferais rien

    Puis des longues secondes de silence, pesantes. La scène semblait figée, aucun n'avait amorcé un quelconque mouvement. Ikuto était perdu dans ses pensées, visiblement. Quand à Hisoka, il encaissait. Encore une fois, ce mec le laissait dans le doute. Ne rien faire, c'était aussi se laisser faire. Mais se laisser faire, ça pouvait être par envie, ou juste par désintérêt. Le Mizuiro essayait donc de déterminer laquelle de ces deux solutions était la bonne, quand Ikuto rompit à la fois l'immobilité de la scène en détournant la tête, et le silence.

    — Ce qu'il en est pour moi, hein ?... Je suis amoureux de toi, j'en prends conscience maintenant

    Amoureux ? Hisoka resta bloqué sur le mot, mais puisque de toute façon il était toujours immobile, ça ne changeait pas grand chose. Donc ce n'était pas une simple attirance, Ikuto était amoureux de lui. Tsukiyomi Ikuto était donc capable de tomber amoureux. Ah mais évidemment c'était trop beau, il y avait un "mais".

    — Mais mon âme a pourrie depuis ma plus tendre enfance. Arrète de t'intérésser à moi, je suis mon seul propriétaire

    Comme si il allait passer ça. Maintenant qu'il savait ses sentiments réciproques, il était hors de question qu'il lâche le morceau. "Je suis mon seul propriétaire" ? Alors Hisoka ferait en sorte de le posséder, il avait envie de le faire. Une âme pourrie, et puis quoi encore. Ikuto avait certainement un lourd passé, des tas de choses qu'il désirait oublier, et le Mizuiro pouvait le comprendre même si il ne savait pas de quoi ça retournait. Mais ce que le Kuroi était en train de faire en ce moment, c'était juste de se priver d'un bonheur certain à cause de fantômes du passé. Et Hisoka était incapable de l'accepter, si Ikuto était vraiment amoureux de lui - et il l'était, sinon ces mots ne seraient jamais sortis de sa bouche - il ne le laisserait pas filer.

    — Il est trop tard pour que je cesse de m'intéresser à toi. Tu as dit être amoureux de moi, non ? Alors laisse ton enfance de côté, c'est le passé maintenant...

    "Et le présent, c'est moi"
    . Mais on n'était pas dans un film là, ce n'était pas la peine de se la jouer théâtral. Et ce n'était pas non plus nécessaire de se croire plus important qu'il ne l'était aux yeux d'Ikuto. Il n'empêche qu'il serait incapable d'oublier son aveu, et qu'il ferait tout pour obtenir le Kuroi.

    — Je crois avoir compris ta façon de penser. Laisse moi te posséder, et je serais capable de partager ta souffrance.

    C'était bien vrai. Hisoka ne laissait jamais rien paraître, il était tout à fait à même de supporter la souffrance d'autrui. Il était capable de ressentir beaucoup d'émotions, mais ses sentiments étaient altérés tellement il avait l'habitude de les intérioriser. Et Ikuto pouvait changer ça, la preuve, il avait réussi à le mettre en colère et même à le troubler de façon significative. Alors si ils pouvaient se rendre un peu plus humains l'un et l'autre, pourquoi refuser cette relation ? Ils ne deviendraient pas faibles pour autant, en tout cas ce n'était pas ainsi qu'Hisoka voyait les choses. Avec les autres, il serait toujours capable de porter son masque d'indifférence. Et Ikuto aurait toujours son cynisme habituel.

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Sam 14 Aoû - 18:03

    - Il est trop tard pour que je cesse de m'intéresser à toi

    Ikuto pinça les lèvres. Il ne pouvait pas empêcher Hisoka de ressentir quelque chose pour lui. Par extension, il se pouvait pas l'empêcher de posséder un peu de sa vie.

    - ... Tu as dit être amoureux de moi, non ? Alors laisse ton enfance de côté, c'est le passé maintenant...

    Ikuto tiqua. Il était bien gonflé, là... Le passé, n'était-ce pas ce qui faisait de vous qui vous étiez ? N'était-ce pas un tatouage sur votre personnalité qui vous suivrait à jamais ? Comment emputer à sois-même une part si grande juste parce qu'on vous le demande ? Comment oublier ?

    - Je crois avoir compris ta façon de penser

    Ah ? Ikuto regarda Hisoka avec surprise. C'était possible ? Bah, il s'agissait d'Hisoka, après tout.

    - Laisse moi te posséder, et je serais capable de partager ta souffrance

    - Non

    Clair, net, court. Très court. Un peu trop pour être naturel. Ikuto s'était entendut prononcer ce mot. C'était son instinc qui parlait pour lui. Il ne voulait pas partager sa souffrance. A quoi ça servirait ? Pas à l'alléger. Et surtout, il ne voulait pas apartenir encore à une autre personne. Ses craintes d'enfants commençaient à ressurgir en lui et il inspira profondément, avant d'expirer. Il voulait rester libre plus que tout ou presque, mais il n'avait pas put résister à l'amitié de Shin, puis Reita. Seulement, s'engager dans une relation pareille à celle que semblait vouloir Hisoka était d'un tout autre niveau...

    Maintenant qu'il y songeait, il avait compris et exprimé ses sentiment à Hisoka. Ca faisait de lui le propriétaire d'un petit bout de sa vie aussi... Mais quel casse-tête !


    - Tu as un don pour les belle répliques, Kawaru

    Ikuto savait que, maintenant qu'il avait joué franc jeu avec le leader, celui-ci essayerait de comprendre son mécanisme interne et surtout qu'il ne le lâcherait. Celui qui aurait le plus d'endurance psychologique gagnerait. Et sur ce coup là, Ikuto n'était pas sûr de tenir la distance.

    Il se leva doucement, un peu chancelant. Une fois sûr dans sa démarche, il alla s'adosser contre un mur et regarda Hisoka d'un air subitement nostalgique, qu'il essaya de dissimuler derière un sourire cynique


    - Attrape-moi, si tu t'en crois capable. On en reparle après

    Ikuto ferma les yeux et se laissa aller en arrière, comme s'il n'y avait jamais eut de mur. Il passa purement et simplement au travers

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ] Sam 14 Aoû - 18:24

    — Non

    Trop rapide pour être une réponse réfléchie. C'était l'instinct qui parlait pour Ikuto, mais ça n'était pas obligatoirement ce qu'il désirait. Là-dessus, Hisoka n'avait aucun doute, ce non n'était pas aussi catégorique qu'on pouvait le croire.

    — Tu as un don pour les belle répliques, Kawaru

    Possible. En tout cas, ce n'était pas fait exprès, puisqu'il passait la plupart de son temps silencieux, et pas en train de tenter de perfectionner son art oratoire. L'amertume commençait à pointer le bout de son nez. Cette phrase signifiait qu'Ikuto n'avait pas l'intention de lui céder, pas aujourd'hui en tout cas. Ce qui entrainerait forcément une autre confrontation, parce qu'Hisoka ne lâcherait pas le morceau. Les deux adolescent pouvant se montrer aussi bornés l'un que l'autre, ça s'avérerait difficile. "Je suis amoureux de toi". Cette phrase résonnait toujours dans l'esprit du Mizuiro, le confortant dans son désir de posséder Ikuto.

    Le Kuroi s'était levé, maintenant adossé contre un mur, il le contemplait de façon troublante.

    — Attrape-moi, si tu t'en crois capable. On en reparle après

    Il s'effaça ensuite, disparaissant à travers le mur. Hisoka resta seul dans l'infirmerie, légèrement désemparé par le départ soudain d'Ikuto. Lui qui ne voulait pas verser dans le théâtral, c'était bien parti pour. Il se leva et quitta lentement l'infirmerie, presque à regret. Bon, ça pouvait également s'expliquer par sa non-motivation à retourner en cours de hum, géographie, mais il était évident que ce n'était pas la seule raison.

    *Ne m'en crois pas incapable, Tsukiyomi Ikuto. Je sais ce que je veux, et en ce moment c'est toi.*

    Une lueur qu'on ne lui connaissait pas brillait dans ses yeux bleus. Ou plutôt si, c'était la même que celle qu'il avait lorsqu'il se mettait en tête de venger un des siens. De la détermination, tout simplement, mais chez lui c'était plutôt impressionnant.

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MessageSujet: Re: "L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ]

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"L'infirmerie ? Mais c'est chez moi" [ Hisoka ]

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