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Finalement, si C'EST pire [Reita]

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 19 Juil - 15:02

  • Le duel oculaire s’était prolongé jusqu'à ce que Reita ne soit plus capable de tenir debout. En effet, le corps du Kuroi tanga dangereusement vers l’avant et se rattrapa comme il put, à savoir sur Hibari qui haussa un sourcil, interrogateur. Un des deux chiens se mit à japper, comme pour encourager son maître, ce dernier ne semblait pas capable de se déplacer seul cependant… Hibari ne pouvait décemment pas le laisser là… Quelque chose percuta Akasen : l’agacement certains du blondinet qui venait de s’apercevoir de sa défaite lors du duel oculaire. Ce qui fit sourire doucement Hibari, il ne lui fallait vraiment pas grand-chose !

    Doucement, Hibari sentit plus de poids sur son torse, Reita était en train de perdre pied et il se laissait glisser sur lui. Le Mizuiro, toujours cet air interrogateur à l’appuis soutint un peu le Kuroi avec ses bras puis le vit perdre petit à petit connaissance tandis qu’une vague d’émotion venait s’ajouter à cet agacement et à cette frustration, quelque chose d’agréable mais qu’il rejetait de son esprit, cette pensé fit sourire à nouveau Hibari tandis que cette fois, Reita était bel et bien chez Morphée.

    Bon, et maintenant ? Génial, il était sous la pluie, un dimanche, debout devant le lycée avec un des Kuroi’s les plus important dans les bras, totalement inconscient. Les deux chiens semblaient assez méfiant mais sentait bien que notre oiseau n’avait aucune mauvaise intention. Hibari finit par passer un bras dans le dos de l’albinos et cala le deuxième dans la pliure du genou de ce dernier afin de le transporter avec plus de commodité jusque chez lui. Une petite chance, le quartier Est n’était pas très loin…

    Les deux jeunes hommes ne croisèrent personne dans la rue, tant mieux, ça évitait à Hibari bien des explications ! Aussi, grâce à ses grandes foulées, ils arrivèrent rapidement devant la porte du Mizuiro. Les deux chiens avaient suivis bien sagement bien qu’assez réticent et toujours aussi méfiant. Il entra dans sa maison et fut accueillis par sa mère, malheur, qui semblait inquiète. Elle aperçut alors Reita, endormis dans les bras de son fils tout aussi trempé l’un que l’autre. D’un regard, Akasen fit comprendre à sa mère de ne pas poser de question puis elle aperçut les chiens.

    Maintenant qu’elle avait une occupation, Hibari se déchaussa, se débattit comme il pu pour enlever celle de Kurokami puis monta dans son sanctuaire.

    Une fois dans sa chambre, il traversa la pièce puis saisit un tas de serviettes sèches sortant du sèche-linge posé sur le petit meuble et les déposa dans son lit une fois revenu dans son antre. Là, il se laissa tomber comme il put contre son lit, asseyant à son tour Reita, le dos de ce dernier contre son torse, calé par ses jambes et son bras gauche tandis que de la main droite il saisissait la première serviette venue et se mit en tête de sécher les cheveux de ce gars qui était un allié provisoire.

    Peu à peu, les lèvres de l’albinos reprirent leur teinte normal et Hibari se surprit à sourire en le voyant ainsi dormir avec un air paisible, ça changeait de l’ordinaire ! Il reprit une expression plus sérieuse et son masque renfrogné se mit en place lorsqu’il sentit bouger Reita qui visiblement, reprenait pied. Ses premières questions mentales furent pour ses chiens, il semblait d’ailleurs assez… inquiet ? De ne pas les avoir avec lui. Ensuite, il semblait observer son nouvel environnement avec une certaine surprise, non, il n’était plus dehors. Hibari quand à lui, poursuivait sa tâche, jusqu'à ce que ce cher Kurokami ne renverse sa tête sur son épaule. Là, la surprise était mêlée à une agressivité légère, mais présente, ça faisait toujours plaisir…

    Reita essaya, en vain, de se dégager. Seulement, son corps ne semblait pas d’accord, il était encore trop fiévreux. Il finit par abandonner mais grogna allègrement, Hibari roula des yeux quand ce dernier prit la parole, se voulant toujours être agressif mais ressemblant plus à un chiot malade. Cette vision fit rire intérieurement Akasen qui se reprit bien vite et répondit ainsi à son cher invité mécontent :


    - Tu t’es affalé sur moi et t’as perdu connaissance, je t’ai donc ramener ici pour te sécher au lieu de te laisser crever sous la flotte, comme tu te réveillais toujours pas, beh j’tai monté et j’ai commencer à te sécher, ma mère s’occupe de tes deux chiens.
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 19 Juil - 23:00

    Si au moins il avait put se redresser et arrêter d'être collé contre le ventre et la poitrine d'Akasen, le nez presque dans son cou. Pas que c'était désagréable, non. Au contraire. Mais justement, c'était ça qu'il cherchait à fuir. Ce n'était pas normal de se sentir aussi bien dans les bras d'une personne qu'on déteste. Reita essaya de bouger, mais il ne parvint qu'à gigoter faiblement. Il sentait les griffes d'une soudaine terreur s'agriper à lui. Il ne devait pas rester comme ça. Il FALLAIT qu'il bouge de là. Seul problème : chacun de ses mouvements faisait résonner son coeur dans sa tête, qui semblait déjà sur le point de se creuver comme une baudruche.

    - Tu t’es affalé sur moi et t’as perdu connaissance...

    Génial. Oui, parfait. Il avait une santé relativement fragile. Normal, même Kuroi, même bête tueuse, même "loup" hystérique, il était à la base, fallait pas l'oublier, un gosse de riche qui avait grandit dans le luxe. Il était un chiot de salon, en définitive. Il attrapait facilement des angines ou des bronchites... Et là, il était bon pour un sacré mélange ! Enfin... Il finit par reconnaitre la chambre d'Akasen. Le hic, un petit détail qui le dérangeait, un rien, vraiment... C'était tout simplement l'angle de vue. Il se trouvait... Sur son lit ?! Sur le plumard d'Akasen, entre ses jambes, sérré contre lui. Il eut un frisson. Il voulut immédiatement le mettre sur le compte du froid, mais...

    - ...ma mère s’occupe de tes deux chiens.

    - Quoi ?!

    Vu la gueule du fils, la mère devait être sacrément barrés aussi... Et les chiens qui étaient coincés avec elle... Reita ressenti comme un malaise, en pensant à ça. Après tout, il ne l'avait jamais rencontré, et si ça se trouvait, contrairement à son fils, elle était une personne très gentille... Bon, l'idée que Reita avait de la maternité était plutôt horrible, puisqu'il se basait sur sa propre famille pour imaginer celle des autres. Il soupira, essayant de faire le vide dans sa tête alors qu'elle se posait des milliers de questions, dont la majorité étaient encore tournées vers l'innommable vision.

    - Et ils sont où, tous les trois ?

    Cette fois, il se garda de faire des réflexions désobligeantes. Si ça se trouvait, elle prenait bien soin des crocottes, et il pouvait lui en être reconnaissant... Il grogna encore. Mais cette fois ça ressemblait plus à un soupir grogné qu'a une véritable marque d'agacement. Il ne savait plus quoi faire, ni quoi penser. Mais il était forcé d'admettre qu'il était bien, comme ça. Et c'était pour ça qu'il devait s'écarter.

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 19 Juil - 23:39

  • Reita semblait, tout d’un coup, bien moins agressif. Hibari haussa un sourcil et posa ses deux yeux sur le visage du Kuroi, se rendant compte seulement maintenant de la proximité qu’il y avait. C’était certain, lorsqu’Hibari le regardait, Reita devait sentir son souffle sur son front. Une question : pourquoi Reita ne prenait même pas la peine de redresser ne serait-ce que sa tête ? La réponse vint dans son esprit, sous forme d’une émotion, le Kuroi, Reita, ce loup hystérique qui en avait massacré plus d’un il y a deux ans trouvait qu’être dans les bras d’un Mizuiro, le meilleur pote du leader qui plus est, était agréable… Hibari passa brièvement sa main sur son front, histoire de voir si la fièvre montait. Sa théorie s’avéra exacte, mais il se doutait que ce n’était pas la cause de ce sentiment agréable que l’autre éprouvait puisque ce même albinos en avait la trouille. Oui Kurokami avait peur de ses propres ressentit. Il gigota un peu, sans grand résultat. Hibari étouffa un sourire et détourna le regard, énerver Kurokami ou le gêner n’était pas vraiment l’idée du jour, non, il était trop mal en point pour qu’il ne le titille trop de lui-même et sans raison.

    Quelque chose d’autre frappa l’esprit d’Hibari, Reita était à nouveau dérangé par un léger détail qui pouvait en effet porter à de drôle de conclusion : la situation dans laquelle ils se trouvaient. A savoir, dans le lit d’Hibari, Reita « emboité » contre le torse d’Akasen qui l’encadrait de ses jambes. Hibari, au travers des deux fines couches de fringues détrempées, sentit la peau du blondinet vibrer. Un frisson ? Il avait froid ? Non, ça s’était une excuse qu’il se trouvait mentalement.

    Reita sembla soudain inquiet lorsque notre jeune oiseau l’informa que ses deux canidés était avec sa mère, la vision qu’il avait de la maternité était visiblement atroce… Il avait une famille de fou ou quoi ? Non, ses deux chiens devaient être séché à présent et devait avoir récupérer des couvertures pour dormir ainsi que de l’eau, voire même du riz, connaissant sa mère… Elle et son amour pour les chiens… Hibari sourit légèrement puis répondit de cette voix toujours aussi calme et apaisante :


    - T’inquiète pas, ils doivent être au chaud dans la véranda entouré de coussins et de couvertures… ma mère devrait même être en train de leur chercher un truc à manger et a dû leur installer de quoi boire. Elle adore les chiens.

    Reita grogna un soupire, si c’est possible xD, enfin, il semblait moins agacé qu’au début, ça troublait assez Hibari d’ailleurs, depuis quand Kurokami Reita ne se plaignait pas ? Il semblait ne plus savoir quoi faire, Hibari ne pouvait pas savoir à sa place… Pour se donner bonne conscience et ainsi ne pas pouvoir se dire qu’il le retenait captif, Hibari prit à nouveau la parole et lui proposa donc :

    - Je peux changer de place, si ça te dérange vraiment.

    La façon de tourner une question ou une phrase est très importante, or, évoquer une possibilité plutôt que demander un avis apportait plus souvent la réponse attendu. (si si, essayez, ça m arche xD) Aussi, Hibari avait pas mal de chose sur lesquels questionner l’albinos, mais peut-être devrait il attendre qu’il ai récupérer encore davantage ses esprits ?

    Oui, il pourrait attendre, mais il n’en avait pas vraiment envie, alors, tournant a nouveau son visage vers Reita, il posa la première question lui venant à l’esprit :


    - T’as vu quoi exactement pendant la partie de poker ?

    Le ton était assez détacher mais on sentait tout de même une lueur d’intérêt, mine de rien, ça restait dans un coin de son esprit, mais sans le torturer, c’était de la pure curiosité.
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mer 21 Juil - 15:00

    - T’inquiète pas...

    Reita se détendit immédiatement contre Akasen - même s'il restait très tendu.

    - ... ils doivent être au chaud dans la véranda entouré de coussins et de couvertures… ma mère devrait même être en train de leur chercher un truc à manger et a dû leur installer de quoi boire. Elle adore les chiens.

    Hein ? C'était possible, une mère aussi proche de la perfection, qui aimait les animaux ? En ce qui le concernait, maman Kurôkami n'aimait pas les chiens. Elle voulait quelque chose de moins collant - plus autonome - et moins câlin - plus froid. Un chat ? Non, toujours pas. Elle détestait les poils de chats, les miaulements de chats, les traces de griffes de chats, la nourriture pour chats... Bref, elle détestait les chats. Alors quoi, une tortue ? Toujours pas. Elle refusait catégoriquement de devoir faire attention à l'endroit où elle mettait les pieds pour ne pas écraser - et tuer - l'animal. Bref, la bête de compagnie idéale pour elle était une peluche. Si Reita avait tout de même deux crocottes, il les devait à un oncle qui les lui avait offert pour l'un de ses anniversaires. Sa mère avait bien fait la gueule, mais, parce que dans ce genre de millieu, l'image était essencielle, elle n'avait pas put s'opposer fermement.

    - Je peux changer de place, si ça te dérange vraiment.

    Deux personnes sortirent de l'ombre et braquèrent un flingue de chaque côté de la tête du voyant. La première voulait qu'il dise "Non", et l'autre, "Oui". Sa nuque se raidie en entendant le craquement d'une sécurité qu'on ôte. Il essaya vaienement de se calmer et de se sortir de sa double impasse. Que faire ? Quoi répondre ? Quoi choisir ? Un nouveau genre de panique gagna le borgne blond, alors qu'il était parfaitement conscient qu'une telle réaction pour une telle proposition était démesurée. Il repensa à sa vision pendant la partie de poker. Elle avait un lien ? Etaient-ce sa fierté et son envie qui se battaient ?

    - ...

    Un sentiment d'urgence, un violent besoin de fuir s'emparèrent de lui. Mais il n'eut pas plus de temps...

    - T’as vu quoi exactement pendant la partie de poker ?

    Quelque chose frappa l'esprit de Reita de plein fouet. Sa vision de la partie de poker revenait... Elle l'obligeait à regarder, à ressentir. Elle l'obligeait à savoir. Un profond déséspoir l'assaillit. Mais il y avait quelque chose de différent... de l'eau. Reita compris rapidement : ce n'était pas un souvenir, mais une nouvelle vision. De l'eau, beaucoup d'eau. Trop. Il ne parvenait plus à respirer. Il allait mourir. Pourtant, il savait qu'il tenait la clé de son salut, mais il ne bougeait pas. Il ne voulait pas bouger. A quoi bon ?

    Pour Akasen, la réalité ne devait pas être plus jolie à voir : Reita était entrain de convulser, asfixié par un sac invisible, plongé dans un tel déséspoir qu'il avait perdu l'envie de vivre. Un petit coin de l'esprit de l'agonisant s'insurgea. Pas question de creuver pour ça, pas comme ça. Et SURTOUT pas pour lui. Mais ce fragment de lui-même était écrasé par la désolation, l'accablement si profond du reste.

    La bouche ouverte, le corps de Reita essayait de se maintenir en vie pendant que son esprit vagabondait dans une mer de souffrances. Il tremblait de plus en plus violement et essayait de cracher de l'eau invisible de ses poumons.

    Puis tout cessa aussi vite que ça avait commencé. Les muscles du blondinet le lâchèrent et il s'enfonça un peu plus dans le lit et sur Akasen. Il reprit son souffle avec difficulté, soudainement plus... serein. Au calme, il analysa sa nouvelle vision, et surtout sa signification : il allait se suicider. A défaut, il allait essayer. Contrairement à ce à quoi on pouvait s'attendre de la part d'un ado en bonne santé aprenant qu'il allait rapidement tenter de mettre fin à ses jours, Reita soupira, l'air blasé des Kuroi's sur le visage. D'ici quelques semaines... Il ne tenait pas plus que ça à la vie, et finalement, même si cette réaction, ses sensations abominables étaient trop disproportionné pour une telle cause, ça ne l'éonnait pas. Maintenant qu'il savait sa mort prochaine, il se sentait un peu libéré de ses angoisses.


    - A cette putain de partie de poker, j'ai vu... le début de ma fin

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mer 21 Juil - 16:07

  • Hibari sentit qu’il s’était déjà détendu, une bonne chose. Mais ce dernier semblait étonné de voir que des mères étaient capables d’aimer les animaux. Sa famille devait être un sacré cas… Hibari se mit à fixer Kurokami dans les yeux, sans raison particulière. Il semblait dans ses pensés et notre jeune oiseau ne voulait pas l’en sortir. A son tour, il frissonna dans sa chemise trempée. Il n’avait pas vraiment froid cela-dit, non, il était même bien. Un sourire de plus s’afficha sur le visage d’Akasen lorsqu’il comprit aisément que Reita ne savait répondre à sa question. Cet albinos ne voulait pas et voulait en même temps rester là, contre lui.

    Visiblement, avec ce gars, tout était dans la démesure… Il se raidit d’un seul coup dans sa nuque, Hibari le sentit sur son épaule. Une nouvelle panique le prenait et Hibari ne savait pas vraiment quoi faire et surtout il ne savait pas comment le prendre…

    Reita, après quelques temps, fut comme frappé par quelque chose. Hibari le détailla et fut frappé a son tour par un désespoir sans équivaut. Hibari tiqua et porta une main à sa tête quand il sentit Reita tremblé sur lui. Il semblait être comme asphyxié, manquant d’air, il convulsait et Hibari ne savait pas quoi faire. Il fut percuté par le comment du pourquoi et Reita reprit ses esprits à ce moment. Une vision… Affreuse d’ailleurs au niveau psychologique… Hibari s’en sentait tout autant touché vu que ça le concernait, et pas qu’un peu… Il jura dans sa tête et porta un regard sévère à Reita qui se sentait moins angoissé.

    Hibari avait l’habitue de suivre ses instincts, or là, il ne changea pas son habitude, même si il y eut une déconnexion du serveur proxy et que notre cher Akasen ne savait plus ce qu’il faisait. Sa main gauche partie comme elle le put et un bruit résonna dans toute la chambre tandis qu’il affichait toujours un air sévère. La surprise se lit premièrement sur le visage de Reita. Hibari sentit qu’il allait se mettre à gueuler, mais son instinct prit à nouveau le contrôle : Le bras droit du jeune homme se joignit à son bras gauche autour du torse du blondinet. Ses jambes, quand à elles, se replièrent de chaque côté. Comme pour se cacher du regard de son hôte, Hibari plongea son visage dans le cou de Kurokami, laissant son nez chatouiller la peau claire du Kuroi. Ce qu’il lui prenait ? Il n’en savait strictement rien, mais savoir que c’était à cause de lui l’avait affecté plus que prévu. Lui, le gros nounours que les gens évitent avait prit dans ses bras un mec qui le détestait et qui lui-même n’était pas foutu de savoir si il l’appréciait ou pas !

    Il se trouvait franchement dérangé, pourquoi faisait il tout ça ? Après tout, il pouvait crever, ce n’était pas son problème ! Ouais, mais pas à cause de lui ! Il ne lui avait rien fait ! Et voilà qu’il se torturait avec ça maintenant ! Pourtant, on ne pouvait pas dire qu’il n’avait jamais causé l’hospitalisation et même la mort de certains jeunes de son âge, mais jamais il n’avait poussé quelqu’un au suicide… Surtout pour ce genre de raison… C’était débile ! Oui, trop irrationnelle, ça ne pouvait pas se passer ainsi. Un sourire étira ses lèvres contre la peau froide de ce Kuroi figé. Inconsciemment – n’est ce pas ? – il resserra un peu son étreinte et tendit sa jambe gauche contre celle de l’albinos.
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mer 21 Juil - 22:00

    Reita sentit un coup s'abattre sur sa tête. En soit, il devrait pouvoir survivre sans trop de difficultés. Mais... Fuck on, ce salopard venait de le frapper ! Il senti son oeil turquoise s'écarquiller de surprise, puis ses lèvres encore bleutées s'étirer pour laisser apparaître ses crocs. Mais il n'eut pas le temps de pousser l'intimidation plus loin : les bras d'Hibari... d'Akasen se resérrèrent autour de sa poitrine... Reita se figea, une expression à mi-chemain entre le choc et la peur. Il avait beau ne rien connaître en matière de démonstration d'affection, il savait que quand on prenait quelqu'un dans ses bras en le sérrant contre lui, on lui faisait un câlin ! Mais... Impossible ! Pourquoi une personne comme Akasen, qui devait détester Reita autant qui lui-même le haïssait, pourquoi une personne comme lui lui faisait un câlin à lui ?! On ne câlinait pas une personne qu'on détestait. Alors quoi ?

    - ...

    Ce que ça impliquait terrifiait le voyant. Il préféra ne même pas y penser. De toutes façons, il vouait un dégout sans nom pour tout ce qui était câlinerie.Pour lui, c'était quelque chose de... pas naturel. Ce genre de geste prouvait qu'on apréciait quelqu'un. Et pourtant, il n'en avait jamais reçut à ce but. Dans sa famille, tout était en hypocrisie, en mensonge et en coups bas. Le seul qui ai jamais put démontrer son affection à Reita était Ikuto, avec des acolades ou des tapes sur l'épaule peu démonstrative, mais très éloquantes. Reita savait que c'était le seul à être sincère.

    Face aux démonstrations d'amitié ou d'affection, Reita se sentait toujours vulnérable. C'était l'une des principale raisons qui faisaient qu'aucune de ses relations amoureuses n'est tenut très longtemps. Ce qui revenait, c'était le plus souvent "
    On dirait que tu ne m'aime pas", ou "Tu me fuis comme la peste". Evidement, qu'il avait un problème avec ça. Evidement, il le savait. Face à de l'intérêt qu'on pouvait lui porter, il était faible, il avait peur. Il devenait comme un animal sauvage en présence de l'inconnu : il cherchait à le fuir, à le contourner... Mais pourquoi avait-il fallut que cette enflure fasse ressurgir tout ça ?

    Depuis qu'il avait la conscience du "moi" et des "autres", le blondinet n'avait pas beaucoup d'estime pour lui-même. On ne s'occupait pas de lui ? Oui, normal. Ce qui ne l'était pas, c'était qu'on l'aime. Ca, c'était artificiel, déformé. D'ailleurs, Reita ne s'entendait bien qu'avec des jeunes peu démonstratifs, et surtout qui n'attendaient pas de lui qu'il le soit. Exactement comme Ikuto. Tous les deux, ils étaient amis, très bons amis, même, mais jamais l'un ne sauterait au cou de l'autre...

    Et en parlant de cou... Akasen avait foutu son nez dans le sien ! Le cou de Reita était très, très, très sensible. SURTOUT la nuque. Un autre frisson parcoura le dos du blondinet. Plus long que les autres. Qu'on touche à son cou le paralysait. Qu'on le caresse, et c'était bien pire... Reita sentit directement contre sa peau les lèvres d'Hibari d'Akasen s'étirer en un sourire, et il ne put retenir un faible gémissement plaintif. Devenant subitement blanc pivoine ( ben oui, un albinos comme lui ne sera jamais rouge... ), il essaya de se tortiller pour s dégager, mais chaque mouvement lui soulevait le coeur, et son corps était toujours engourdi. En plus, il était fiévreux. Bref, lutter contre l'étreinte d'Akasen, qu'il venait en plusde ressérer, s'avérait inutil. En plus, il augmentait le frottement sur son cou... Finalement, il préféra la voie pacifique et diplomate du dialogue :


    - Bordel !! Tu joue à quoi, là ?!

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Dernière édition par Reita le Jeu 22 Juil - 1:43, édité 1 fois
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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mer 21 Juil - 23:56

  • La surprise envahit l’albinos. Le geste en soit n’avait pas vraiment dut lui faire mal, mais il avait visiblement touché la fierté de ce Kuroi qui montrait les crocs avant qu’une nouvelle vague de surprise de l’envahisse. Tout ce passait vite visiblement dans sa tête et il avait peur de ce que ça impliquait. Mais qu’est ce que ça impliquait ? C’était lui qui tirait toutes ces conclusions merdiques ! Lui il n’avait fait que suivre un instinct (connerie d’hormones) !

    Kurokami s’était plongé dans d’innombrables pensés et remuait tout un tas de sentiment qu’Hibari préféra ignorer un maximum. Oui, notre jeune oiseau pouvait faire abstraction de beaucoup de chose… Et là, il était lui-même dans un état plutôt second, entre la conscience et l’inconscience. Mais après tout, pluie lui avait peut-être refourgué une fièvre atroce comme il en avait l’habitude… Hibari et la fièvre ne faisait pas toujours bon ménage, cette peste avait parfois des effets secondaires non négligeable comme la perte de contrôle durant un moment plus ou moins long.

    D’ailleurs, il en prenait conscience maintenant, mais si il sentait Kurokami aussi gelé c’était peut-être bien parce que lui-même n’était pas vraiment à température, non, il était très certainement au dessus, et donc bouillant.

    Le frisson du blondinet calé contre lui le sortit de sa demi-torpeur. Le cou était un endroit sensible ? Qu’importe, il ne voulait pas bouger, il était bien… Il perçut le gémissement plaintif de son hôte et frissonna. Ses cheveux, encore trempés, laissèrent s’échapper une goutte qui vint s’écraser sur la clavicule de l’albinos. Le visage toujours enfouit au creux de l’épaule et de la nuque du jeune homme, Hibari ne perçut pas le changement de teint, cependant, il sentit que ce cher Reita semblait vouloir se dégager, sans grande conviction et force en même temps… Il perçut brièvement la voix du jeune homme ou tout du moins il tentait d’ignorer ses protestations. Hibari soupira contre la peau claire et froide puis grogna pour offrir une réponse au Kuroi. Comme si il savait à quoi il jouait !! Il était drôle lui !

    Des bruits de pas dans l’escalier, ceux de sa mère. Et merde, il fallait qu’elle arrive à ce moment là… Bon, tant pis, si Kurokami voulait se dégager, libre à lui. Hibari desserra son étreinte d’un cran, histoire de lui filer la possibilité de se dégager. Cependant, il ne dégagea pas la tête de son cou, juste histoire de cacher les rougeurs engendrées par la fièvre. Si sa mère le savait malade, elle le couverait encore bien trop à son gout.

    Voila, elle avait passé la tête par l’entrebâillement de la porte, une corbeille de linge pleine dans les bras. Et elle jeta un regard aux deux garçons en souriant. Elle s’adressa à son fils :


    - Tu ne t’es toujours pas changé ?
    - Gnn
    - Je t’ai fait une langue tu sais c’pas pour rien
    - J’vais le faire après.
    - Tu descendras ton linge et si ton copain veut se changer je ferais sécher son linge, le sèche linge ne tourne pas pour l’instant. Oh, et puis, soyez discret, ton père regarde la télé et tu sais que ton lit grince.
    - Maman !!

    Mais hop, môman Akasen s’était déjà envolée après avoir déposé la corbeille de linge propre fraichement repassé devant la porte. Reita quand à lui semblait se décomposer littéralement.

    - Hey !

    Aucune réponse, était il mort pour de bon ?

    - Ohoh, Kurokami ?

    Oui, il devait définitivement être parmi les morts dans le royaume d’Hadès un léger blanc s’en suivit jusqu'à ce qu’Hibari soupire à nouveau contre son cou et murmure à son oreille :

    - Reita ?
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Reita, Kuroi

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Jeu 22 Juil - 1:37

    Des pas résonnèrent dans l'excalier. Poum, poum, poum... La porte n'était pas fermée, et telle qu'était agencée la pièce, celui qui arrivait tomberait droit sur le spectacle affligeant qu'ils offraient. Poum, poum, poum... Le coeur de Reita ne battait plus, tout son corps se crispait à mesure que les pas s'approchaient. Poum, poum, poum... Pourquoi Akasen ne le lâchait pas ? Pourquoi ne le poussait-il pas ? Poum, poum, poum... Trop tard. Reita cessa de respirer, dévisageant la femme qui venait d'apparaître.

    Elle avait l'air gentille, bien qu'elle faisait dans la banalité. En même temps, vu qu'il avait toujours affaire à des cas, dans sa famille... A l'odeur, il le sut immédiatement, c'était la mère d'Akasen : elle sentait la crocotte mouillée. Elle posa enfin ses yeux du même antracite que son fils sur eux, et... sourit simplement. Quoi ? Elle ne voyait pas que son fiston serrait un autre mec dans une position franchement étrange, suggestive, même, tous deux sur le lit du dit fiston ?! Elle s'adressa à Akasen pour une chose des plus futiles, Et Reita se contenta de rester aussi immobile et silencieux que possible. Mais, hélas...


    - Oh, et puis, soyez discret, ton père regarde la télé et tu sais que ton lit grince.

    - Maman !!

    Si la réaction d'Akasen était... plutôt normale, celle de Reita fut, comme trop souvent, plus violente. Vous vous demandez combien de temps au maximum un être humain peut vivre sans que son coeur ne batte, mais vous craignez de faire l'expèriense ? Reita l'a faite pour vous.
    Son coeur ratta plusieurs battements. Quoi ? Quoi ?! QUOI ?!! Mais... Non ! Pas dutout, sûrement pas !! Quelle horreur ! De toutes façons, Reita était hétéro ! Nan mais u'est-ce que c'était que cette mère qui incitait son fils à avoir des rapports sexuels - en restant discret ?! La sienne aurait écharpé Akasen avec ses ongles fraichement manucurés - on se demaindait d'ou lui venait cette tendance sadique... Reita faisait le mort, consacrant tout son esprit à la reflexion et surtout la réparation du traumatisme causé par cette simple phrase.


    - Hey !

    Reita se garda bien de répondre, de bouger, de respirer.

    - Ohoh, Kurokami ?

    Mais... Sa gueule, fuck ! Ca ne se voyait pas que Reita était en plein bug, suite à un choc des plus violents ? Il sentit un soupir contre sa peau froide, puis...

    - Reita ?

    Reita sursauta à l'entente de son prénom maudit. Sans réfléchir, il utilisa le peu de force à sa disposition pour enfoncer son coude aussi profondément que possible. Même si, franchement, ça manquait de puissance, ça devait rester un minimum douloureux, surtout dans les côtes, alors qu'on ne s'y attend pas. Frappe dans cette position fit perdre l'équilibre à Reita, qui bascula du côté droit (où il avait frappé). Comme Akasen avait généreusement relaché sa prise sur lui, Reita glissa contre son torse et s'écroula sur le matelas, dans une plainte de douleur. Son sang battait dans tout son corps, et chaque battement lui donnait l'impression que son circuit sanguin se déchirait. Cependant, il se roula sur le dos pour plonger un regard turquoise nouvellement haineux dans les (beaux) yeux antracites d'Akasen et, après avoir grincer des crocs dans un son horriblement abominable, cracher avec agrésivité :

    - Ne prononce jamais mon prénom !

__ "..." _____________________________________

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Jeu 22 Juil - 11:57

  • Décidément, ce gars ne faisait JAMAIS dans la demi-mesure, tout était exagéré au centuple. Il semblait horrifié par les paroles de sa mère. Bon ok, y’avait pas beaucoup de mère qui blaguait ainsi sur ce sujet, mais si Kurokami s’attendait à ce qu’Hibari se fasse engueuler, il se mettait un doigt dans l’œil qui lui restait. A dix huit ans, sérieusement, il se faisait encore engueuler pour ce genre de chose ? Hibari, toujours planté dans le cou du dénommé Reita roula des yeux. Franchement, il ne comprenait pas les réactions du Kuroi.

    Une sale migraine montait et la fièvre ne semblait pas vouloir descendre. Notre oiseau prit un coup de coude plus surprenant que douloureux tandis que ce cher Reita basculait sur la droite. Tient, il semblait énervé. Bof… ce n’était pas la première fois qu’il s’énervait sur lui et le fusillait du regard. Hibari préféra l’ignorer et hausser des épaules en guise de réponse. Après tout, il en avait l'habitude maintenant et préférait faire abstraction de ce qui le dérangeait. Hibari soutint cependant le regard du blondinet, allongé sur son lit en position de faiblesse. Un sourire en coin s’instaura sur le visage d’Hibari qui était échaudé par la fièvre.

    Hibari frissonna à nouveau, il fallait absolument qu’il se débarrasse de cette chemise trempée ainsi que du Jean qui n’était pas dans un meilleur état de toute façon. Hibari poussa doucement les jambes du Kuroi avec une délicatesse qu’on ne lui connaissait pas puis il se redressa et se leva enfin du plumard. Il commença à déboutonner sa chemise devenue collante à cause de cette pluie tenace qui tombait encore alors qu’Akasen se dirigeait vers un des placards ornant le mur du fond de la pièce. Il rangerait ses fringues propres plus tard.

    Le Mizuiro ouvrit une des portes donnant sur ses fringues et le jeune homme finit de se défaire de sa chemise qui tomba au sol. Hibari tira machinalement sur le premier T-shirt venu qui s’avéra être un T-shirt trois quart noir marqué de différents motifs trash violacés et pourpres. Il ne vit pas tout de suite que quelque chose sortait en même temps et réagit juste au « pof » qui venait de résonner par terre. Le jeune oiseau baissa la tête et là ne fut pas sa surprise de découvrir la peluche qui avait bercé son enfance, oui, son doudou… Hibari se plia en quatre et attrapa la peluche sous forme de Poney pie bai très doux et vraiment pas abimé pour une peluche de gosse. Hibari haussa un sourcil et prononça vaguement un : « Uri ? ».

    Hibari sursauta et frissonna en se rendant compte qu’il n’était pas vraiment tout seul… Cette fois, si son visage était un peu plus rouge que précédemment, ce n’était pas uniquement à cause de la fièvre, non, ce foutu doudou y était pour quelque chose… Mais qu’est ce qu’il foutait là ? Merde, il l’avait presque oublié cette peluche ! Pourquoi il fallait qu’elle tombe de son placard maintenant ? Hibari soupira, de toute façon, Reita l’avait vu, c’était sûr… il posa son ancien doudou sur le bureau près de la fenêtre et se dirigea vers le lit pour se sécher un minimum avant de renfiler son haut sec.

    Le jeune homme ne prêta d’ailleurs aucunement attention à son hôte durant un petit moment, histoire qu’il oublie cette histoire de peluche ridicule. Aussi, Hibari fila un court instant dans la salle de bain à la recherche d’un quelconque médoc’ capable de faire baisser cette foutue température ainsi que sa migraine. Une fois qu’il eut trouvé son bonheur, il se dirigea a nouveau dans sa chambre, ouvrit son minibar, sortit une bouteille d’eau et avala le cacheton.

    Il entreprit alors de se sécher les cheveux avec sa serviette, son T-shirt l’attendant, plié, sur le bureau.
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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 26 Juil - 16:49

    Reita allait encore gueuler quand il vit un objet tomber du placard. En soit, un objet qui tombait du placard d'un connard finit n'était pas plus intéréssant que ça, mais celui-ci avait attiré l'attention du loup. Il s'agissait d'une peluche. Le blondinet fixa son attention elle. Ce n'était pas n'importe quelle genre de peluche, mais un poney ! Pie-baie, qui avait l'air très très doux, la crinière noire, en brosse ! Le turquoise qu'il avait dans l'oeil se mit à briller d'un eclat que seul de très rares personnes ne lui connaissait. Avec tout le mal du monde, il se redressa en s'appuyant sur ses bras et détailla un peu plus la peluche. Akasen la ramassa, l'air étonné de la trouver là. Evidement, la place d'une peluche n'était pas dans un placard, mais à côté de l'oreiller de son propriétaire u_u. "Uri" ? C'était donc le nom du poney. Mouais, ça cassait pas des briques, c'était même ridicule, mais bon... Il ne remarqua pas immadiatement le regard surpris d'Akasen, tant le sien était fixé sur le dit "Uri". Sans préter plus d'attention à l'humain, Reita sentit ses lèvres toujours bleutées s'étirer en un sourire merveilleusement enfantin.

    - Hey... T'en fais rien, de cette peluche... Tu m'la donne ?

    Hibari lâcha ce qu'il tenait - des fringues, qui tombèrent gracieusement dans un bruit d'étofe froissée - et haussa un sourcil avant de demander des eclairsissement d'une manière des plus noble qui soit : "Gné ?". Aussi, après quelques secondes où Reita, l'air soudainement mielleux, se faisait toiser par le Mizuiro, plus que surpris, Reita crut bon d'expliquer un minimum. Il ne faisait pas collection de peluche, il n'était pas fétichiste, juste... Il adorait les peluches. Ou plutôt, les peluches en forme de poney. Il avait aussi un cheval à bascule grandeur nature dans sa chambre noire, et d'ailleurs en voulais un second pour lui "tenir compagnie". Son psychologue expliquait ça par "un manque affectif qu'il reporte expensivement sur des objets marquant une periode très dure pour lui, pour diverses raisons, un objet dont les propriété affectives sont très importantes pour la bonne croissance d'un enfant, un objet..." bref, un poney. Passant sans s'en apercevoir les doigts sur son bandage au visage, il plongea sa turquoise dans l'antracyte des yeux du brun, une flamme farouchement déterminée brûlant dans son oeil, sans pour autant se départir de son expression très enfantine, voir même adorable.

    - C'est pas forcément parce que c'est ta peluche qu'elle est aussi detestable que toi. Je fais pas le raprochement entre les deux... Et de toutes façons, la blanchisseuse a une lessive très efficace.

    Hibari ne chercha pas à comprendre, vraisemblablement soulé, et lui confia délicatement le poney en peluche. Reita, aux anges, la serra contre lui comme un gamin à qui on venait d'offrir quelque chose qu'il convoitait depuis longtemps. Hibari décendi trouver quelque chose à manger. Pendant ce temps, Reita songea à se laver. Il n'était pas très chaud à l'idée d'entrer dans une salle de bain. Ca ne lui plaisait pas dutout, d'ailleurs. Il expédia sa propre "douche" à l'eau bouillante, à la barbarre dans un cabinet de toilette. Entre temps, Maman Akasen avait mis ses vêtemens au sèche-linge, histoire qu'il puisse les remettre le lendemain, et Hibari lui avait dit de fouiller dans ses affaires pour se vêtir. Pas très riche, comme idée, selon Reita, qui ne dit rien cepandant et trouva quelque chose de rouge à mettre avec un short blanc. Akasen, quant à lui, dégota une omelette et la famille passa à table. Reita assista pour la première fois de sa vie à ce que la classe moyenne appelait un repas des plus banal. Pour lui, c'était tout simplement extraordinaire. Les parents et leur enfant mangeant en même temps et au même endroit. Il en fut presque boulversé et passa le repas sans un mot.

    Un autre point plutôt emmerdant : il pleuvait comme vâche qui pisse, hors de question de mettre une patte dehors. Arma et Calypse dormaient à point fermé - très utiles comme chiens de garde... si, si ! - et Reita pensa d'abord à dormir avec eux, sur les coussins et les couvertures, la tête sur l'un et l'autre sur le bid. Mais Hibari lui poposa son lit. Il refusa gracieusement et alla pousser sans vergogne les fesses d'Apocalypse pour s'allonger entre les deux crocottes. Rapidement leur position fétiche à tous les trois s'installa entre eux : Armaggedon couché sur le flanc, Reita la tête sur son dos et Apocalypse affalé sur son ventre. Il lui semblait qu'Hibari était parti prendre sa douche. Remarque, il s'en foutait un peu... lentement, il se laissa emporter par le sommeil. Ici, entouré de ses deux chiens, les deux membres les plus proches de lui dans sa famille, il se sentait bien.

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Hibari, Mizuiro

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 26 Juil - 19:54

  • La scène à laquelle il venait d’assister était sans doute un « privilège » mais bon Dieu, c’était choquant ! Qui aurait cru que ce taré de Kurokami qui en avait un sacré grain pourrait un beau jour arborer une mine aussi… craquante et déroutante. Le jeune homme mit ça sur le compte de la fièvre, il avait des hallucinations. Le Mizuiro récupéra ses affaires au sol et lui marmonna de prendre ce qu’il voulait comme affaire dans ses placards. Sans demander son reste il descendit voir ce que sa mère leur avait préparé à manger. L’omelette était au rendez-vous pour le repas familial visiblement. Il appela donc Reita qui s’était lavé et lui avait emprunté des fringues, un peu trop grande pour lui d’ailleurs, ce qui fit légèrement sourire le jeune homme.

    Toute la petite troupe passa alors à table et Reita ne desserra pas les dents, visiblement fasciné par un vrai repas de famille. Maman Akasen, en attendant, discutait joyeusement avec son fils. Enfin… discuter… Si on prend en considération les réponses du jeune homme : « Gnn… » ou « Hmm », peut on appeler ça une discutions. Finit par arriver ce qui arrivait toujours, Hibari eut un sursaut et haussa la voix :


    - Aïe ! M’man, t’as pas finis !
    - Je t’ai déjà dit que je ne t’avais pas fait une langue pour que tu grognes.
    - T’étais pas obliger de me coller un coup d’pied dans l’tibia non plus !
    - J’entend pas les informations !

    Oui, l’ambiance était joyeuse chez les Akasen ! Môman finit par poursuivre la discutions avec son fils en souriant de temps à autre à Reita et Hibari faisait des efforts de communication plutôt que de rester le nez dans son assiette.

    Une fois le repas finis, Hibari aida sa mère à débarrasser pendant que Reita partit voir ses chiens et que son père se plantait devant la chaine de sport. Une fois cela fait, le Mizuiro partit prendre une bonne douche puis enfila rapidement un pantalon fin assez ample en tissus rouge, soit, sa tenue « d’avant le couché ». Il descendit donc, sa serviette pour les cheveux sur les épaules et sa mère lui fit signe de s’approcher. Il roula des yeux en voyant les étoiles que sa mère avait au dessus de la tête et elle lui désigna Reita qui dormait sur les couvertures de la véranda avec ses chiens. Non, vraiment, quand il dormait il était silencieux et agréable. Bien moins chiant que quand il passe son temps à râler et se plaindre.


    Akasen soupira d’exaspération. Sa mère lui indiqua qu’il ne pouvait pas laisser un inviter dormir par terre, il lui répondit qu’il le savait déjà et s’approcha des trois lascars qui dormaient profondément. Reita était il ami-ami avec Morphée ? Hibari resta là un moment, les poings sur les hanches à contempler cette andouille qui dormait par terre alors qu’il lui avait proposé son lit. Derrière lui, un raclement de gorge résonna, le jeune homme se tourna vers sa mère qui tapait nerveusement du pied au sol l’air de dire : « dépêche toi et amène la princesse dans ton pieux ». Hibari lui lança un regard sévère puis roula des yeux devant le regard taquin et complice de sa génitrice. Oui, il en était conscient, il avait la chance d’avoir cette complicité avec sa mère. Elle le couvait trop, s’imaginait toujours plein de truc, mais jamais elle ne fouinait trop dans sa vie privée – hormis avec ses éventuels copains, les copines, elle s’en fou… -

    Le jeune homme s’accroupit près du Kuroi, posa une main sur la tête d’Apocalypse avant de le décaler doucement. Il passa alors un bras entre les épaules et la nuque du blondinet puis passa son deuxième bras sous ses genoux et le remonta jusque dans sa chambre où il le déposa dans son lit et le couvrit. Il observa un instant son travail puis redescendit avec ses parents. Ceux-ci ne tardèrent pas à monter dans leur propre chambre et Hibari s’installa sur le canapé, s’étalant de tout son long et regardant la télé. Le lendemain, il commençait tard, en début d’après-midi et pouvait donc dormir tranquille. Cependant, il avait encore envie de regarder la télé, ce qu’il fit. Peu de temps après, il s’endormit devant et partit pour sa nuit, souriant dans son sommeil comme un enfant heureux.


    Le lendemain, les parents du jeune homme était partit tôt le matin au travail, prenant le soin de ne pas réveiller leur fils qui dormait encore, ses jambes dépassant du canapé trois place… Un géant parmi les japonais… Il ouvrit un œil cependant vers dix heure trente du matin et il n’y avait personne dans les environs a part les deux chiens de Kurokami. Cette feignasse n’était pas encore levée ? Notre ours grogna puis se leva tant bien que mal, décidément, le matin n’était pas fait pour lui. Tant qu’il n’avait pas bu sa tasse de chocolat, ça n’allait pas.

    Se sortant de ses pensés, le jeune homme se frotta les yeux puis fit l’effort incommensurable de gravir les quinze marches qui le séparaient du premier étage. Une fois en haut, il passa la porte de sa chambre et… Et bah rien, y’a juste qu’Hibari venait de faire une rencontre expresse avec son meilleur ami le parquet.


    *** Bordel, qui est le con qui traine devant ma porte à 10h du matin u_u Et pis c’quoi cette jambe incongrue qui trône sous son nez… Ah, Reita… ***


    - BORDEL, lève toi feignasse !

    Un ange passe… Pas de réponse… Bon, si la méthode forte ne marchait pas…


    - Reita, aurais-tu l’amabilité de te lever S’IL TE PLAIT !


    Mais ou est passé le calme habituel de notre cher Hibari ? Uh ? Ah… On m’a informé qu’il l’avait foutu à la poubelle au moment ou sa journée de merde avait débuté sur une rencontre inopinée avec son parquet.
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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 26 Juil - 21:14

    - Reita, aurais-tu l’amabilité de te lever S’IL TE PLAIT !

    Reita ouvrit grand les yeux. Oui, les deux. D'avoir son oeil droit ouvert était extrêment désagréable. Et tous les jours, tous les matins, c'était la même chose. Ca le foutait dans une humeur noire... Le blondinet se prépara à virer Apocalypse de son ventre à grand coups de latte, mais... Il n'était pas là. Le temps du focus... La chambre d'Akasen ? Encore ? Son putain de plancher ?! Encore ?! Nan mais fucking life, merde ! Parfaitement éveillé, il s'assit sans difficulté cacha sa prunelle totalement blanche d'une main. Ca le calma rapidement, comme tous les matins.

    - Mon prénom dans ta bouche, c'est comme de la confiture dans celle d'un cochon. Pour toi, je suis Kurôkami, tu piges ?

    Si, si, il était calme, là... D'ailleurs, il avait parlé d'une voix très posée, plus grâve que d'habitude. Il soupira, comme lassé de sa propre réaction. De toute façon, il pensait d'Akasen qu'il était ce genre de personne à ne jamais prendre l'avis des autres en compte. Sans doute essuierait-il sa remarque d'un revers de la main pour continuer à utiliser son prénom... De toute façon, ce matin, Reita avait des problèmes plus spirituels à gérer qu'un connard-source-d'inspiration-pour-médecins-avorteurs...

    Cette nuit, il avait cauchemardé d'horreurs en tous genres. Il avait revut quelques visions qui avaient traumatisé son enfance, plus quelques bonus : une femme allait bientôt empoisonner son mari, puis le découper de manière à ce qu'il rentre deux sacs-poubelle avec un couteau à pain... Ca lui prendrait plusieurs nuits entières. Par chance, le temps dans les visions de Reita ne sécoulait pas de la même manière que dans la réalité, et pendant son sommeil, il avait assisté à l'assacinat, le découpage en entier et le camouflage du corps. Rien que pour l'avoir fait chier à se point avec cette vision horrible, il vendrait la femme à la police. L'envie de vomir le prit et il fila droit aux toilettes vider son estomac. Comment l'humanité pouvait-elle s'auto détruire d'une manière aussi ignoble ? N'y avait-il que des défectuosités sur cette terre ?

    Il fallait qu'il se console, ou il allait se laisser mourir de faim... Sans dire bonjour ou merde à Hibari, Reita attrapa son boxer - orange fluo - et son jean, se changea - et se banda l'oeil droit, et décendit sur la véranda. Aramaggedon et Apocalypse l'attendaient avec impatience et lui sautèrent au cou. Les moment de tendresse avec ses presque-frères étaient sans doute ce que Reita conaissait de plus chaleureux. Une fois repeint à grands coups de langues, il se releva, tout de suite de meilleure humeur. Il leur sourit, nostalgique pour une raison inconnue. De ce qu'il voyait, les crocottes avaient mangé. Il réalisa alors que lui-même avait la dalle. Laissant ses chiens bien dressés sur la véranda, il se dirigea vers la cuisine, tout en pensant qu'il aurait dut enfiler son bébardeur... Pourquoi ? Comme ça, juste l'instinct...

    Fuck up que les placards étaient hauts... Reita se hissa sur la pointe des pieds pour en ouvrir un, et s'appuyer sur le plan de travail pour fouiller dedans... Encore une fois, son instinct lui dicta qu'il ne devrait pas faire ça, mais son ventre avait une forme de parole plus éloquante, et finalement, Reita suivit la voie de la faim.

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 26 Juil - 22:36

  • Et bah, Hibari avait trouvé un moyen de le réveiller ! Et puis, même si une remarque désobligeante suivait toujours, il n’était même pas énervé. Contrairement à l’autre qui avait mangé son parquet a cause de cet abrutis pas foutu de rester une nuit complète sur un plumard ! Son seuil de patience, qui est en dessous de zéro le matin s’approchait dangereusement du moins l’infini… Cette journée s’annonçait être la pire de la semaine alors que cette dernière venait à peine de commencer… à noter aussi qu’Hibari avait eut un aperçut de ce que Reita cachait sous des bandages. C’était, surprenant et pas spécialement esthétique mais ça l’était bien plus que ce qu’avait déjà imaginé Hibari. Parce que oui, il en avait vu des yeux crevés lors de la guerre des clans, était ya des fois, c’était vraiment moche, pire que ce qu’il venait de voir. Enfin, le jeune homme se doutait fortement que c’était un sujet tabou et il n’avait pas l’intention d’en parler.

    Ça mauvaise humeur était un peu redescendue et il se sentait un peu moins à cran. Mais tout de même, une tasse de chocolat serait la bienvenue. Lorsqu’il descendit, tout ce qu’Hibari vu ne fut qu’un sourire mélancolique de Reita à l’adresse de ses deux chiens qui semblaient heureux de voir leur maître. Le jeune homme resta là, un moment, encore plongé dans un demi-sommeil, oui, même après sa chute contre son parquet, avant de bouger. Lorsqu’il entra enfin dans la cuisine, il s’arrêta sur le battit de la porte et s’appuya là, bras croisé sur le torse. La vue était tout aussi craquante qu’attirante : Le blondinet était sur la pointe des pieds, s’appuyant sur le plan de travail et tentant désespérément d’attraper quelque chose à grignoter.

    Hibari resta un moment à regarder le Kuroi lutter puis se glissa derrière lui, collant expressément son torse à son dos. Il mit sa sur le conte de la fièvre, elle avait bon dos, cette fièvre… Le jeune homme approcha ses lèvres de l’oreille du blondinet et lui sussura au creux de l’oreille :


    - Humm’ le vilain, c’est pas beau de fouiller chez les gens, tu crois pas ?

    Réaction numéro un : Choquification du sujet Kurôkami Reita, jusque ici, rien d’anormal. Réaction numéro deux : Auto-défense du sujet Kurôkami Reita, bah… vu les circonstances toujours rien d’anormal. Seulement voilà, la réaction numéro deux étant largement prévisible, Hibari bloqua sans mal le coude du Kuroi le faisant alors pivoter vers lui, un sourire assez peu engageant sur le visage. Ceci se suivant de la Réaction numéro trois étant la prise de parole : « C’est quoi ton délire là ? »

    - T’avais qu’a pas fouiller chez moi n_n

    Hibari se dégagea puis attrapa un bol ainsi qu’un paquet de gâteau, du lait et du cacao en poudre. Toute cette petite mise en scène débile servait d’ailleurs uniquement à masquer sa propre incompréhension. Genre, lui, ça lui prenait comme une envie de pisser d’aller chercher la petite bête de cette façon et pire encore, avec Kurôkami… Bref, il s’installa à table mine de rien et commença part préparer son mug de chocolat qu’il fit ensuite passer au micro-onde. L’odeur du cacao emplis bientôt la pièce et c’est avec une satisfaction certaine qu’Hibari s’abreuva des premières gorgées du liquide sucré.
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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mar 27 Juil - 1:46

    Reita sentit quelque chose se coller à son dos. Il n'eut pas le temps de réagir que déjà Akasen lui chucotait à l'oreille. Il se raidit. C'était quoi, ça ? Il était pas partout chez lui ?! D'où ce mec se collait contre lui d'une manière franchement indéfinissable pour lui murmurer une connerie ? Il pouvait pas le faire normalement, comme tout le monde ? Vu qu'il ne se décollait pas de lui, Reita lui balança un coup de coude dans les côtes... Qui fut vite stopper. Hibari était sans aucun doute plus fort, quand on parlait de force brute. Ce qui hissait Reita à son niveau était la rage de vaincre. Légèrement, le Mizuiro retourna le Kuroi et lui sourit comme s'il avait été un vendeur d'organe tombé sur un nouveau corps sain. Ce mec ne respectait définitivement rien, à l'avis du borgne - qui finalement n'en savait pas grand chose, en était conscient, mais pensait ça par colère. Reita montra les crocs, réaction typiquement défenssive quand l'offensive échouait.

    - Oh ! C'est quoi, ton délire, là ?!

    - T’avais qu’a pas fouiller chez moi n_n

    - J'te fais chier, moi ?!

    Bordel, mais sur quelle espèce de pervers il était tombé ? Hibari le lâcha et, comme si de rien n'était. Il se prépara son petit déjeuné, laissant Reita contre le plan de travail - sans même lui filer un pov' paquet de gateau, rien ! - qui n'osait plus bouger. Après une petite minute, Reita retourna à son occupation de base : le pot de nutella. Maintenant qu'il l'avait vu, il le voulait, mais dans cette famille, ils étaient grands. Et lui, ben... Il pinça les lèvres de concentration, puis renonça à y parvenir comme ça. S'éloignant d'un pas, il sauta sur le plan de travail, se retrouvant dessus à genou, puis s'agrippa au bas du placard et repris sa fouille. Il était plutôt zen, ce matin. Il fallait dire que sa nuit de merde l'avait refroidit. Il ferma l'oeil un seconde, intérompant son mouvement. Certaines images revenaient quoiqu'il fasse. Les baignoires sont blanches, à l'origine... Il frissona de dégoût. Nan, il ne devait pas y penser. Le pot de nutella devenait son but ultime ! Finalement, il parvint à l'attraper et décendi avec un air à peine satisfait. Il referma consciencieusement le placard et se mit en quête de pain. Nan, pas de pain... Et pas de panière non plus, dans définitivement pas de pain. Bon, hors de question de renoncer au réconfort que représentait le nutella - un plus c'était un gros pot - aussi Reita cherche une cuillère. Il en trouva une rapidement, et après s'être de nouveau assis sur le plan de travail, dans le champ de vision d'Hibari, Reita ouvrit le pot et y plongea la cuillère. Ses actes étaient normaux, éxécutés normalement, en tout cas, mais son visage était particulièrement mélancolique pour quelqu'un comme lui, ou plutôt avec une réputation comme la sienne. Il avait l'air d'une nana que l'homme de sa vie venit de larguer comme un merde après avoir passé des années à la tromper allègrement. Pathétique. Il soupira... Et que ce connard-pédophile-ou-violeur-en-série-dans-une-vie-antérieure ne vienne pas le faire chier avec un "Booooouh ! Tu mange direct dans le poooot !'.

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mar 27 Juil - 14:01

  • Reita s’était figé une bonne minute avant de reprendre toute activité. Quelque part, ça amusait Hibari. Et puis merde, il pouvait bien suivre son instinct, il était chez lui ! il laissa donc un sourire simple mais apparent se construire sur son visage puis il retourna à son chocolat chaud. Chaque matin c’était le même rituel, chocolat chaud, une bonne douche brulante et hop, c’était partit pour le lycée. Seulement, là, il craignait bien que la journée soit merdique à souhait… Comment voulez vous qu’une journée se passe bien lorsqu’au réveil vous avez percuté votre parquet.

    Bref, l’énergumène s’était remit à bouger et semblait vouloir attraper le pot de Nutella. Il n’avait pas intérêt à tout lui bouffer parce que sinon ça allait barder. Cependant il y avait quelque chose de différent chez Kurôkami. Il semblait calme et mélancolique. Quelque chose qu’Hibari n’aurait jamais imaginé. Il se contenta de finir son chocolat chaud puis croqua dans un des gâteaux avant de se lever. Il saisit le lait, le replaça dans le frigo, mit son bol dans l’évier, laissa les gâteau sortit en revanche puis fit signe à Reita qu’il allait se laver, il savait bien que l’autre en avait strictement rien à foutre, mais on ne sait jamais après tout !

    Bref, le jeune homme entra dans sa chambre, saisit son uniforme scolaire puis s’enferma dans sa salle de bain ou son rituel du matin pouvait se poursuivre.

    Une fois la bonne douche brulante terminé, il s’habilla rapidement et redescendit en se séchant les cheveux au moyen d’une serviette et lança un regard à l’horloge au dessus de la table de la salle à manger : 11h30 il avait encore du temps avant d’aller en cours… Il s’installa donc sur le canapé et alluma la télé, zappant sur les chaines en espérant trouver quelque chose de potable. Il n’y avait malheureusement pas grand-chose. Du moins, pas grand-chose qui pourrait attirer la curiosité du jeune homme. Il s’arrêta donc sur la chaine la moins emmerdante puis lança un regard vers la cuisine. Qu’est ce qu’il foutait le Kuroi ? Hibari se décida à engager un semblant de discutions, histoire que ça ne soit pas trop lourd :


    - Tu commences les cours à quelle heure ?

    Oui bon, y’avait mieux pour engager une conversation mais voilà, si l’autre n’avait pas envie de parler, ça n’aidait pas. Surtout si votre interlocuteur vous déteste, ça arrange encore moins la situation ! En attendant la réponse, Hibari continua machinalement d’appuyer sur la zapette, il n’y avait plus que ça a faire de toute façon. Mais Finalement, il éteignit la télé, se leva du canapé puis s’assit sur la table de la sale à mangé d’où il pouvait voir l’albinos.
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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mar 27 Juil - 20:53

    - Tu commences les cours à quelle heure ?

    Reita ne leva pas le nez du pot. Il devait avoir les joues repeintes en nutella. What's this fuck ? Il était en présence du mec le moins aimable et le moins sociale de la ville, et celui-ci lui parlait. C'était quoi, cette merde ?

    - H'en vove, h'oi, des guesdions ? ( J't'en pose, moi, des questions ? )

    Il voulait qu'on lui foute la paix. Il voulais qu'on le laisse dans son coin. Il voulait que personne ne l'empêche de broyer du noir sur sa minable existance. Donc il ne voulait pas parler.

    Nan ! Ce n'était pas une bonne attitude. S'il continuait comme ça, il allait se jeter sur les rails en même temps qu'un train...

    Et alors ? Ca lui ferait moins de soucis s'il réucissait son coup, nan ?

    Oui, mais au moin répondre à Hibari, question de bonne éducation. Pour le train, il consulterait les horaires plus tard, histoire de pas se retrouver comme un con à attendre trois plombes pour se suicider...

    Mais... Fuck out ! Pas question de penser à ça, merde ! Reita releva le nez du pot de nutella et regarda Hibari, distrait. Il réfléchit une seconde avant de répondre d'une voix plus grâve que d'habitude


    - J'ai que deux heures, de 15 à 17

    Deux heures qu'il allait sûrement les sécher. A moins d'être convoquer au lycée et de passer devant, parce que franchemetn il avait autre chose à foutre. Lui et quelques autres foutaient le bordels dans les ruelles histoire d'en faire sortir quelques rats à interroger. Et en général, c'était plutôt musclé, sanglant, même, et il n'était jamais de trop.

    Bon, pour en revenir à ses moutons... Nan ! Il devait s'accrocher à la vie de toutes ses forces ! Il avait la chance d'avoir été en plein dans les guerres de Clans, toujours en première ligne, et d'en être sortit vivant. Il devait s'accrocher pour ceux qui n'avait pas eut cette foutue chance.

    Il sentit ses doigts se déserrer de la cuillère, qui tomba dans le pot. Son iris de tursquoise disparut et sa tête partit légèrement en arrière.

    Il vit un violon. Il était sublime. De tout ceux qu'il avait put voir dans sa vie - et qu'est-ce qu'il en avait vu ! - celui-ci était le plus magnifique. La personne qui faisait glisser l'archer sur ses cordes ne savait pas en jouer, et en arachait un son abominable, mais malgré ça, Reita put identifier qu'un véritable violoniste tirerait de cet instrument les plus belles mélodies. De toutes manières, la personne-qui-ne-savait-pas-jouer-du-violon ne le prenait pas pour elle, parfaitement consciente de son anti-talent. Elle souhaitait l'offir à quelqu'un qui, selon elle, aprécirait ce cadeau plus que n'importe quel autre. Etant, pour une fois, dans la peau de la dite personne-qui-ne-(...), Reita ne sut pas s'il la conaissait ou non, et donc pour qui était l'instrument. Mais cette vision l'apaisa et le réchauffa un peu, assez pour qu'un joli sourire s'instale sur son visage et ne l'éclaire d'une façon presque angélique. Il ferma l'oeil, le rouvrit, voyant de nouveau.

    Akasen était juste devant lui. Il était encore un peu plus petit que lui, même en étant assis sur ce fucking plan de travail. D'un gest précis, le Mizuiro s'empara du pot de nutella - et de la cuillère restée dedans. Reita cligna de l'oeil avant de comprendre. Quoi ? Plus de nutella ? Il tourna vers Hibari un visage enfantin et implorant, des étoiles turquoises dans la prunelle et un air abattu.


    - Uh ?

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mar 27 Juil - 21:15

  • Hibari continuait d’observer Reita de sa table de salle à manger. Il se goinfrait de Nutella à s’en mettre partout et la réponse qu’il fournit à la question du jeune homme mit un certain temps avant d’être décodée. Le jeune homme roula des yeux, c’était évident, il ne fallait pas attendre autre chose de la part de Kurôkami. Il semblait être en plein débat intérieur quand soudain la cuillère tomba dans le pot, il ne devait d’ailleurs plus rester grand-chose dans ce malheureux pot de Nutella. Cette vision sembla réchauffer Reita. Il était question… d’un violon ? Reita aimait le violon ? Un air assez étonné s’inscrit sur le visage d’Akasen qui frissonna à la simple vue du sourire qui venait éclairer le visage du jeune homme. C’était quoi cet air d’ange tombé du ciel ?! Non, c’était trop… Avec cette dose de pâte à tartiner sur les joues en plus…

    Le jeune homme sentit quelque chose se nouer dans son ventre, son estomac se nouait. Non, stop, il fallait qu’il arrête cette machine infernale tout ce suite ou c’était fichu. Il se leva et se posta devant Kurôkami qui ouvrit l’œil. Ce regard en plus de ce sourire… ne pas y faire attention, surtout pas ! Et puis merde c’était quoi ce comportement débile qu’il avait ? Non, Akasen Hibari, l’ours renfrogné ne pouvait pas devenir coulant… Surtout pas avec ce mec qui le détestait et l’envoyait chier à tout bout de champs alors qu’il avait été plutôt gentil et avait fait des efforts avec lui.

    Afin de stopper cette séance de torture qui le prenait, il saisit le pot de Nutella et lança un regard dedans, merde alors, il l’avait presque finit alors qu’il était presque tout neuf ! Grave erreur que de lui prendre ce pot de pâte à tartiner à la noix… (non Hibari, aux noisettes) Son cœur rata un battement lorsqu’il releva la tête et aperçu alors le tableau qui s’était dessiné devant lui : Kurôkami Reita une expression enfantine carrément craquante, les joues barbouillée de Nutella le regardait avec un air suppliant. Un frisson lui parcourut à nouveau l’échine. Trop, c’était trop. Lui qui voulait arrêter cette foutue machine infernale, voilà que cette saloperie redoublait d’intensité. Kurôkami Reita, quand cesseras-tu de le torturer de la sorte ?

    Le pot fut posé de façon mécanique sur le plan de travail, plus loin et Hibari plongea ses deux prunelles anthracite dans l’œil turquoise en étoile du Kuroi. Hibari déglutit et tenta de se contenir. Mission impossible… Sa respiration devint irrégulière, se faisant violence pour résister...

    Tout se passa très vite dans la tête du jeune homme, brouillant ainsi totalement ses pensées. Son cœur rata plusieurs battements et il appuya sa main gauche à côté de Reita sur le plan de travail tandis que sa main droite attrapait le menton de l’androgyne entre son index et son pouce. Son visage glissa jusqu'à celui du blondinet, ses cheveux tombant devant ses yeux. Son torse se colla à celui de l’albinos, un frisson prit de nouveau Hibari dont le cerveau avait été déconnecté, sûrement dû au trop plein d’information simultanément. De sa langue, il parcouru la joue du Kuroi, se délectant du Nutella présent sur la peau fraîche et douce de l’albinos. Des papillons dans tout le corps.
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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mer 28 Juil - 0:29

    Akasen posa le pot de nutella hors de porté de Reita, qui s'était changé en un petit chiot attendrissant. Qui l'aurait crut ? Mais le Mizuiro ne s'arréta pas là. S'appuyant d'une main sur le plan de travail, et de l'autre s'empara de son menton. Quoi, encore ? Il resta une seconde comme ça, sans bouger, avant de s'apercevoit que le visage d'Akasen s'approchait dangereusement du sien. Pendant une seconde, Reita crut qu'il aurait l'impudance de l'embrasser. Ouf, nan, il avait l'air de... VISER SA JOUE ?! Mais oui ! Hibari lui lêchait la joue. Il avait la langue chaude... Reita ne bougeait pas, parfaitment conscient de ce qui se déroulait. Reita cessa de respirer, de bouger... Comment se faire lêcher la joue - un acte particulièrement érotique pour le jeune violoniste - par un mec - déjà - comme Akasen -ensuite - pouvait être aussi... agréable ? La sensation de la peau brûlante d'Akasen sur la sienne lui foueta les reins. Nan mé, il se passait quoi là ? Reita était hétéro. HETERO ! Qu'une fille lui lèche la joue, okey, mais pas un mec ! Quoique finalement, ça n'avait pas tellement d'importance, tant que ce n'était pas Akasen. Non, pas lui. Quand ses poumons le brûlèrent, Reita expira avec sacades l'air qu'il avait bloqué jusque là.

    Respirer à nouveau lui fit le plus grand bien, question oxygénation du cerveau. Celui-ci parti à cent à l'heure. Lui. Hibari. Entraint de faire un truc franchement au delà de l'amical. Déjà qu'a la base, ils devaient se détester cordialement. Comment Akasen pouvait-il faire ça à une personne qu'il détestait ? Encore une fois, Reita conclut que l'impression de Mizuiro vis-à-vis de lui n'était donc pas de cet ordre.


    - Hi...ba-ri !

    Sous la surpsie, il hoquetait en parlant. Un souvenir coula dans son esprit. La vision maudite de la partie de poker. Sans réfléchir, il ramena ses jambes entre lui et Akasen et le vira de là à grands coups de pieds.

    Etonement, il ne piailla pas après s'être décollé d'Hibari avec autant de violence que possible. Au lieu de ça, il garda le silence et , baissant la tête, laissa tomber de longues mèches d'or devant son oeil. Doucement, il glissa deux doigts sur sa joue humide, et resta ainsi, méditatif. Il réfléchissait à ce que les actions du Mizuiro et ses propres réactions impliquaient. Il n'était pas stupide - nan, il ne l'était pas è_é - et comprenait de mieux en mieux ce qui se passait.

    Certaines choses doivent être changées. D'autres, non.

    "D'autres, non". Il frissona, la tête toujours basse, et cala son menton sur ses genous avant d'entourer ses jambes de ses bras. Tel quel, il avait franchement l'air d'un autiste. Il fallait qu'il pense à autre chose. Il se concentra sur sa dernière vision. Un an et trois mois. Il se souvenait que la personne-qui-(...) plaçait beaucoup de sentiments très positifs dans l'instrument. Le visage maintenant contre le jean de son pantalon, il sourit. Si il avait eut une personne comme celle-ci dans sa famille, il aurait peut-être mieux grandit.

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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mer 28 Juil - 2:32

  • Reita se figea et cessa de respirer. Il semblait être conscient de ce qu’il se passait mais ne réagit pas, sur le coup. Puis, Hibari perçu quelque chose, Kurôkami… appréciait… Question numéro une : n’était-ce pas lui qui prétendait le détester ? Question numéro deux : Est on censé apprécier ce genre de contacts lorsqu’on déteste la personne qui vous les prodigue ? Reita finit par expulser l’air de ses poumons et le plongeant ainsi dans une réflexion plus clair. Hibari ferma les yeux et fut, une fois de plus parcouru d’un frisson lorsqu’il entendit Reita prononcer son prénom en hoquetant. Non, décidément, il le faisait exprès ! Ce n’était pas possible autrement ! Et puis merde c’était quoi cette manie de ne plus pouvoir se contrôler en ce moment ?! Surtout avec un type pareil ! Reita se souvint de la vision qu’il voulait certainement oublier puis repoussa Hibari qui sortit de cette espèce de transe qui l’avait emportée.

    Reconnexion du cerveau en cours. Vous venez de lécher la joue d’un Kuroi qui vous déteste. Comment se foutre dans la merde, la méthode Akasen en trente seconde… Et dire qu’il s’était foutu d’Hisoka et sa pulsion sexuelle pour Tsukiyomi… Lui, il avait une excuse, il était plein, mais là, Hibari, sobre donc tout à fait conscient – ou pas – de ses actes venait… venait de lécher la joue de Kurôkami Reita pour y récupérer du Nutella !

    Il posa à nouveau ses deux yeux sur l’albinos qui avait masqué son regard au moyen de mèche blonde et avait posé deux doigts sur le sillon humide laissé par… Ne plus y penser… Stop. Bref, le Kuroi semblait réfléchir et Hibari détourna le regard avant de sourire, il se moquait de lui-même. Akasen finit par sortir de cette cuisine. Il évita de trop regarder Reita histoire de ne pas partir dans un deuxième round. Trop de choses, en trop peu de temps ! Il fallait au moins lui laisser le temps d’interpréter tout ça et avaler cette saloperie de pilule qui serait certainement trèèès difficile à avaler. Hibari se laissa tomber sur le canapé, abattu, et alluma la télévision, histoire de ne plus y penser… Bordel de merde qu’est ce qu’il avait besoin de se rajouter une couche de problème sur le dos ! Comme si il n’y en avait pas assez ! Et puis il allait falloir qu’il retrouve la clef de sa chambre, juste au cas où il serait trop bavard durant son sommeil…

    Comme de par hasard, il n’y avait toujours rien à la téloche… Aussi, il fit semblant de s’intéresser à un documentaire qui était pourtant tout aussi chiant que la reproduction des crevettes rose du sud est de la pentagonie équatoriale, mais comme il lui fallait trouver une certaine contenance et que de toute façon, il n’y avait rien de mieux pour faire comme si de rien n’était, il fit bel et bien mine de s’y intéresser.
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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 16 Aoû - 12:36

    Reita, qui en était presque à se balancer d'avant en arrière, toujours assis sur le plan de travail, reprit peu à peu ses esprits, ainsi que la conscience de l'endroit où il se trouvait - la cuisine Akasen. Il décida d'oculter totalement ce qui venait de se produire. Il ne voulait même pas y songer. Il détestait Akasen, Akasen le détestait, il terminerait d'achever le pot de nutella pendant que lui regarderait... un truc chiant à la télé. Et après ? Il récupérait ses chiens et il se barrait de là ! Moins il verrait le Mizuiro, mieux ça vaudrait. Inspirant un grand coup, il tendit le bras vers ce fameux pot, mais... Fuck off, si l'autre connard était pas si grand...! Reita dut s'aplatir de tout son long sur le plan de travail, prenant bien garde à ne pas bousculer quoique ce soit, pour attraper le nutella. Une fois à nouveau dans une position assez normal pour déguster la pâte à tartiner, il se rendit compte que... il avait toujours la joue humide. Il l'essuya aussitôt vigoureusement, avec un "bwaaa !" un peu canin. Comment rester une seconde de plus sous ce toit ? Il finissait le pot - parce que fallait pas déconner, non plus - et il se cassait de là en refusant effrontement d'admettre que se faire lêcher par Akasen lui avait plut... Raaaaaf, mais à quoi il pensait, là ?! Bon, c'était pas tout ça, mais il fallait qu'il enfile au moins un T-shirt. Bien. Ou étaient ses fringues, fuck ? Ok, il llait devoir adresser la parole encore un tout petit peut à l'autre déviant sexuel...

    - Hey, Akasen ! Elles sont où, mes fringues ?

    Après ça, il allait falloir qu'il raconte la vie d'un ami à Ikuto. Un ami que personne ne connaissait et qui avait exactement le même problème que lui...

    Il plongea la cuillère dans le pot. Il était pas comme son leader provisoire, lui. La vérité pouvait très bien le déranger. Sa sagesse se limitait à tout ce qui n'était pas lui-même. Où alors à une exeption près, et il avait horreur d'en parler, ou d'en entendre parler. En mal comme en bien, volontairement ou même de simples allusions. Il avait pas choisit de naître comme ça, fuck off ! Enfin bref.

    Il fourra la cuillère dans sa bouche. Fermant l'oeil, il essaya de voir l'avenir de Shin. Dans certaines conditions qu'il ne conaissait pas encore parfaitement, il parvenait à provoquer une vision du futur de personnes en particulier, et de moments en particulier, surtout. Reita songea à dans quelques jours. Hélas, penser à Shin aussi fort que possible ne se révélait pas efficace comme lorsqu'il s'agissait d'Ikuto. Son antipathie pour le leader de l'Ouest créait des inibitions à son pouvoir. Et on ne pouvait pas dire qu'il était dans un état psychologique parfaitement stable et serein. Fucking état d'esprit. Fucking pouvoir qui fonctionnait que quand ça lui plaisait. Reita soupira d'agacement. C'était quoi, cette journée de merde ? Avant même qu'elle ne commence, Reita avait enduré les pires tortures, que d'autres endureraient vraiment d'ici pas longtemps, puis au réveil, il avait trouvé Akasen qui osait prononcer son prénom, et en peut plus tard, le même Akasen qui prenait des libertés outragentes avec son corps... Nan, il avait dit qu'il y pensait plus >.< ! Enfin, journée de pure merde, quoi.

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Dernière édition par Reita le Jeu 26 Aoû - 11:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Lun 16 Aoû - 22:44

  • Le reportage était toujours en cours, malheureusement, c’était toujours aussi inintéressant. Hibari se recroquevilla un peu sur lui-même. Il était rare qu’il perde le contrôle de lui-même et surtout avec ce genre de personne ! Que ça dérape à ce point... Il s’effrayait tout seul, quelque part… Pire encore, il s’était fait violence pour ne pas lui sauter dessus, et si l’autre ne l’avait pas repoussé, Hibari aurait eut beaucoup de mal à freiner les vagues de pulsions qui seraient très certainement arrivées peu de temps après cette première offensive. Alors qu’il tentait en vain de ne plus y penser et de garder son self-control ainsi que son masque renfrogné, il perçu la voix de l’objet de ses pensés (et peut-être bien autre chose d’ailleurs) venir de la cuisine. Il lui demandait où était ces fringues ? Ah, oui, il était torse nu. La sensation de cette peau douche et fraiche lui revint en mémoire, lui donnant la chair de poule, aussi, un frisson lui parcouru à nouveau l’échine tandis qu’il fermait les yeux pour se concentrer sur la question. Sa mère les avait mis à sécher, donc, dans le sèche linge, donc, dans la lingerie. Il se leva et grogna un bref :

    « Bouge pas, je vais le chercher… »

    Il se déplia de tout son long, en profitant pour s’étirer puis se dirigea vers la pièce où trônait la machine à laver ainsi que le sèche-linge. Là, il ouvrit la dernière machine cité puis saisit les affaires qui y résidaient, les siennes ainsi que celles de son « invité ». Il posa ses affaires sur la table à repasser, en attendant de s’occuper de les plier puis il retourna vers la cuisine et posa les fringues près de Kurôkami en tentant de ne pas trop laisser se balader ses yeux visiblement avides de si bon matin… Ce putain de documentaire à la con était fini et il n’y avait que des pubs sur toutes les chaines qu’il avait testé. Le monde était contre lui. Il s’assit sur le canapé et porta ses genoux contre sa poitrine. Il fallait qu’il reste calme, qu’il ne pense pas à Reita, ni à ce qui venait de se passer, Hibari ne devait pas non plus songer à de la pate à tartiner, il ne devait pas songer à des chiens ni aux Kuroi’s. Autrement dit, il ne devait penser à rien qui pourrait lui rappeler l’albinos et donc ce qu’il venait de faire comme un abrutis. La seule bonne nouvelle était qu’apparemment, Hideki était de nouveau dans le coin. Il pourrait au moins se changer les idées, ce qui était en soit une bonne chose.

    Hibari finit par éteindre la télé et jeter un coup d’œil à l’horloge. Il n’aurait pas cours avant un bon moment… Reita partirait sans doute après avoir achever le pot de Nutella, pour bien faire chier Hibari. Ce qui avait d’ailleurs perturbé le plus Hibari dans tout ça n’était pas le fait que Reita ai apprécié ce genre de contact avec lui, puisqu’il est normalement constitué et que voilà… ça peut se comprendre relativement facilement. Mais donc ce qui avait perturbé notre Mizuiro, c’est que le Kuroi l’avait appelé par son prénom, chose qu’il n’avait jamais faite. Et entendre cette voix prononcer son prénom lui avait retourné l’estomac, il fallait être franc. La barrière qu’il avait installé pour ne pas partir dans un second round à ce moment avait faillit se briser, heureusement pour lui, il lui restait un minimum de sang froid… un minimum…

    Il fallait qu’il arrive à jouer une certaine indifférence et qu’il garde ses distances, dorénavant. Seulement, rester de marbre avec ce type était difficile pour Akasen, sans qu’il sache vraiment pourquoi. Enfin, il avait une petite idée, mais quand même. Et quand bien même, il refusait d’y croire. Il devait y réfléchir, certes, mais plus tard. Biiiiieeeen plus tard, quand il aurait plus de recul et quand surtout ça se sera tassé. C’était quoi cette épidémie de couple improbable qui voulait se former ? D’abord Hisoka et Ikuto et puis ensuite lui et… Non, même penser à un éventuel lui et Reita était trop difficile à admettre… Un air renfrogner et frustré s’inscrit sur son visage tandis qu’il ralluma la télé et se mis à zapper machinalement chaque chaines sans même regarder quel programme passait.
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MessageSujet: Re: Finalement, si C'EST pire [Reita] Mar 17 Aoû - 18:19

    - Bouge pas, je vais le chercher…


    Reita tiqua. C'était lui, ou ce mec était un sale con ? Bref ! Il grinça des crocs un coup, puis s'en retourna à son pot de nutella. Il était presque vide. Bah, de toute façon il comptait le vider, alors... Et en plus, il pouvait toujours demander à Yoko-san d'en rajouter sur la liste de ce que la maison Kurôkami se faisait livrer...

    L'autre immonde connard - Hibari, quoi - revint assez rapidement avec ses réclamées fringues et les déposa à côté de lui aussi délicatement qu'une pelleteuse lâche sa charge de terre. Breeef ! Il retourna devant la télé, et de là ou il se trouvait - il n'avait pas bougé - Reita voyait qu'il se tartinait un programme de merde. Il faisait ça pour l'éviter ? Quel abruti... Enfin bon, vu l'état d'esprit dans lequel il se trouvait, ce pauvre Akasen passait inéxorablement dans la catégorie "purs salopards 100% jus". Un long hurlement lupin retentit alors dans la pièce. Reita se figea. Saloperie et damnation, son portable ! Le pauvre engin semblait avoir survécut à la pluie, à l'écroulement sur le sol, au trainage jusque chez Akasen, et surtout au sèche linge. Même s'il avait de quoi le remplacer par trois fois tous les mois, Reita adorait son portable et en prenait - d'habitude - le plus grand soin du monde... Fébrilement, il extirpa l'apareil et l'ouvrit, puis décrocha.


    - Yeah ?

    Il garda le silence un moment, puis...

    - Ah nan ! J'avais prévu de sécher !... Mais j'men fous, moi, d'ça... Ah ?

    Nouveau silence.

    - Bon, bon... De toute façon, ça concorde avec mon plan du moment

    L'oeil amusé, il regarda Akasen avec une pointe de cynisme (un contact trop régulier et trop prolongé avec Tsukiyomi Ikuto peut nuire à votre santé).

    - Qui consiste à me casser d'ici en vitesse. Yeah... Okey. Ben le temps d'arriver, quoi

    Il sembla surpris, puis racrocha. Sans un mot, il termina d'achever le pot de nutella, renfila ses fringues, puis sauta du plan de travail avec la grâce d'un berger allemend. Se dirigeant avec hésitation vers le souvenir qu'il avait de l'emplacement de la véranda, il retrouva ses chiens, qui lui sautèrent au visage, toute langue dehors - et il ne manqua pas de les repouser gentiment, à grand renfort de coups de pied. Après quoi, sans un "salut" ni un "merde", il sortit de cette maison de fou. Dirrection : le lycée !

    Au début du trajet, il se sentit plustôt satisfait, mais à chaque pas qui l'éloignait de la maison Akasen, un sentiment de malaise grandissait en lui. Il mit immédiatement ça sur le compte de sa bonne éducation qui ne suppportait pas la manière dont il avait remercié son hôte, mais...

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Finalement, si C'EST pire [Reita]

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